J.B.P.NLEND
Après plus de trois mois de vacances, les élèves vont retrouver bientôt le chemin de l’école, cette école dont nous ne sommes plus tout à fait fiers. On compte désormais sur les doigts d’une main, au plus sur ceux de deux, les établissements scolaires au Cameroun qui sortent du lot en offrant à leurs pensionnaires une formation de qualité.
Après plus de trois mois de vacances, les élèves vont retrouver bientôt le chemin de l’école, cette école dont nous ne sommes plus tout à fait fiers. On compte désormais sur les doigts d’une main, au plus sur ceux de deux, les établissements scolaires au Cameroun qui sortent du lot en offrant à leurs pensionnaires une formation de qualité.
On a accusé l’Etat de n’avoir pas été assez rigoureux lors des délibérations des résultats des examens officiels de la dernière année scolaire, surtout au baccalauréat et au probatoire. Il convient, au début d’une nouvelle année de faire le bilan et de tirer les conclusions pour réajuster le tir et améliorer les performances. Il n’y a pas d’honneur à croupir dans la médiocrité. Nos échecs doivent nous servir de tremplin pour un amendement effectif. Tous les principaux acteurs de l’enseignement ou mieux, de l’éducation sont donc interpellés, chacun à son niveau.
Il y a quelques jours, un organisme national de lutte contre la corruption avait désigné le Ministère l’Economie et des Finances, comme le plus corrompu des Ministères. Celui des Enseignements Secondaires n’y figurait presque pas, à tort. Car tout le monde sait que l’entrée au lycée coûte cher et ne profite qu’au proviseur et à ses hommes de main. Que ne ferait-on pas pour être à la tête d’un grand lycée comme le Lycée Leclerc de Yaoundé qui reste le seul établissement officiel côté du Cameroun. Face aux effectifs pléthoriques, les enseignants frustrés et aigris s’investissent peu et préfèrent donner le meilleur d’eux-mêmes dans les établissements privés et confessionnels, qui, depuis trente ans, remportent la palme d’or au niveau des résultats. En conséquence, tous les jeunes Camerounais n’auront pas la chance d’être bien formés. Il y a des classes des Lycées camerounais qui, pendant toute l’année, n’ont pas eu de professeurs dans des disciplines principales inscrites au programme. Personne n’est donc surpris du fort taux d’échec observé dans les lycées. Pour améliorer les performances au niveau des lycées, le Ministère des Enseignements Secondaires devrait tout d’abord réduire l’écart des revenus réels entre les potentats proviseurs et les enseignants, ensuite limiter les effectifs à un maximum de cinquante élèves par classe. Pour obtenir des enseignants un rendement optimal, l’Etat pourrait aussi proscrire des vacations aux PLEGS ou PLETS.
L’exemple de réussite vient des établissements confessionnels qui malheureusement sont élitistes, parce qu’au-delà des bourses moyennes. Leurs produits sont compétitifs. Ils font l’honneur de notre pays. Les parents d’élèves de ces établissements gagneraient cependant à prolonger la formation morale de leurs enfants, à la maison et pendant les congés et vacances scolaires. Beaucoup d’élèves, pendant les vacances vivent presque sans règlement. Tout leur est quasiment permis : grasses matinées, gloutonnerie, beuverie, promenades nocturnes et visionnage de films licencieux. Certains auront du mal à redémarrer à point. Beaucoup de ces enfants ont un pouvoir d’achat insolent et perturbateur. Ce qui fait qu’ils sont vraiment déconnectés par rapport aux réalités de leur environnement. Ils ne connaissent pas l’effort. Ils sont, par le laxisme des parents, devenus indolents.
Les établissements privés n’ont pas tous démérité l’année dernière. Très peu, cependant, ont couvert entièrement les programmes. Non seulement les vacations y ont été mal payées, mais les cours ne sont pas allés jusqu’à leurs termes. Les responsables de ces établissements doivent savoir que l’année scolaire compte exactement neuf mois de cours assidus pour un meilleur suivi de leurs élèves.
