J.B.P. NLEND
Le fiasco des Lions indomptables en Afrique du Sud aura permis de dénoncer quelques comportements rétrogrades et primitifs qui ont sérieusement entamé la sérénité dans leur préparation technique à la plus grande et prestigieuse compétition sportive du monde. Au lieu de coordonner les automatismes de nos talentueux joueurs, nous avons fait appel aux forces occultes, aux marabouts, et tout le monde, croyants et non croyants, Chrétiens et musulmans, a assisté à la grande messe à la cathédrale de Yaoundé. Le bon sens et notre Eglise nous l’interdisent.
Le fiasco des Lions indomptables en Afrique du Sud aura permis de dénoncer quelques comportements rétrogrades et primitifs qui ont sérieusement entamé la sérénité dans leur préparation technique à la plus grande et prestigieuse compétition sportive du monde. Au lieu de coordonner les automatismes de nos talentueux joueurs, nous avons fait appel aux forces occultes, aux marabouts, et tout le monde, croyants et non croyants, Chrétiens et musulmans, a assisté à la grande messe à la cathédrale de Yaoundé. Le bon sens et notre Eglise nous l’interdisent.
A grand renfort de publicité, les camerounais ont suivi la préparation des Lions Indomptables au Mondial 2010. Tous les moyens avaient été mobilisés pour assurer une prestation plus qu’honorable à notre chère Equipe nationale : fortes primes, réservation d’un des meilleurs hôtels de la place, présence des plus grands marabouts du pays, l’onction des patriarches, les « MBOMBOGS » Bassa, BATI et MPOO et pour finir, une grande messe célébrée à la cathédrale Notre Dame des Victoires de Yaoundé. On se serait attendu à tout, sauf à ce qui a stupéfait le monde entier. Les Lions n’ont pas pu faire honneur à leur réputation. Ils n’ont pas pu réitérer l’épopée de 90, avec un certain Roger MILLA. De cette débâcle, nous devons tous tirer des leçons. A notre niveau, nous demandons à nos jeunes de dépasser la mentalité magico-religieuse héritée de nos parents. Le football est une discipline sportive. On peut avoir des qualités naturelles pour le pratiquer sans passer forcément par une école de foot. Mais on peut faire de tout jeune, en bonne santé, un bon footballeur. Il suffit pour cela d’abord , de lui mettre en tête qu’il peut être un grand joueur, de lui permettre de toucher très tôt et régulièrement le ballon, de lui présenter des modèles, et de le mettre à l’école de foot. Les marabouts n’ont rien à voir avec le football. S’ils avaient le pouvoir de faire de grands joueurs, ils en feraient d’abord dans leurs propres familles et eux-mêmes seraient de très grands footballeurs. On leur a toujours donné un pouvoir qu’ils n’ont pas. Ils ne peuvent pas influencer le score d’un match de football. Ils n’ont pas le droit de prendre l’argent des contribuables pour un service qu’ils ne peuvent pas rendre. Ce que nous disons des marabouts, nous le disons pareillement des « MBOMBOGS ». Leur dignité les place au dessus des intérêts matérialistes. Ils sont les dépositaires et les gardiens de la Tradition. Ils doivent donc résister au pouvoir de l’argent. En les mêlant à cette mascarade, on les a fragilisés au près de nos jeunes et, il faut le dire, on n’avait pas besoin de cela chez nous, puisque nous nous sommes engagés après la célébration des cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification de notre pays, à restaurer nos valeurs. Les MBOMBOGS sont des notables et vénérables patriarches qui permettent, à leur manière, à tout le monde de vivre dans la cohésion et le respect mutuel. Ils s’occupent de l’essentiel dans la société. Ils régulent la vie. Le football, même comme il est devenu une affaire de gros sous, est tout petit pour eux. Ce n’est qu’un jeu.
A cause de tout cela, l’Eglise hésitera à satisfaire désormais les demandes de messes pour des joueurs qui ne comprennent pas que la messe n’est pas un rite magique. Elle est une action de grâce. C’est la plus grande prière des chrétiens catholiques. Les autres n’y comprennent rien du tout. Il est temps pour nous tous d’abandonner la foi des charbonniers.
Tout n’est pas perdu pour nos jeunes Lions. Ils peuvent s’amender et faire mieux en 2014. Pour le moment reconnaissons qu’ils ont loupé l’occasion d’inscrire leurs noms parmi les légendes que sont : MBAPPE LEPE, ATANGANA OTOU, MVE Emmanuel, MANGA ONGUENE, ABEGA Théophile, NKONO Thomas, BELL Joseph Antoine, OMAM BIYICK, KANA BIYICK, MBOMA Patrick et le monument MILLA Roger Albert. Ils sont grands, n’en déplaise, même sans un sou.
A cause de tout cela, l’Eglise hésitera à satisfaire désormais les demandes de messes pour des joueurs qui ne comprennent pas que la messe n’est pas un rite magique. Elle est une action de grâce. C’est la plus grande prière des chrétiens catholiques. Les autres n’y comprennent rien du tout. Il est temps pour nous tous d’abandonner la foi des charbonniers.
Tout n’est pas perdu pour nos jeunes Lions. Ils peuvent s’amender et faire mieux en 2014. Pour le moment reconnaissons qu’ils ont loupé l’occasion d’inscrire leurs noms parmi les légendes que sont : MBAPPE LEPE, ATANGANA OTOU, MVE Emmanuel, MANGA ONGUENE, ABEGA Théophile, NKONO Thomas, BELL Joseph Antoine, OMAM BIYICK, KANA BIYICK, MBOMA Patrick et le monument MILLA Roger Albert. Ils sont grands, n’en déplaise, même sans un sou.

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