Propos recueillis par
Claude Zéba
Peu après l’engagement perpétuel de douze jeunes Oblats dont trois frères et neuf candidats prêtres, le Supérieur provincial, le Père Cornelius Ngoka, s’est confié à L’Effort camerounais. Il a exprimé toute sa joie d’accueillir ces nouveaux confrères.
Claude Zéba
Peu après l’engagement perpétuel de douze jeunes Oblats dont trois frères et neuf candidats prêtres, le Supérieur provincial, le Père Cornelius Ngoka, s’est confié à L’Effort camerounais. Il a exprimé toute sa joie d’accueillir ces nouveaux confrères.
Vous êtes certainement un Supérieur comblé au moment où vous venez d’accueillir, au nom du Supérieur général des Oblats, le père Guillermo Theklin, douze autres confrères à Vœux perpétuels…
Je dois dire que c’est effectivement un sentiment de joie et de fierté de vivre cet événement avec mes douze jeunes confrères, qui ont accepté librement de suivre le Seigneur définitivement. Je vois que le nombre de jeunes dans notre Congrégation s’accroît d’année en année. En plus d’être un réel motif de fierté, c’est encourageant. Aujourd’hui (dimanche, 15 août 2010, Ndlr) quand je les entendais prononcer les paroles des voeux, je pensais en même temps à leurs familles respectives, à tout ce qu’ils ont abandonné pour suivre Jésus-Christ. Je suis confiant qu’ils aient fait le bon choix ; reste que le Seigneur les aide à rester fidèles à ce choix qu’ils ont opéré.
Très souvent les fidèles chrétiens se demandent pourquoi faire vœu pour s’engager résolument à la suite du Christ dans une Congrégation religieuse donnée ?
Faire vœu c’est répondre à l’appel de Dieu. Ce n’est pas l’homme qui a l’initiative, c’est Dieu et Dieu seul qui appelle à sa mission. Et notre façon de nous engager c’est de dire oui comme le Christ chaste, pauvre et obéissant à son Père. Nous posons cet acte à l’exemple des Apôtres qui ont tout abandonné pour suivre le Christ. Aujourd’hui, les religieux abandonnent tout pour suivre les conseils évangéliques comme le Christ, avec le Christ, pour qu’ils puissent porter l’Evangile au monde d’aujourd’hui. Donc, les voeux nous rapprochent un peu plus de notre vocation chrétienne, c’est-à-dire de la suite radicale du Christ pour pouvoir non seulement nous identifier à Lui, mais aussi le témoigner efficacement. Pour les religieux, les vœux sont prononcés et vécus librement. Personne ne leur impose quoi que ce soit ; c’est un choix libre que nous faisons pour répondre à la main tendue de Notre Seigneur Jésus-Christ. Et nous le faisons avec joie. C’est pourquoi les moments des vœux s’accompagnent toujours des moments de liesse. Comme la Très Sainte Vierge Marie qui a choisi d’ailleurs de dire oui à Dieu. C’est dire que le Fiat de Marie, c’est ce choix qu’elle a fait de suivre librement et joyeusement Dieu.
Quels types de vœux faites-vous concrètement en tant que religieux ?
Le vœu de chasteté que nous faisons nous permet d’entrer dans la façon d’aimer de Dieu. Dieu qui, selon Saint Jean, nous a aimés jusqu’au bout. C’est dire que aimer à la manière de Dieu, c’est aimer totalement sans attendre quelque chose en retour ou le retour de l’ascenseur. Vous le savez autant que moi, l’amour humain est un amour exclusif : vous m’aimez, je vous aime en retour ; personne d’autre n’a le droit de vous aimer s’agissant des couples mariés par exemple. J’aime celui-ci et je hais les autres… Alors que l’amour de Dieu s’étend sur toute l’humanité. Le vœu de chasteté nous permet d’aimer ; aimer qui signifie ici vivre comme le Christ. Le Christ, pour accomplir sa mission, a choisi le célibat consacré. Nous choisissons cette voie là en réponse à l’appel du Christ chaste qui nous appelle à son tour à le suivre chastement. Et le vœu de pauvreté rejoint aussi cette attitude du Christ qui s’est dépouillé totalement pour n’être qu’au service de son Père et des hommes ses frères et sœurs, jusqu’à la mort sur la Croix. Les religieux épousent cette disposition pour pouvoir suivre le Christ pauvre, pour être dégagés de toute entrave et pour faire l’expérience de la vulnérabilité humaine. Ce vœu nous permet de comprendre que tout vient de Dieu et qu’à ce titre, nous ne pouvons pas nous encombrer des biens de la terre qui nous aliènent d’ailleurs. Le vœu de pauvreté nous permet d’être des missionnaires prêts à aller partout où la mission nous appelle. Le vœu d’obéissance qui est tout aussi capital que les deux premiers, renvoie à cette attitude du Christ qui s’est offert pour nous, parce que obéissant à son Père. Christ obéissant parce que toujours à l’écoute du projet de Dieu dans sa vie. Les religieux n’ont, à proprement parler, pas de projets ni d’ambitions personnels. Nous restons ouverts et entrons dans le projet de Dieu. Ainsi, nous devenons serviteurs de tous, à l’exemple du Christ. C’est ce vœu qui procure aux religieux que nous sommes la liberté intérieure, la disponibilité de coeur et d’écoute pour réaliser ce que Dieu voudrait réaliser pour nous et avec nous.
