Abbé Erik Bertrand Minyem
Recteur du Sanctuaire
Saint Michel Archange de Ngodi’ Si / Eséka
Qui n’a jamais fait l’expérience de l’attente ? Attente d’un service d’une certaine valeur, attente d’un bien dont nous avons besoin, attente d’une personne qui nous manque ? C’est un bon moment d’épreuve pour la patience, un exercice à la tempérance. Car celui qui apprend à attendre, apprend à se contrôler et finit par savoir se maîtriser.
Seulement, l’attente d’un bien ou d’une personne de grande importance rallonge de beaucoup, mais psychologiquement, le temps mis à attendre. C’est ainsi, qu’on aura l’impression d’avoir mis un siècle à attendre quelque chose ou quelqu’un qui en fait, n’aura mis que trente minute à nous parvenir. La durée (psychologique), la peine et l’impatience de l’attente sont proportionnelles à la place ou à l’importance de l’objet de cette attente. On comprendra donc qu’un chrétien qui a donné une place très importante au Seigneur Jésus Christ, ait hâte de le voir revenir. Et, attendant que le Seigneur vienne, le serviteur et ami se console dans les « petites » rencontres qu’il a avec Lui dans sa Parole, dans les sacrements, dans la prière, dans l’adoration et dans le prochain. En elle-même, l’attente est révélatrice du manque, du vide dans lequel on se trouve ; et l’objet de l’attente devient donc délivrance et salut.
Lire la suite "Comme un veilleur attend l’aurore, ainsi mon âme te désire" »

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