Cardinal Francis George
L’Eglise catholique unie pour révéler les défis de la mondialisation, ainsi s’intitule cet important texte du Cardinal Francis George, Archevêque de Chicago aux Etats Unis. Il donne des pistes de réflexion sur la consommation qui submerge actuellement tous les pays du monde.
L’Eglise catholique unie pour révéler les défis de la mondialisation, ainsi s’intitule cet important texte du Cardinal Francis George, Archevêque de Chicago aux Etats Unis. Il donne des pistes de réflexion sur la consommation qui submerge actuellement tous les pays du monde.
D’une manière simple, on peut dire que la mondialisation est comme une extension et une compression simultanées du temps et de l’espace. D’un côté, la mondialisation a relié des gens et des lieux du monde entier, d’une manière jusqu’ici inconnue de l’humanité. D’un côté, ces mêmes connexions ont créé une densité de relations pouvant devenir envahissante, et même opprimante pour la communauté humaine. L’ordinateur fournit une image de cette extension et de cette compréhension : Internet et la toile mondiale (web) représentent cet état d’interconnexions étendue du monde : la puce informatique où toute l’information est comprimée dans un tout petit espace, nous donne une image de ce que le monde est devenu …
Dimension technologique
Ce sont les avancées rapides en matière de technologie de la communication qui ont permis la mondialisation. Le succès de l’ordinateur personnel dans les années 80, et la possibilité d’interconnexions offerts par la toile mondiale et l’Internet dans les années 90, ont créé une forme de communication pouvant transporter de grandes quantités d’information de façon extrêmement rapide et relativement aisée, qui est la base de la mondialisation telle que nous la vivons…
Aspects négatifs
Trois domaines en particulier ont attiré l’attention des détracteurs de la mondialisation. Ce sont en premier lieu, les valeurs qui ont souvent conduit à la mondialisation économiques et culturelle : à savoir, la recherche du profit économique comme l’objectif humain suprême, et l’assimilation de l’être humain à un consommateur. Si le seul profit, et le plus particulièrement le profit à court terme est reconnu comme la valeur organisatrice d’un système économique, alors les êtres humains et les sociétés sont condamnés à souffrir.
De même, estimer la valeur des êtres humains essentiellement en fonction de ce qu’ils peuvent consommer, c’est réduire, de façon inacceptable, la dignité de la personne humaine. C’est faire affront aux principes de base de l’anthropologie théologique, à savoir que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Définir les gens sur la base de ce qu’ils peuvent acheter ou consommer, annihile notre sens de la personne qui révèle son être véritable à travers la générosité et le don de soi…
Le second aspect négatif de la mondialisation, c’est le fossé toujours plus large entre les riches et les pauvres. L’économie mondiale promet à ceux qui se soumettent à ces lois, de meilleures conditions de vie économiques. Mais ce que beaucoup expérimentent, c’est l’exclusion ou l’exploitation, plutôt que la participation à cette richesse de plus en plus grande. En réponse, des voix toujours plus nombreuses appellent à une réglementation de cette économie, afin que la richesse soit répartie plus équitablement.
Le troisième aspect négatif a trait à la facture des cultures et des modes de vie que les forces uniformisantes de la mondialisation entraînent dans leur sillage. Une partie de la dignité humaine réside dans le droit de la culture, qui est une manière authentique, mais distinctive d’être un être humain. C’est un point sur lequel le Saint-Père a insisté sans relâche lors de ses voyages autour du monde. Priver des peuples de leur langue et de leur mode de vie, les obliger à s’insérer dans d’autres schémas de vie, c’est leur dérober l’une des dimensions de base de leur humanité.
Proclamer et défendre la personne humaine
A la base même d’une mondialisation juste et équitable, se trouve la dignité de la personne humaine, un thème sur lequel Jean-Paul II est revenu sans cesse depuis sa première Encyclique, Redemptor hominis. Sans ce point de convergence, tout projet de société est voué à s’égarer et à réduire à l’esclavage plutôt qu’à libérer. Nous devons faire de la proclamation de la vérité sur la personne humaine, le centre de notre proclamation missionnaire dans un univers mondialisé. La Rédemption que nous avons reçue en Jésus-Christ témoigne de la manière dont Dieu perçoit et aime chaque être humain.
