L’infidélité, nous allons en reparler dans cette édition. Mais, dans un autre angle, à savoir, le dilemme que peut avoir un mari infidèle d’aimer sa maîtresse plus que son épouse. La question que nous posons est de savoir si un homme marié peut véritablement aimer sa maîtresse plus que son épouse ?
Selon les psychologues, spécialistes en matière de couple et de la famille, ceux qui ont bâti leur couple sur le coup de foudre, doivent savoir que leur durée de vie est estimée à deux ou trois ans ! Si le chaos ne survient pas, ils vont ensuite entrer dans la phase de l’amour conjugal, avec ses nombreuses obligations qui ne sont cependant pas des contraintes, mais la joie et le bonheur de bâtir une famille guidée par les principes chrétiens. L’infidélité dans notre société semble être une tendance, mieux, une mode à suivre par tous, si l’on ne veut pas être taxé de “décroché”, c’est-à-dire celui qui ne vit pas selon le fonctionnement de la société.
Un homme qui trompe sa femme est-il donc un homme qui s’est trompé de femme ? Non, un homme qui trompe sa femme n’est pas forcément un individu qui s’est trompé de femme, car il y a des personnes éternellement insatisfaites qui courent après toutes les femmes, même si elles sont moins belles que leurs épouses légitimes, même si elles n’ont pas l’élégance physique et la beauté morale de leurs épouses, peu importe ! L’infidélité est donc un vrai virus. En réalité, les individus de ce genre ne cherchent pas l’amour, ils sont à la recherche d’un plaisir jamais assouvi. Autrement dit, quel que soit leur âge, ils ne sont pas encore matures pour le mariage, ils ne sont pas encore prêts à construire et à gérer un foyer selon les préceptes évangéliques.
Une maîtresse, celle qui profite de la faiblesse de notre corps, est généralement une femme libre à la quête d’un foyer, d’un minimum de sécurité. Surtout lorsqu’elle est avec un homme, même si celui-ci est marié. La maîtresse n’oblige pas l’homme à venir vers elle. C’est nous les hommes, par notre faiblesse et voracité, qui partons à la conquête des femmes. La maîtresse, femme libre de son état, ne peut décliner l’amitié d’un homme, surtout si celui n’est pas un gigolo, et qu’il montre de réelles disponibilités à subvenir à ses besoins affectifs et matériels. Mais, ce que les maîtresses ne savent pas, c’est que tous les hommes mariés sont des bluffeurs. Pour eux, il ne s’agit que d’une aventure éphémère qui peut prendre fin du jour au lendemain. Les aventures extra conjugales avec les maîtresses sont rarement basées sur un gage de sincérité, même sous l’effet du “tobassi” (charme destiné à envoûter les hommes). La maîtresse, comme nous le voyons, n’a aucun espoir à entretenir. Elle ne vit que sur des illusions. L’aventure s’arrête au seuil de la vie réelle, avant que ne se fanent, telles les fleurs de la fête, les délicieuses illusions de la passion. La vie est une vilaine chanson dans laquelle « amour » ne rime pas forcément avec « sincérité et vérité ». Et ne pas l’expliquer aux maîtresses, c’est préparer des grincements de dents inutiles. La maîtresse est une femme qui espère toujours qu’elle va gagner son homme. Mais entre temps, elle doit seulement se contenter de petits bouts de vie, et des mensonges d'espoir que les hommes savent si bien délivrer : « Je n'aime plus ma femme, je dors sur le canapé, je vais la quitter mais... ». Tous ces beaux discours ne sont en réalité que du bluff.
Les hommes sont avec des maîtresses pour se détendre, en faisant semblant d’avoir une oreille attentive à leurs problèmes. Ils semblent avoir la paix chez la maîtresse, ils sont à l'aise, pas de convention, pas de responsabilité, pas de prise de bec, pas d'obligation… Mais d'un autre côté, ils ne peuvent pas quitter leurs femmes parce qu'ils aiment quand même ces dernières et les enfants, et voudraient par-dessus tout rester en famille. La maîtresse n'est alors qu'un moyen d'échapper pendant un moment à la monotonie.
Selon le profil psychologique dressé par les spécialistes des problèmes matrimoniaux, la maîtresse est présentée comme une femme en manque de confiance en soi. Elle souffre d'une faible estime de soi, et d'un sentiment d'infériorité. Sinon, comment expliquer le fait d'accepter de ne recevoir que les miettes d’un homme et de ne jamais être une priorité pour l'homme qu'on aime ? C’est pour cette raison qu’une maîtresse peut avoir l’illusion que parce l’homme trompe son épouse, il ne l'aime plus et est prêt à la quitter. Mais, à l'heure du choix décisif, les promesses faites à la maîtresse sont vite oubliées, et voilà l’homme qui rentre discrètement chez lui, faire la paix avec sa femme, et donner un nouveau souffle à son foyer.