Il nous semble donc possible qu’en juin 2011, nous soyons plus fiers des produits de nos écoles, à condition que nous nous y mettions tous, parents, élèves, enseignants et responsables d’établissements solaires. Aux propriétaires des débits de boissons, il sera aussi demandé une réelle coopération à l’oeuvre éducatrice de la jeunesse. Ils doivent avoir la décence de sélectionner leur clientèle. Nous conseillons vivement à nos valeureux soldats du B.I.R de patrouiller, à temps et à contre temps, à la rue Mermoz à Douala où de jeunes adolescents ont pris l’habitude de se livrer à la débauche, au nez et à la barbe des autorités. Leur action doit même s’étendre à ce qu’on nomme désormais chez nous rues de la joie, en Côte d’Ivoire, Maquis, en fait, de véritables conservatoires de la délinquance et de la corruption des jeunes qui ne respectent même pas l’environnement scolaire. C’est là le prix de l’excellence. Nous pouvons et devons relever ce défi. Ce n’est pas un choix. C’est une obligation.
Il y a quelques jours, un organisme national de lutte contre la corruption avait désigné le Ministère l’Economie et des Finances, comme le plus corrompu des Ministères. Celui des Enseignements Secondaires n’y figurait presque pas, à tort. Car tout le monde sait que l’entrée au lycée coûte cher et ne profite qu’au proviseur et à ses hommes de main. Que ne ferait-on pas pour être à la tête d’un grand lycée comme le Lycée Leclerc de Yaoundé qui reste le seul établissement officiel côté du Cameroun. Face aux effectifs pléthoriques, les enseignants frustrés et aigris s’investissent peu et préfèrent donner le meilleur d’eux-mêmes dans les établissements privés et confessionnels, qui, depuis trente ans, remportent la palme d’or au niveau des résultats. En conséquence, tous les jeunes Camerounais n’auront pas la chance d’être bien formés. Il y a des classes des Lycées camerounais qui, pendant toute l’année, n’ont pas eu de professeurs dans des disciplines principales inscrites au programme. Personne n’est donc surpris du fort taux d’échec observé dans les lycées. Pour améliorer les performances au niveau des lycées, le Ministère des Enseignements Secondaires devrait tout d’abord réduire l’écart des revenus réels entre les potentats proviseurs et les enseignants, ensuite limiter les effectifs à un maximum de cinquante élèves par classe. Pour obtenir des enseignants un rendement optimal, l’Etat pourrait aussi proscrire des vacations aux PLEGS ou PLETS.
L’exemple de réussite vient des établissements confessionnels qui malheureusement sont élitistes, parce qu’au-delà des bourses moyennes. Leurs produits sont compétitifs. Ils font l’honneur de notre pays. Les parents d’élèves de ces établissements gagneraient cependant à prolonger la formation morale de leurs enfants, à la maison et pendant les congés et vacances scolaires. Beaucoup d’élèves, pendant les vacances vivent presque sans règlement. Tout leur est quasiment permis : grasses matinées, gloutonnerie, beuverie, promenades nocturnes et visionnage de films licencieux. Certains auront du mal à redémarrer à point. Beaucoup de ces enfants ont un pouvoir d’achat insolent et perturbateur. Ce qui fait qu’ils sont vraiment déconnectés par rapport aux réalités de leur environnement. Ils ne connaissent pas l’effort. Ils sont, par le laxisme des parents, devenus indolents.
Les établissements privés n’ont pas tous démérité l’année dernière. Très peu, cependant, ont couvert entièrement les programmes. Non seulement les vacations y ont été mal payées, mais les cours ne sont pas allés jusqu’à leurs termes. Les responsables de ces établissements doivent savoir que l’année scolaire compte exactement neuf mois de cours assidus pour un meilleur suivi de leurs élèves.
Il nous semble donc possible qu’en juin 2011, nous soyons plus fiers des produits de nos écoles, à condition que nous nous y mettions tous, parents, élèves, enseignants et responsables d’établissements solaires. Aux propriétaires des débits de boissons, il sera aussi demandé une réelle coopération à l’oeuvre éducatrice de la jeunesse. Ils doivent avoir la décence de sélectionner leur clientèle. Nous conseillons vivement à nos valeureux soldats du B.I.R de patrouiller, à temps et à contre temps, à la rue Mermoz à Douala où de jeunes adolescents ont pris l’habitude de se livrer à la débauche, au nez et à la barbe des autorités. Leur action doit même s’étendre à ce qu’on nomme désormais chez nous rues de la joie, en Côte d’Ivoire, Maquis, en fait, de véritables conservatoires de la délinquance et de la corruption des jeunes qui ne respectent même pas l’environnement scolaire. C’est là le prix de l’excellence. Nous pouvons et devons relever ce défi. Ce n’est pas un choix. C’est une obligation.

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