Claude Zéba
C’est l’une des principales résolutions prises au cours de la rencontre des professionnels des bâtiments et travaux publics (BTP). Ils étaient réunis autour du Directeur général de l’Agence de la Norme et de la Qualité (ANOR) en fin de semaine dernière à Yaoundé.
C’est l’une des principales résolutions prises au cours de la rencontre des professionnels des bâtiments et travaux publics (BTP). Ils étaient réunis autour du Directeur général de l’Agence de la Norme et de la Qualité (ANOR) en fin de semaine dernière à Yaoundé.
La tricherie et l’impunité dans le secteur des BTP n’ont que trop perduré. Avec des conséquences plus ou moins fâcheuses pour la population. En l’espace d’une semaine, deux immeubles se sont effondrés tels des châteaux de cartes en plein cour de la capitale politique Yaoundé la semaine d’avant la rencontre. Des effondrements qui font suite à d’autres qui se sont produits il y a un an à Douala et à Bafoussam. Notamment l’effondrement d’un édifice abritant un collège au quartier Bonapriso à Douala. Heureusement, l’on n’avait déploré aucune victime, puisque l’accident s’est produit pendant les vacances. Le DG de l’ANOR, voit en ces accidents, le mauvais usage de la tolérance administrative concédée par les pouvoirs publics aux importateurs, qui faisait en sorte que les importateurs pouvaient sortir leurs marchandises du port autonome de Douala, avant que des prélèvements soient effectués sur lesdites marchandises pour analyses. « Malheureusement, certains importateurs réussissaient toujours à tromper la vigilance des pouvoirs publics et se mettaient à écouler leur cargaison sans le moindre contrôle de qualité. A cela s’ajoute la mauvaise foi des constructeurs qui ne respectent pas les dosages prescrits », affirme Charles Booto à Ngon. D’où les dégâts tant décriés ces derniers jours. Parlant du dosage, le Directeur général adjoint des Cimenteries du Cameroun (CIMENCAM), Floribert Bihina, précise qu’« Un sac de ciment de 50 kg, c’est 35 parpaings pas plus ». L’effondrement des immeubles étant devenu un sujet préoccupant, il mérite bien que les autorités s’y penchent avec sérieux.
En conviant les opérateurs du secteur à la rencontre du vendredi 20 août 2010, le DG de l’ANOR, vise non seulement à stopper la saignée, mais aussi à mettre en garde les opérateurs véreux. Les participants à cette rencontre sont parvenus à un ensemble de résolutions dont la première concerne les importateurs de fers à béton et de ciment. Ils devront désormais déclarer leurs marchandises dans les délais permettant aux services compétents de faire des prélèvements et des analyses, avant qu’elles ne soient écoulées sur le marché local. La deuxième concerne les producteurs locaux qui devront se résoudre à accueillir mensuellement des équipes de contrôle. La dernière mesure prescrite concerne les descentes inopinées dans les fabriques et autres quincailleries. Question de mettre en déroute les importateurs indélicats qui importent des produits avariés. Une série de mesures qui ne trouvera toute efficacité que si l’évolution vers l’industrialisation de la production des intrants de construction et la professionnalisation des métiers est envisagée, a déclaré l’un des exposants, Denis Léonard Piedjou, directeur du pôle immobilier à Ketch.
A noter également, la rencontre de Yaoundé constitue le lancement d’une série de rencontres qui se poursuivra dans les jours, ou semaines à venir à travers toute l’étendue du territoire national.
En conviant les opérateurs du secteur à la rencontre du vendredi 20 août 2010, le DG de l’ANOR, vise non seulement à stopper la saignée, mais aussi à mettre en garde les opérateurs véreux. Les participants à cette rencontre sont parvenus à un ensemble de résolutions dont la première concerne les importateurs de fers à béton et de ciment. Ils devront désormais déclarer leurs marchandises dans les délais permettant aux services compétents de faire des prélèvements et des analyses, avant qu’elles ne soient écoulées sur le marché local. La deuxième concerne les producteurs locaux qui devront se résoudre à accueillir mensuellement des équipes de contrôle. La dernière mesure prescrite concerne les descentes inopinées dans les fabriques et autres quincailleries. Question de mettre en déroute les importateurs indélicats qui importent des produits avariés. Une série de mesures qui ne trouvera toute efficacité que si l’évolution vers l’industrialisation de la production des intrants de construction et la professionnalisation des métiers est envisagée, a déclaré l’un des exposants, Denis Léonard Piedjou, directeur du pôle immobilier à Ketch.
A noter également, la rencontre de Yaoundé constitue le lancement d’une série de rencontres qui se poursuivra dans les jours, ou semaines à venir à travers toute l’étendue du territoire national.

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