Les hommes sont sadiques, des infatigables aventuriers et peu respectueux des femmes qu’ils rencontrent dans la rue. Ils donnent parfois l’impression de tout donner à la maîtresse, mais en réalité, leur coeur et leur amour sont à la maison, entre les mains de l’épouse légitime. Au-delà des codes comportementaux et des discours, ce que l’on met en jeu dans l’infidélité pose la question de soi et bien sûr des conséquences dans le couple. Pourquoi le faites-vous ? Pour blesser l’autre, ou vous rassurer ? "La plupart du temps, les conflits datent de l’enfance", affirme le Dr Gérard Leleu. L’enfant mal aimé et blessé qui est en nous, toujours insatisfait, nous pousse à aller de bras en bras. Si l’on prend conscience de sa "programmation infantile", notre besoin d’être consolé ou de séduire aux quatre vents peut cesser. On ne ressent plus le besoin de multiplier les relations amoureuses. De plus, "en allant chercher ailleurs ce qui manque dans son couple, on prive celui-ci de soins qui vont le fortifier" précise Gonzague Masquelier.
Goûter l’infidélité sans mettre son couple en danger, concilier plaisir personnel et respect de l’autre, rester fidèle sans être frustré… Autant de défis qui se posent aux couples aujourd’hui. A l’heure où la société ne dicte plus ses codes moraux, l’infidélité n’est plus vécue comme la transgression d’un interdit. C’est à chacun désormais qu’il revient de composer avec son désir et ses valeurs.
" Dans chaque personne se trouve un "réservoir émotionnel" qui ne demande qu’à être rempli d’amour. Quand la personne, dans le cadre du couple se sent aimée, elle se développe normalement et connaît l’épanouissement dans le cadre du couple, mais si son réservoir d’amour est vide, le couple connaîtra des problèmes comportementaux. La plupart du temps, les écarts de conduite chez l’un ou l’autre conjoint s’expliquent par l’obsession à vouloir soutirer de l’affection d’un réservoir qui reste obstinément vide ". D’après Dr Ross Campbell, psychiatre.
A une époque où le mariage est souvent vu comme un « contrat à durée déterminée », le Pape Benoît XVI a invité les jeunes à redécouvrir la fidélité et le don de soi dans le mariage. Dans le message adressé aux participants au 10e Forum international des jeunes qui s’est déroulé du 24 au 28 mars 2010 à Rocca di Papa, à quelques kilomètres de Rome, le Pape a exhorté les jeunes à « découvrir la grandeur et la beauté du mariage ». « La relation entre l'homme et la femme reflète l'amour divin de manière très spéciale, c'est pourquoi le lien conjugal a une dignité immense », a-t-il affirmé aux jeunes réunis pour réfléchir sur le thème « Apprendre à aimer ». « A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l'amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde ». « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d'importance vitale de comprendre que l'amour véritable est fidèle, don de soi définitif », a-t-il affirmé. Puisque le Christ « consacre l'amour des époux chrétiens et s'engage avec eux, non seulement cette fidélité est possible, mais elle est la voie pour entrer dans une charité toujours plus grande », a ajouté le Pape.

Il faut du courage pour s'attaquer au problème de l'infidélité au sein du couples chrétiens du Cameroun.
Les hommes seraient -ils les seuls responsables? je crois que non: Certaines femmes, célibataires ou mariées ont la spécialité de tenter les hommes pour les avoir à elles de gré ou de force.Quand ils ont de l'argent, c'est encore mieux; certaines femmes célibataires peuvent avoir 2, 3, 4 ou 5 bons payeurs. Chacun étant le père d'un ou de deux de ses enfants.
Les responsables de l'Église ont gardé le silence depuis des années Dieu sait pourquoi et l'infidélité est devenue un mode de vie au Cameroun,quelle tristesse pour les générations à venir!
Rédigé par : catherine | 19/07/2010 à 08:33
Ce fait de société doit interpeler l'Eglise dont nous sommes les membres à accentuer l'importance sur la pastorale de la famille car la famille c'est la fondation de notre société et particulièrement de notre pays.Si la famille n'est pas suffisamment encadrée, notre pays court tout droit à la dérive comme nous commençons déjà à l'observer de nos jours à travers notamment le phénomène de l'infidélité conjugale qui déséquilibre la vie de nombreux foyers.
Rédigé par : Patience | 20/07/2010 à 04:31