Divine Happi (stagiaire)
Fermeté du Préfet, insouciance des motos taximen
Après la remise des kits d’identification et de sécurité à 191 conducteurs de motos taxis de Douala le 21 juin 2010, Le préfet du Wouri, Bernard Okalai Bilai met en garde ceux des conducteurs de ces engins à deux roues qui tardent à se faire identifier. Les contrôles se feront dans une semaine, délai de rigueur.
Fermeté du Préfet, insouciance des motos taximen
Après la remise des kits d’identification et de sécurité à 191 conducteurs de motos taxis de Douala le 21 juin 2010, Le préfet du Wouri, Bernard Okalai Bilai met en garde ceux des conducteurs de ces engins à deux roues qui tardent à se faire identifier. Les contrôles se feront dans une semaine, délai de rigueur.
La capitale économique du Cameroun compterait entre 30 000 à 40 000 motos taxis. L’opération d’identification desdites motos en cours depuis quelques mois, devrait permettre de se fixer une fois pour toute sur ces chiffres. Malheureusement, l’opération ne semble connaître l’assentiment des acteurs. Seuls 191conducteurs de motos taxis se sont identifiés jusqu’à ce jour. Sur le pourquoi de cette situation, le chef du département de la circulation des transports urbains de la Communauté urbaine de Douala (CUD), Mme Tsafack répond, « Ils ne viennent pas parce qu’ils n’ont pas un dossier complet. Or, ce dossier est indispensable pour se faire identifier ». Le dit dossier est constitué, entre autres, de la carte d’identité nationale, le permis de conduire catégorie « A », la carte grise de la moto, la police d’assurance d’exploitation qui assure le moto taximan et son client, puis la plaque d’immatriculation, enfin le réservoir peint en jaune pour distinguer les motos taxis des motos à usage privé.
Des dispositions ont été prises pour que l’information circule dans toute la ville et que les motos taximen soient sensibilisés. Pour ce faire, le 28 avril 2010, des séminaires ont été organisés par la CUD. Ils impliquaient les syndicats pour qu’ils puissent encourager leurs membres à s’identifier. La sensibilisation sur le sujet, s’est aussi faite dans les médias audiovisuels de la place, des prospectus ont été distribués dans les quartiers, des équipes d’identification ont été décentralisées dans chaque Commune de la ville de Douala, une agence publicitaire a été mobilisée à cet effet pour faire le tour de la capitale économique. Ceci dans l’objectif d’être plus proche de la population. C’est ce que Mme Tsafack a relevé.
Au jour d’aujourd’hui, l’opération n’est pas à son comble. Malgré le dispositif mis en place. Les syndicats chargés de faciliter la tâche aux équipes d’identification de la CUD n’ont pas pu rassembler le nombre demandé. Une opération non rémunérable et acceptée par les présidents des syndicats. Cependant, certains membres de l’organisation syndicale nationale des transporteurs par moto taxi du Cameroun, s’interposent et revendiquent leur salaire. En réponse à cette plainte, dont le chef du département de la circulation des transports urbains, Mme Tsafack est la personne visée, celle-ci répond: « Je pense que c’est des gens qui veulent fausser l’opération. En réalité nous n’avons employé personne. L’identification est une mission des municipalités dans le décret du Premier Ministre. Donc, la CUD a organisé des opérations avec des mairies. Et comme le développement durable exige que toutes les parties prenantes s’impliquent, nous avons voulu travailler de manière participative. Nous sommes allés vers les syndicats qui représentent les syndiqués. Nous les avons impliqués pour qu’ils puissent mieux expliquer la chose à leurs membres. Pour leur protection sur le terrain, nous avons fait une note officielle, afin qu’ils n’aient pas de problème, le délégué du gouvernement a signé un ordre de mission, en appui à l’équipe d’identification. Nous avons plutôt suggéré à la hiérarchie de leur accorder un « casse croûte » qui a été validé. Malheureusement nous nous sommes rendus compte que après trois, quatre jours, voire une semaine il n’y avait même pas 30 personnes identifiées, alors que l’objectif visé était d’identifier en deux semaines 30 000 à 40 000 motos. Les syndicats n’étant pas représentatifs, il leur a été recommandé d’identifier 100 motos par jour pour avoir au moins un « casse croûte », ou de laisser tomber l’opération ». Cette dernière avoue être surprise par le comportement de certains syndicalistes qui manigancent des affaires, à l’insu de la CUD, tout ceci à leur compte personnel. Ils étaient des intermédiaires entre les motos taximen et les micro finances contre rémunération. L’ordre de mission qui leur a été accordé, leur permettait de se rendre crédible devant la banque et leurs membres.
