Interview réalisée par Gildas Mouthé
Le 17 juillet 2010, les Soeurs Servantes du Saint Coeur de Marie, ont commémoré le 150ème anniversaire de la création de leur Congrégation. Dans une interview exclusive accordée à L’Effort Camerounais, la Supérieure régionale au Cameroun, la Révérende Mère Marie Paule Ndjom, décline le charisme et les ambitions de la Congrégation.
Le 17 juillet 2010, les Soeurs Servantes du Saint Coeur de Marie, ont commémoré le 150ème anniversaire de la création de leur Congrégation. Dans une interview exclusive accordée à L’Effort Camerounais, la Supérieure régionale au Cameroun, la Révérende Mère Marie Paule Ndjom, décline le charisme et les ambitions de la Congrégation.
Au moment où la Congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie célèbre son 150e anniversaire, quel est le sentiment qui vous anime ?
C’est une grande joie qui m’habite depuis déjà l’année préparatoire de ce 150e anniversaire de la fondation. Année qui nous a permis de vivre dans une communion profonde dans la prière, à travers toutes les récollections mensuelles qui avaient été préparées par chacune de nos régions apostoliques. Et cette année, nous avons commencé à souligner ce 150e par les journées « portes ouvertes » dans chacun de nos lieux de mission. Toutes ces célébrations nous renouvellent et développent notre sens d’appartenance à la Congrégation.
Le thème retenu pour cet anniversaire est : « célébrons le don de Dieu, hier, aujourd’hui, demain ». Qu’est-ce-qui fonde son choix ?
La relecture de l’histoire de la Congrégation nous a donné de reconnaître les merveilles que le Seigneur a accomplies dans notre histoire. Notre Fondateur au départ n’a pas pensé à fonder une Congrégation, mais il a voulu, sous l’impulsion de l’Esprit, répondre à un besoin de son temps en créant une ?uvre de bienfaisance pour les jeunes filles abandonnées des rues de Paris. Que nous soyons une Congrégation aujourd’hui, relève de la gratuité du don de Dieu fait à l’Eglise pour le bien de son peuple. Oui, la divine Providence a su veiller sur « la petite oeuvre » hier, elle le fait encore aujourd’hui et le fera sûrement demain, car notre aujourd’hui est rempli des promesses d’avenir. C’est donc la raison qui détermine ce thème pour célébrer avec notre peuple ce don que le Seigneur lui a fait.
Pouvez-vous présenter à nos lecteurs le charisme, la mission de votre congrégation ?
Notre mission dans l’Eglise se veut une réponse au Père, à la suite de Jésus Serviteur et de Marie Servante. Nous voulons demeurer dans une recherche constante de la volonté de Dieu, en répondant aux besoins de notre Eglise et de notre société. Nous participons à la mission de notre Eglise en intensifiant notre action d’éducatrices dans les domaines :
• De l’enseignement dans les écoles primaires, maternelles et les collèges,
• De la santé par les soins préventifs, curatifs et promotionnels donnés dans nos centres de santé.
• De la pastorale auprès des jeunes et des familles,
• Du social par les soins et l’encadrement des orphelins
• Du développement en luttant contre les causes de la pauvreté, par l’éducation à la prise en charge personnelle, au sens critique, à la cohérence entre l’être, le dire et le faire.
Dans tous ces domaines d’activités, les pauvres et les petits retiennent particulièrement notre attention. Nous nous abandonnons à la divine Providence, et privilégions la dévotion au Saint Cœur de Marie, notre modèle du don total à Dieu.
Votre Congrégation est présente au Cameroun depuis 57 ans, paradoxalement, elle n’est installée que dans cinq diocèses. Qu’est-ce qui peut expliquer cet état de choses ?