Créer une culture de la vie
Notre attitude vis-à-vis de la dignité humaine étant profondément influencée par les valeurs contenues dans la culture de chacun, la seconde tâche majeure d’une Eglise est la conversion de la culture. Selon les termes de l’Exhortation apostolique Ecclésia in America, les cultures touchées par la mondialisation doivent être guidées par une vision morale de la « dignité humaine, de la solidarité et de la subsidiarité ». Comme l’explique l’Exhortation apostolique, cette transformation pousse à la fois à inculquer ces valeurs positives dans chaque culture et en interaction entre les nations, ainsi qu’à réduire de façon concomitante les effets négatifs de la mondialisation sur les pauvres et les faibles.
Dimension technologique
Ce sont les avancées rapides en matière de technologie de la communication qui ont permis la mondialisation. Le succès de l’ordinateur personnel dans les années 80, et la possibilité d’interconnexions offerts par la toile mondiale et l’Internet dans les années 90, ont créé une forme de communication pouvant transporter de grandes quantités d’information de façon extrêmement rapide et relativement aisée, qui est la base de la mondialisation telle que nous la vivons…
Aspects négatifs
Trois domaines en particulier ont attiré l’attention des détracteurs de la mondialisation. Ce sont en premier lieu, les valeurs qui ont souvent conduit à la mondialisation économiques et culturelle : à savoir, la recherche du profit économique comme l’objectif humain suprême, et l’assimilation de l’être humain à un consommateur. Si le seul profit, et le plus particulièrement le profit à court terme est reconnu comme la valeur organisatrice d’un système économique, alors les êtres humains et les sociétés sont condamnés à souffrir.
De même, estimer la valeur des êtres humains essentiellement en fonction de ce qu’ils peuvent consommer, c’est réduire, de façon inacceptable, la dignité de la personne humaine. C’est faire affront aux principes de base de l’anthropologie théologique, à savoir que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Définir les gens sur la base de ce qu’ils peuvent acheter ou consommer, annihile notre sens de la personne qui révèle son être véritable à travers la générosité et le don de soi…
Le second aspect négatif de la mondialisation, c’est le fossé toujours plus large entre les riches et les pauvres. L’économie mondiale promet à ceux qui se soumettent à ces lois, de meilleures conditions de vie économiques. Mais ce que beaucoup expérimentent, c’est l’exclusion ou l’exploitation, plutôt que la participation à cette richesse de plus en plus grande. En réponse, des voix toujours plus nombreuses appellent à une réglementation de cette économie, afin que la richesse soit répartie plus équitablement.
Le troisième aspect négatif a trait à la facture des cultures et des modes de vie que les forces uniformisantes de la mondialisation entraînent dans leur sillage. Une partie de la dignité humaine réside dans le droit de la culture, qui est une manière authentique, mais distinctive d’être un être humain. C’est un point sur lequel le Saint-Père a insisté sans relâche lors de ses voyages autour du monde. Priver des peuples de leur langue et de leur mode de vie, les obliger à s’insérer dans d’autres schémas de vie, c’est leur dérober l’une des dimensions de base de leur humanité.
Proclamer et défendre la personne humaine
A la base même d’une mondialisation juste et équitable, se trouve la dignité de la personne humaine, un thème sur lequel Jean-Paul II est revenu sans cesse depuis sa première Encyclique, Redemptor hominis. Sans ce point de convergence, tout projet de société est voué à s’égarer et à réduire à l’esclavage plutôt qu’à libérer. Nous devons faire de la proclamation de la vérité sur la personne humaine, le centre de notre proclamation missionnaire dans un univers mondialisé. La Rédemption que nous avons reçue en Jésus-Christ témoigne de la manière dont Dieu perçoit et aime chaque être humain.
Créer une culture de la vie
Notre attitude vis-à-vis de la dignité humaine étant profondément influencée par les valeurs contenues dans la culture de chacun, la seconde tâche majeure d’une Eglise est la conversion de la culture. Selon les termes de l’Exhortation apostolique Ecclésia in America, les cultures touchées par la mondialisation doivent être guidées par une vision morale de la « dignité humaine, de la solidarité et de la subsidiarité ». Comme l’explique l’Exhortation apostolique, cette transformation pousse à la fois à inculquer ces valeurs positives dans chaque culture et en interaction entre les nations, ainsi qu’à réduire de façon concomitante les effets négatifs de la mondialisation sur les pauvres et les faibles.

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