M. Nkazu Pierre président de l’Organisation Syndicale nationale des Transporteurs par motos taxis du Cameroun, le présumé plaignant, ne reconnaît pas les faits qui lui ont été attribués. Rencontré dans le bureau de Mme Tsafack, lors de notre descente sur le terrain ; il dit ignorer l’affaire de revendication de salaire. Pour lui : « c’est plutôt un sabotage. Je ne connais rien, ni de près, ni de loin, hier (mercredi 23 juin), j’ai passé toute ma journée à Yaoundé pour une opération syndicale des transporteurs par bus et interurbains ». D’après lui, son nom a été utilisé à la place d’un autre dans cette affaire. Sabotage ou non, ce qui est certain, ce malentendu sera tiré au clair. En attendant, la sonnette d’alarme a déjà été lancée, et gare aux motos taximen qui ne se seront pas faits identifiés avant le 1er juillet. Leurs engins seront tout simplement mis en fourrière.
Des dispositions ont été prises pour que l’information circule dans toute la ville et que les motos taximen soient sensibilisés. Pour ce faire, le 28 avril 2010, des séminaires ont été organisés par la CUD. Ils impliquaient les syndicats pour qu’ils puissent encourager leurs membres à s’identifier. La sensibilisation sur le sujet, s’est aussi faite dans les médias audiovisuels de la place, des prospectus ont été distribués dans les quartiers, des équipes d’identification ont été décentralisées dans chaque Commune de la ville de Douala, une agence publicitaire a été mobilisée à cet effet pour faire le tour de la capitale économique. Ceci dans l’objectif d’être plus proche de la population. C’est ce que Mme Tsafack a relevé.
Au jour d’aujourd’hui, l’opération n’est pas à son comble. Malgré le dispositif mis en place. Les syndicats chargés de faciliter la tâche aux équipes d’identification de la CUD n’ont pas pu rassembler le nombre demandé. Une opération non rémunérable et acceptée par les présidents des syndicats. Cependant, certains membres de l’organisation syndicale nationale des transporteurs par moto taxi du Cameroun, s’interposent et revendiquent leur salaire. En réponse à cette plainte, dont le chef du département de la circulation des transports urbains, Mme Tsafack est la personne visée, celle-ci répond: « Je pense que c’est des gens qui veulent fausser l’opération. En réalité nous n’avons employé personne. L’identification est une mission des municipalités dans le décret du Premier Ministre. Donc, la CUD a organisé des opérations avec des mairies. Et comme le développement durable exige que toutes les parties prenantes s’impliquent, nous avons voulu travailler de manière participative. Nous sommes allés vers les syndicats qui représentent les syndiqués. Nous les avons impliqués pour qu’ils puissent mieux expliquer la chose à leurs membres. Pour leur protection sur le terrain, nous avons fait une note officielle, afin qu’ils n’aient pas de problème, le délégué du gouvernement a signé un ordre de mission, en appui à l’équipe d’identification. Nous avons plutôt suggéré à la hiérarchie de leur accorder un « casse croûte » qui a été validé. Malheureusement nous nous sommes rendus compte que après trois, quatre jours, voire une semaine il n’y avait même pas 30 personnes identifiées, alors que l’objectif visé était d’identifier en deux semaines 30 000 à 40 000 motos. Les syndicats n’étant pas représentatifs, il leur a été recommandé d’identifier 100 motos par jour pour avoir au moins un « casse croûte », ou de laisser tomber l’opération ». Cette dernière avoue être surprise par le comportement de certains syndicalistes qui manigancent des affaires, à l’insu de la CUD, tout ceci à leur compte personnel. Ils étaient des intermédiaires entre les motos taximen et les micro finances contre rémunération. L’ordre de mission qui leur a été accordé, leur permettait de se rendre crédible devant la banque et leurs membres.
M. Nkazu Pierre président de l’Organisation Syndicale nationale des Transporteurs par motos taxis du Cameroun, le présumé plaignant, ne reconnaît pas les faits qui lui ont été attribués. Rencontré dans le bureau de Mme Tsafack, lors de notre descente sur le terrain ; il dit ignorer l’affaire de revendication de salaire. Pour lui : « c’est plutôt un sabotage. Je ne connais rien, ni de près, ni de loin, hier (mercredi 23 juin), j’ai passé toute ma journée à Yaoundé pour une opération syndicale des transporteurs par bus et interurbains ». D’après lui, son nom a été utilisé à la place d’un autre dans cette affaire. Sabotage ou non, ce qui est certain, ce malentendu sera tiré au clair. En attendant, la sonnette d’alarme a déjà été lancée, et gare aux motos taximen qui ne se seront pas faits identifiés avant le 1er juillet. Leurs engins seront tout simplement mis en fourrière.

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