Oui, c’est vrai, nous sommes dans les Diocèses de Yaoundé, Mbalmayo, Obala, Yokadouma et Kumbo. Certaines conditions doivent être remplies pour s’installer dans un diocèse : cela commence d’abord par l’invitation de l’Evêque pour une mission qui correspond au charisme de la congrégation ; il faut ensuite avoir des ressources humaines pour la mission. Nos sœurs aînées prennent de l’âge, et confient des responsabilités aux plus jeunes dans les diocèses où nous ?uvrons. Pour nous, la bonne marche de ces œuvres est prioritaire, avant d’ouvrir d’autres ailleurs. Nous avons reçu l’appel de quatre autres diocèses, malheureusement il ne nous est pas possible de répondre pour l’instant, car il est important de préparer d’abord les personnes par une bonne formation, pour leur permettre de faire face aux défis actuels de notre société.
Quelles sont les conditions requises pour entrer dans la Congrégation dont vous avez la charge ?
• être une jeune catholique ayant une certaine maturité et un bon jugement.
• Avoir un désir sincère de rechercher la volonté de Dieu, de répondre à son appel et d’accepter de se laisser former.
• Avoir un certain niveau d’instruction pour accueillir la formation à la vie religieuse.
Au moment où se célèbre le 150e anniversaire d’existence de la Congrégation des Sœurs Servantes du Saint Coeur de Marie, quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous voulons demeurer dans la ligne de notre charisme, en répondant aux besoins de notre temps. Comme Congrégation, nous voulons aussi intensifier notre vécu de l’internationalité. Nous sommes bien en marche pour cela, car pour la première fois depuis la fondation de la Congrégation, tous les jeunes membres de la Congrégation se sont retrouvés cette année au Cameroun pour une session internationale. Les années précédentes, c’était des personnes déléguées par Région apostolique qui se retrouvaient. Pour cette année de grâce, l’Esprit a inspiré à notre Supérieure générale, Sr Louise Payeur, à son Conseil et aux Supérieures régionales réunies en Conseil plénier à Batavia, aux Etats-Unis en 2009, la tenue de cette rencontre internationale, pour permettre aux jeunes Sœurs de la Congrégation de se connaître et de réfléchir ensemble sur leur vision d’avenir de la Congrégation. C’est la Providence qui nous conduit. Nous restons ouvertes pour répondre à ses appels, même au delà des frontières du Cameroun, afin de continuer à vivre et à transmettre l’héritage légué par nos Fondateurs et nos devancières. J’adresse notre profonde gratitude à nos Pasteurs, nos affiliés, nos collaborateurs, nos parents et amis, qui nous soutiennent dans la mission, et qui ont bien voulu partager notre joie, et célébrer ce jubilé avec nous. Je vous remercie.
C’est une grande joie qui m’habite depuis déjà l’année préparatoire de ce 150e anniversaire de la fondation. Année qui nous a permis de vivre dans une communion profonde dans la prière, à travers toutes les récollections mensuelles qui avaient été préparées par chacune de nos régions apostoliques. Et cette année, nous avons commencé à souligner ce 150e par les journées « portes ouvertes » dans chacun de nos lieux de mission. Toutes ces célébrations nous renouvellent et développent notre sens d’appartenance à la Congrégation.
Le thème retenu pour cet anniversaire est : « célébrons le don de Dieu, hier, aujourd’hui, demain ». Qu’est-ce-qui fonde son choix ?
La relecture de l’histoire de la Congrégation nous a donné de reconnaître les merveilles que le Seigneur a accomplies dans notre histoire. Notre Fondateur au départ n’a pas pensé à fonder une Congrégation, mais il a voulu, sous l’impulsion de l’Esprit, répondre à un besoin de son temps en créant une ?uvre de bienfaisance pour les jeunes filles abandonnées des rues de Paris. Que nous soyons une Congrégation aujourd’hui, relève de la gratuité du don de Dieu fait à l’Eglise pour le bien de son peuple. Oui, la divine Providence a su veiller sur « la petite oeuvre » hier, elle le fait encore aujourd’hui et le fera sûrement demain, car notre aujourd’hui est rempli des promesses d’avenir. C’est donc la raison qui détermine ce thème pour célébrer avec notre peuple ce don que le Seigneur lui a fait.
Pouvez-vous présenter à nos lecteurs le charisme, la mission de votre congrégation ?
