Propos recueillis par Jean Pierre Hachda
ABOUNA ADAM ALIFA, Delegué Régional de l’élévage pour le Nord
Le délégué régional de l’Elevage, des pêches et des industries animales du Nord, M. Abouna Adam Alifa fait le point de la situation.
ABOUNA ADAM ALIFA, Delegué Régional de l’élévage pour le Nord
Le délégué régional de l’Elevage, des pêches et des industries animales du Nord, M. Abouna Adam Alifa fait le point de la situation.
Quelle est la situation de la peste porcine dans la Région du Nord ?
La peste porcine est apparue ici au Nord depuis fin mars. Il y a eu des dizaines de porcs qui sont morts. C’est du Sud du pays que la maladie est arrivée. Les animaux ont passé quelques jours à Ngaoundéré avant d’arriver à Garoua. C’est quelqu’un d’ici qui les a importés. Cela a provoqué des mortalités pendant une vingtaine de jours, avant que les éleveurs ne nous informent. Par la suite, on a pris des mesures énergiques, à savoir, la désinfection des élevages où la maladie a causé des mortalités. Les éleveurs ont contribué à enterrer les cadavres. Ce qui fait qu’on est accoutumé à cette maladie ici. Au moment où ils nous ont informés, on a pris des mesures et demandé aux gens de ne pas laisser les animaux divaguer, d’aller des élevages infectés aux élevages sains. Les mortalités se sont arrêtées ici à Garoua. Malheureusement, certains ont pris les animaux pour aller à Lagdo. C’est ainsi qu’ils ont propagé la maladie de l’autre côté. D’autres sont allés avec les animaux à l’Extrême Nord, et c’est ainsi que cette région a aussi été contaminée.
Quelles sont les mesures qui ont été prises pour limiter la propagation de la peste ?
Depuis le 28 avril, le ministre a pris une décision empêchant le mouvement des animaux entre les différentes régions. Le flux d’animaux venant de l’Extrême-Nord pour l’Adamaoua vers la partie méridionale a été arrêté. On a travaillé avec le GMI. Les animaux sur pied ne passaient plus. Les gens ont trouvé d’autres astuces, et voyagent avec la viande de porc dans les valises. La seule solution, comme l’a présenté la décision du ministre, c’est d’abattre systématiquement les animaux rescapés des foyers, les enterrer, détruire et désinfecter tout le matériel qu’ont touché les animaux au moment de la maladie. Par la suite, nous avons, ici au niveau de la région du Nord, fait un recensement. La maladie était localisée essentiellement dans le département de la Bénoué. Jusqu’en fin juin, on avait déjà commencé les abattages avec les derniers foyers qui sont localisées dans la zone de Douloumi dans l’arrondissement de Pitoa, Gounougou dans l’arrondissement de Lagdo. Il y a une petite zone couvrant Tchéboa, Lagdo et Pitoa. On a commencé l’abattage de l’autre côté. Je crois que cette semaine, on va commencer sur l’autre partie de Lagdo à savoir Gouna, Bamé, Rabingha et Lagdo centre. Pendant qu’on abattait dans la zone de Lagdo un éleveur a pris quelques porcelets et est allé dans la zone de Mayo-Rey dans le village de Rabingha, et un foyer est né là-bas. On a agi tout de suite de façon énergique. On a compté sur la sensibilité du nouveau préfet et rapidement, des moyens ont été mis à notre disposition. Les gens ont été conseillés afin de ne pas aller d’un élevage infecté à un élevage sain. Celui qui a trouvé les animaux morts ne doit pas aller dans les autres villages. On a stoppé net les foyers dans le Mayo-Rey depuis déjà une semaine. Il n’y a aucune nouvelle mortalité.
Y a-t-il des dédommagements pour les éleveurs dont les bêtes sont abattues ?
Une chose est certaine, les animaux qui sont morts avant, nous n’avons fait que recenser. C’est à l’Etat que revient la décision. Dans les foyers où nous abattons les animaux, on donne les fiches aux éleveurs et on garde le double. Ceci à toute fin utile, dans le cas où il y aura une compensation. On ne sait pas quand l’Etat va intervenir. C’est vrai qu’on veut lutter, arrêter la maladie pour qu’elle ne se répande pas, mais on ne doit pas aussi sacrifier ceux donc les animaux ont été abattus par nos soins.
Concrètement, il n’y a que des fiches, pas de promesses officielles?
Quand on fait les fiches, c’est à toutes fins utiles. Notre objectif maintenant c’est d’arrêter la maladie. On donne les fiches à ceux dont les animaux sont morts. On a recensé les familles. On en n’est pas responsable à partir du moment où une instruction de la haute hiérarchie nous demande de stopper la maladie. Nous abattons, nous donnons les fiches et nous attendons.
On continue pourtant à vendre de la viande de porc. Est-ce que cette viande est saine ?