En quoi est-ce que la Congrégation des missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) fondée il y a plus de deux cent ans diffère-t-elle des milliers d’autres Congrégations religieuses répondant toutes de Rome ?
L’unicité de notre Congrégation vient de l’expérience de son fondateur, Saint Eugène de Mazenod, qui a rencontré le Christ d’une manière particulière devant la croix. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons un signe distinctif : la grosse croix qu’on remet aux jeunes à leur oblation perpétuelle. Cette expérience unique nous permet de vivre en intimité avec le Christ d’une manière toute aussi unique. Nous avons comme charisme la proximité. Parce qu’à travers la croix, à travers la souffrance, le Christ s’est fait proche des hommes. Ainsi, nous les Oblats, nous nous faisons proches des gens avec et pour qui nous travaillons. C’est cette simplicité, cette proximité de vie et cette régularité qui nous distinguent des autres Congrégations. Aussi, comme Oblats, nous opérons et vivons toujours en Communauté, à l’exemple de la communauté des douze Apôtres ou des disciples avec Marie au Cénacle. C’est vrai que notre devise c’est : « Il m’a envoyé évangéliser les pauvres », mais notre façon de la faire c’est d’être proches. Nous sommes en quelque sorte les pêcheurs à la ligne et non à la nasse. Nous ne jetons pas le filet pour prendre tout le monde à la fois, mais mettons chaque fidèle au centre de nos préoccupations. Parce chaque personne est ce lieu, cette voie qui nous mène à Dieu, c’est la voie qui nous conduit au Salut.
Un conseil ou un message à l’endroit des élus du jour…
Ce sont des jeunes qui ont accepté librement de suivre le Christ. Je ne peux que les encourager à vivre fidèlement ce choix. Je leur demanderais de mettre au centre de leur vie et leur choix le Christ, et de vivre leurs vœux fidèlement et joyeusement. Parce que la vie religieuse doit être vécue dans la joie. Je leur demande aussi de savoir se faire guider, d’avoir des accompagnateurs, des amis positifs qui peuvent les aider à bien vivre les engagements qu’ils viennent de prendre. S’ils mettent la prière au centre de leur vie, je suis sûr que le Seigneur sera toujours à leurs côtés pour les accompagner avec le concours, bien entendu de la Très Sainte Vierge Marie, la patronne de la Congrégation.
Je dois dire que c’est effectivement un sentiment de joie et de fierté de vivre cet événement avec mes douze jeunes confrères, qui ont accepté librement de suivre le Seigneur définitivement. Je vois que le nombre de jeunes dans notre Congrégation s’accroît d’année en année. En plus d’être un réel motif de fierté, c’est encourageant. Aujourd’hui (dimanche, 15 août 2010, Ndlr) quand je les entendais prononcer les paroles des voeux, je pensais en même temps à leurs familles respectives, à tout ce qu’ils ont abandonné pour suivre Jésus-Christ. Je suis confiant qu’ils aient fait le bon choix ; reste que le Seigneur les aide à rester fidèles à ce choix qu’ils ont opéré.
Très souvent les fidèles chrétiens se demandent pourquoi faire vœu pour s’engager résolument à la suite du Christ dans une Congrégation religieuse donnée ?
Faire vœu c’est répondre à l’appel de Dieu. Ce n’est pas l’homme qui a l’initiative, c’est Dieu et Dieu seul qui appelle à sa mission. Et notre façon de nous engager c’est de dire oui comme le Christ chaste, pauvre et obéissant à son Père. Nous posons cet acte à l’exemple des Apôtres qui ont tout abandonné pour suivre le Christ. Aujourd’hui, les religieux abandonnent tout pour suivre les conseils évangéliques comme le Christ, avec le Christ, pour qu’ils puissent porter l’Evangile au monde d’aujourd’hui. Donc, les voeux nous rapprochent un peu plus de notre vocation chrétienne, c’est-à-dire de la suite radicale du Christ pour pouvoir non seulement nous identifier à Lui, mais aussi le témoigner efficacement. Pour les religieux, les vœux sont prononcés et vécus librement. Personne ne leur impose quoi que ce soit ; c’est un choix libre que nous faisons pour répondre à la main tendue de Notre Seigneur Jésus-Christ. Et nous le faisons avec joie. C’est pourquoi les moments des vœux s’accompagnent toujours des moments de liesse. Comme la Très Sainte Vierge Marie qui a choisi d’ailleurs de dire oui à Dieu. C’est dire que le Fiat de Marie, c’est ce choix qu’elle a fait de suivre librement et joyeusement Dieu.