Notre mission dans l’Eglise se veut une réponse au Père, à la suite de Jésus Serviteur et de Marie Servante. Nous voulons demeurer dans une recherche constante de la volonté de Dieu, en répondant aux besoins de notre Eglise et de notre société. Nous participons à la mission de notre Eglise en intensifiant notre action d’éducatrices dans les domaines :
• De l’enseignement dans les écoles primaires, maternelles et les collèges,
• De la santé par les soins préventifs, curatifs et promotionnels donnés dans nos centres de santé.
• De la pastorale auprès des jeunes et des familles,
• Du social par les soins et l’encadrement des orphelins
• Du développement en luttant contre les causes de la pauvreté, par l’éducation à la prise en charge personnelle, au sens critique, à la cohérence entre l’être, le dire et le faire.
Dans tous ces domaines d’activités, les pauvres et les petits retiennent particulièrement notre attention. Nous nous abandonnons à la divine Providence, et privilégions la dévotion au Saint Cœur de Marie, notre modèle du don total à Dieu.
Votre Congrégation est présente au Cameroun depuis 57 ans, paradoxalement, elle n’est installée que dans cinq diocèses. Qu’est-ce qui peut expliquer cet état de choses ?
Oui, c’est vrai, nous sommes dans les Diocèses de Yaoundé, Mbalmayo, Obala, Yokadouma et Kumbo. Certaines conditions doivent être remplies pour s’installer dans un diocèse : cela commence d’abord par l’invitation de l’Evêque pour une mission qui correspond au charisme de la congrégation ; il faut ensuite avoir des ressources humaines pour la mission. Nos sœurs aînées prennent de l’âge, et confient des responsabilités aux plus jeunes dans les diocèses où nous ?uvrons. Pour nous, la bonne marche de ces œuvres est prioritaire, avant d’ouvrir d’autres ailleurs. Nous avons reçu l’appel de quatre autres diocèses, malheureusement il ne nous est pas possible de répondre pour l’instant, car il est important de préparer d’abord les personnes par une bonne formation, pour leur permettre de faire face aux défis actuels de notre société.
Quelles sont les conditions requises pour entrer dans la Congrégation dont vous avez la charge ?
• être une jeune catholique ayant une certaine maturité et un bon jugement.
• Avoir un désir sincère de rechercher la volonté de Dieu, de répondre à son appel et d’accepter de se laisser former.
• Avoir un certain niveau d’instruction pour accueillir la formation à la vie religieuse.
Au moment où se célèbre le 150e anniversaire d’existence de la Congrégation des Sœurs Servantes du Saint Coeur de Marie, quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous voulons demeurer dans la ligne de notre charisme, en répondant aux besoins de notre temps. Comme Congrégation, nous voulons aussi intensifier notre vécu de l’internationalité. Nous sommes bien en marche pour cela, car pour la première fois depuis la fondation de la Congrégation, tous les jeunes membres de la Congrégation se sont retrouvés cette année au Cameroun pour une session internationale. Les années précédentes, c’était des personnes déléguées par Région apostolique qui se retrouvaient. Pour cette année de grâce, l’Esprit a inspiré à notre Supérieure générale, Sr Louise Payeur, à son Conseil et aux Supérieures régionales réunies en Conseil plénier à Batavia, aux Etats-Unis en 2009, la tenue de cette rencontre internationale, pour permettre aux jeunes Sœurs de la Congrégation de se connaître et de réfléchir ensemble sur leur vision d’avenir de la Congrégation. C’est la Providence qui nous conduit. Nous restons ouvertes pour répondre à ses appels, même au delà des frontières du Cameroun, afin de continuer à vivre et à transmettre l’héritage légué par nos Fondateurs et nos devancières. J’adresse notre profonde gratitude à nos Pasteurs, nos affiliés, nos collaborateurs, nos parents et amis, qui nous soutiennent dans la mission, et qui ont bien voulu partager notre joie, et célébrer ce jubilé avec nous. Je vous remercie.

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