Jean Pierre Hachda
Le Minsanté André Mama Fouda était sur les lieux
Dix neuf cas de choléra ont été enregistrés dont 3 décès dans la Région du Nord selon des sources médicales à la date du 18 août 2010. Un bilan qui est loin de refléter la réalité sur le terrain.
Le Minsanté André Mama Fouda était sur les lieux
Dix neuf cas de choléra ont été enregistrés dont 3 décès dans la Région du Nord selon des sources médicales à la date du 18 août 2010. Un bilan qui est loin de refléter la réalité sur le terrain.
Alors que le bilan de l’épidémie de choléra s’alourdit dans la Région de l’Extrême Nord où 50 décès ont officiellement été déclarés par les autorités sanitaires, portant le nombre de victimes à 222 personnes sur 2.849 cas enregistrés dont 2.460 déclarés guéris et 167 cas sous traitement dans 9 districts de santé de la région de l’Extrême Nord, c’est au tour de la région du Nord de compter ses premières contaminations du virus du choléra. Selon le Minsanté, à la date du 18 août 2010, 19 cas ont été enregistrés dans la Région du Nord dont 3 décès et 4 personnes sont encore hospitalisées, les autres ayant recouvré la santé.
Sur le terrain à Garoua, plusieurs cas ont été confirmés dans trois quartiers de la métropole. A Boklé, Garoua III, 6 personnes ont été déclarées contaminées par le Vibrio cholerae depuis un mois. A Ouro-Talaka, Tchéboaré, Toupouriré, Bachéoré... au moins un cas a été déclaré. Des contaminations qui sont loin de refléter le degré de l’évolution de la maladie dans cette ville surpeuplée, et où des milliers de personnes vivent dans la promiscuité totale, notamment dans les quartiers Roumdé-Adjia et autres. Selon des témoignages, des cas de choléra et décès de victimes n’ont pas été déclarés, certaines familles de victimes n’ayant pas pris conscience que c’était le choléra.
«C’est de l’irresponsabilité sanitaire. La maladie sévit depuis plusieurs mois à l’Extrême-Nord, et depuis des semaines dans le Nord. Aucune mesure efficiente n’a été prise pour l’empêcher de se propager au centre-ville de Garoua. C’est suicidaire connaissant notre ville, si rien n’est fait aussi vite », estime Boubakary, habitant du quartier Sodecoton où les populations s’activent à nettoyer les alentours des domiciles. Beaucoup craignent l’évolution de l’épidémie qui continue à décimer à l’Extrême Nord, notamment dans le département du Mayo-Tsanaga où 66 décès ont été enregistrés à Mokolo et 25 à Koza.
Même si les statistiques établissent aujourd’hui que 86,3% des cas de choléra sont guéris à l’Extrême Nord, l’heure n’est pas à la relâche des mesures de prévention. «Les grandes pluies ne sont pas encore terminées. Or, une forte majorité des populations se ravitaille dans des sources douteuses, et ne disposent pas de latrines. Il faut continuer à être prudent, car dans ces conditions, il ne faut pas minimiser les risques de retournement de la situation. Quand on a le choléra, on est en danger de mort », indique un infirmier de l’hôpital de district de Mokolo où des malades sont encore alités.
Selon un communiqué du comité départemental de crise du choléra datant du 20 août 2010, 6 prisonniers de la prison de Garoua ont été infectés par le choléra. Si à ce jour, aucun décès n’a été enregistré, les conditions de détention des pensionnaires de cette prison construite pour accueillir 300 pensionnaires, et qui en compte près de 1 500 détenus, ne sont en tout cas pas une bonne nouvelle.
Sur le terrain à Garoua, plusieurs cas ont été confirmés dans trois quartiers de la métropole. A Boklé, Garoua III, 6 personnes ont été déclarées contaminées par le Vibrio cholerae depuis un mois. A Ouro-Talaka, Tchéboaré, Toupouriré, Bachéoré... au moins un cas a été déclaré. Des contaminations qui sont loin de refléter le degré de l’évolution de la maladie dans cette ville surpeuplée, et où des milliers de personnes vivent dans la promiscuité totale, notamment dans les quartiers Roumdé-Adjia et autres. Selon des témoignages, des cas de choléra et décès de victimes n’ont pas été déclarés, certaines familles de victimes n’ayant pas pris conscience que c’était le choléra.
«C’est de l’irresponsabilité sanitaire. La maladie sévit depuis plusieurs mois à l’Extrême-Nord, et depuis des semaines dans le Nord. Aucune mesure efficiente n’a été prise pour l’empêcher de se propager au centre-ville de Garoua. C’est suicidaire connaissant notre ville, si rien n’est fait aussi vite », estime Boubakary, habitant du quartier Sodecoton où les populations s’activent à nettoyer les alentours des domiciles. Beaucoup craignent l’évolution de l’épidémie qui continue à décimer à l’Extrême Nord, notamment dans le département du Mayo-Tsanaga où 66 décès ont été enregistrés à Mokolo et 25 à Koza.
Même si les statistiques établissent aujourd’hui que 86,3% des cas de choléra sont guéris à l’Extrême Nord, l’heure n’est pas à la relâche des mesures de prévention. «Les grandes pluies ne sont pas encore terminées. Or, une forte majorité des populations se ravitaille dans des sources douteuses, et ne disposent pas de latrines. Il faut continuer à être prudent, car dans ces conditions, il ne faut pas minimiser les risques de retournement de la situation. Quand on a le choléra, on est en danger de mort », indique un infirmier de l’hôpital de district de Mokolo où des malades sont encore alités.
Selon un communiqué du comité départemental de crise du choléra datant du 20 août 2010, 6 prisonniers de la prison de Garoua ont été infectés par le choléra. Si à ce jour, aucun décès n’a été enregistré, les conditions de détention des pensionnaires de cette prison construite pour accueillir 300 pensionnaires, et qui en compte près de 1 500 détenus, ne sont en tout cas pas une bonne nouvelle.

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