Quels types de vœux faites-vous concrètement en tant que religieux ?
Le vœu de chasteté que nous faisons nous permet d’entrer dans la façon d’aimer de Dieu. Dieu qui, selon Saint Jean, nous a aimés jusqu’au bout. C’est dire que aimer à la manière de Dieu, c’est aimer totalement sans attendre quelque chose en retour ou le retour de l’ascenseur. Vous le savez autant que moi, l’amour humain est un amour exclusif : vous m’aimez, je vous aime en retour ; personne d’autre n’a le droit de vous aimer s’agissant des couples mariés par exemple. J’aime celui-ci et je hais les autres… Alors que l’amour de Dieu s’étend sur toute l’humanité. Le vœu de chasteté nous permet d’aimer ; aimer qui signifie ici vivre comme le Christ. Le Christ, pour accomplir sa mission, a choisi le célibat consacré. Nous choisissons cette voie là en réponse à l’appel du Christ chaste qui nous appelle à son tour à le suivre chastement. Et le vœu de pauvreté rejoint aussi cette attitude du Christ qui s’est dépouillé totalement pour n’être qu’au service de son Père et des hommes ses frères et sœurs, jusqu’à la mort sur la Croix. Les religieux épousent cette disposition pour pouvoir suivre le Christ pauvre, pour être dégagés de toute entrave et pour faire l’expérience de la vulnérabilité humaine. Ce vœu nous permet de comprendre que tout vient de Dieu et qu’à ce titre, nous ne pouvons pas nous encombrer des biens de la terre qui nous aliènent d’ailleurs. Le vœu de pauvreté nous permet d’être des missionnaires prêts à aller partout où la mission nous appelle. Le vœu d’obéissance qui est tout aussi capital que les deux premiers, renvoie à cette attitude du Christ qui s’est offert pour nous, parce que obéissant à son Père. Christ obéissant parce que toujours à l’écoute du projet de Dieu dans sa vie. Les religieux n’ont, à proprement parler, pas de projets ni d’ambitions personnels. Nous restons ouverts et entrons dans le projet de Dieu. Ainsi, nous devenons serviteurs de tous, à l’exemple du Christ. C’est ce vœu qui procure aux religieux que nous sommes la liberté intérieure, la disponibilité de coeur et d’écoute pour réaliser ce que Dieu voudrait réaliser pour nous et avec nous.
En quoi est-ce que la Congrégation des missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) fondée il y a plus de deux cent ans diffère-t-elle des milliers d’autres Congrégations religieuses répondant toutes de Rome ?
L’unicité de notre Congrégation vient de l’expérience de son fondateur, Saint Eugène de Mazenod, qui a rencontré le Christ d’une manière particulière devant la croix. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons un signe distinctif : la grosse croix qu’on remet aux jeunes à leur oblation perpétuelle. Cette expérience unique nous permet de vivre en intimité avec le Christ d’une manière toute aussi unique. Nous avons comme charisme la proximité. Parce qu’à travers la croix, à travers la souffrance, le Christ s’est fait proche des hommes. Ainsi, nous les Oblats, nous nous faisons proches des gens avec et pour qui nous travaillons. C’est cette simplicité, cette proximité de vie et cette régularité qui nous distinguent des autres Congrégations. Aussi, comme Oblats, nous opérons et vivons toujours en Communauté, à l’exemple de la communauté des douze Apôtres ou des disciples avec Marie au Cénacle. C’est vrai que notre devise c’est : « Il m’a envoyé évangéliser les pauvres », mais notre façon de la faire c’est d’être proches. Nous sommes en quelque sorte les pêcheurs à la ligne et non à la nasse. Nous ne jetons pas le filet pour prendre tout le monde à la fois, mais mettons chaque fidèle au centre de nos préoccupations. Parce chaque personne est ce lieu, cette voie qui nous mène à Dieu, c’est la voie qui nous conduit au Salut.
Un conseil ou un message à l’endroit des élus du jour…
Ce sont des jeunes qui ont accepté librement de suivre le Christ. Je ne peux que les encourager à vivre fidèlement ce choix. Je leur demanderais de mettre au centre de leur vie et leur choix le Christ, et de vivre leurs vœux fidèlement et joyeusement. Parce que la vie religieuse doit être vécue dans la joie. Je leur demande aussi de savoir se faire guider, d’avoir des accompagnateurs, des amis positifs qui peuvent les aider à bien vivre les engagements qu’ils viennent de prendre. S’ils mettent la prière au centre de leur vie, je suis sûr que le Seigneur sera toujours à leurs côtés pour les accompagner avec le concours, bien entendu de la Très Sainte Vierge Marie, la patronne de la Congrégation.

ils disent le voue de pauvreté,mais ils ont presque tous les biens matérielles,pourtant ils demandent aux laïcs d'y abandonné!!!!!!!!
Rédigé par : darf | 01/09/2010 à 06:09