On n’a pas dit qu’à cause de la peste porcine africaine, la viande est mauvaise pour l’homme. Mais si cette viande passe d’une localité à une autre, il y a des risques de propagation de la maladie. Si on est sûr que les gens vont consommer la viande dans le foyer et ne vont pas déplacer les plats, et que tous les instruments qui ont touché la viande n’iront pas ailleurs, il n’y a pas de problème. Or, rien ne garantit le respect de ces mesures.
La peste porcine est apparue ici au Nord depuis fin mars. Il y a eu des dizaines de porcs qui sont morts. C’est du Sud du pays que la maladie est arrivée. Les animaux ont passé quelques jours à Ngaoundéré avant d’arriver à Garoua. C’est quelqu’un d’ici qui les a importés. Cela a provoqué des mortalités pendant une vingtaine de jours, avant que les éleveurs ne nous informent. Par la suite, on a pris des mesures énergiques, à savoir, la désinfection des élevages où la maladie a causé des mortalités. Les éleveurs ont contribué à enterrer les cadavres. Ce qui fait qu’on est accoutumé à cette maladie ici. Au moment où ils nous ont informés, on a pris des mesures et demandé aux gens de ne pas laisser les animaux divaguer, d’aller des élevages infectés aux élevages sains. Les mortalités se sont arrêtées ici à Garoua. Malheureusement, certains ont pris les animaux pour aller à Lagdo. C’est ainsi qu’ils ont propagé la maladie de l’autre côté. D’autres sont allés avec les animaux à l’Extrême Nord, et c’est ainsi que cette région a aussi été contaminée.
Quelles sont les mesures qui ont été prises pour limiter la propagation de la peste ?
Depuis le 28 avril, le ministre a pris une décision empêchant le mouvement des animaux entre les différentes régions. Le flux d’animaux venant de l’Extrême-Nord pour l’Adamaoua vers la partie méridionale a été arrêté. On a travaillé avec le GMI. Les animaux sur pied ne passaient plus. Les gens ont trouvé d’autres astuces, et voyagent avec la viande de porc dans les valises. La seule solution, comme l’a présenté la décision du ministre, c’est d’abattre systématiquement les animaux rescapés des foyers, les enterrer, détruire et désinfecter tout le matériel qu’ont touché les animaux au moment de la maladie. Par la suite, nous avons, ici au niveau de la région du Nord, fait un recensement. La maladie était localisée essentiellement dans le département de la Bénoué. Jusqu’en fin juin, on avait déjà commencé les abattages avec les derniers foyers qui sont localisées dans la zone de Douloumi dans l’arrondissement de Pitoa, Gounougou dans l’arrondissement de Lagdo. Il y a une petite zone couvrant Tchéboa, Lagdo et Pitoa. On a commencé l’abattage de l’autre côté. Je crois que cette semaine, on va commencer sur l’autre partie de Lagdo à savoir Gouna, Bamé, Rabingha et Lagdo centre. Pendant qu’on abattait dans la zone de Lagdo un éleveur a pris quelques porcelets et est allé dans la zone de Mayo-Rey dans le village de Rabingha, et un foyer est né là-bas. On a agi tout de suite de façon énergique. On a compté sur la sensibilité du nouveau préfet et rapidement, des moyens ont été mis à notre disposition. Les gens ont été conseillés afin de ne pas aller d’un élevage infecté à un élevage sain. Celui qui a trouvé les animaux morts ne doit pas aller dans les autres villages. On a stoppé net les foyers dans le Mayo-Rey depuis déjà une semaine. Il n’y a aucune nouvelle mortalité.
Y a-t-il des dédommagements pour les éleveurs dont les bêtes sont abattues ?
Une chose est certaine, les animaux qui sont morts avant, nous n’avons fait que recenser. C’est à l’Etat que revient la décision. Dans les foyers où nous abattons les animaux, on donne les fiches aux éleveurs et on garde le double. Ceci à toute fin utile, dans le cas où il y aura une compensation. On ne sait pas quand l’Etat va intervenir. C’est vrai qu’on veut lutter, arrêter la maladie pour qu’elle ne se répande pas, mais on ne doit pas aussi sacrifier ceux donc les animaux ont été abattus par nos soins.
Concrètement, il n’y a que des fiches, pas de promesses officielles?
Quand on fait les fiches, c’est à toutes fins utiles. Notre objectif maintenant c’est d’arrêter la maladie. On donne les fiches à ceux dont les animaux sont morts. On a recensé les familles. On en n’est pas responsable à partir du moment où une instruction de la haute hiérarchie nous demande de stopper la maladie. Nous abattons, nous donnons les fiches et nous attendons.
On continue pourtant à vendre de la viande de porc. Est-ce que cette viande est saine ?
On n’a pas dit qu’à cause de la peste porcine africaine, la viande est mauvaise pour l’homme. Mais si cette viande passe d’une localité à une autre, il y a des risques de propagation de la maladie. Si on est sûr que les gens vont consommer la viande dans le foyer et ne vont pas déplacer les plats, et que tous les instruments qui ont touché la viande n’iront pas ailleurs, il n’y a pas de problème. Or, rien ne garantit le respect de ces mesures.

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