Sylvestre Ndoumou
Dans cette édition, nous allons aborder un sujet grave, celui des enfants issus des aventures extraconjugales. Pour l’homme comme pour la femme, c’est un véritable drame souterrain qui détruit de nombreux foyers à petit feu.
Dans cette édition, nous allons aborder un sujet grave, celui des enfants issus des aventures extraconjugales. Pour l’homme comme pour la femme, c’est un véritable drame souterrain qui détruit de nombreux foyers à petit feu.
Voici une équation difficile à résoudre que nous proposons à nos lecteurs : celle des enfants nés des aventures extra conjugales. Un enfant adultérin, illégitime ou hors mariage, nous dit-on, est un enfant conçu dans le cadre d'une relation adultérine, c'est-à-dire en dehors du mariage dans lequel au moins un des parents est déjà engagé. Autrefois, un enfant adultérin était appelé, dans un sens historique des enfants royaux illégitimes, bâtard. Cela était perçu comme une insulte dans la tradition judéo-chrétienne.
Les enfants adultérins sont d’une part ceux qu’un homme marié a eus avec une femme autre que son épouse légitime, ou ceux qu’une femme mariée peut avoir de manière accidentelle lors d’un écart de conduite avec un individu qui n’est pas son époux légitime. Les enfants de ce genre d’aventures sont dans nos maisons, mais, nous ne pouvons le savoir. Généralement, c’est un secret absolu que la femme ne peut dévoiler sous aucun prétexte. Du côté de l’homme, c’est souvent très embarrassant et honteux d’avouer à son épouse qu’il a un enfant hors du foyer. Une aventure d’un soir peut faire basculer toute une vie, et rompre la confiance installée dans le couple, puis conduire à la rupture définitive, avec toutes les conséquences que cela implique pour chacun des partenaires, et pire encore pour les enfants.
Au XVIIIe siècle, Napoléon III fut le père d’au moins sept enfants nés hors mariage. Mais le XIXe siècle étant devenu plus rigoureux sur le plan du droit, on préfère passer désormais les enfants illégitimes sous silence. On les cache ! Par exemple, l’existence de Mazarine Pingeot, la fille du Président de la République française, François Mitterrand, née en 1974, ne fut pas affichée comme on l’aurait fait à l’époque de Louis XIV, mais cachée policièrement comme un secret d’État. Ce n’est que deux ans avant sa mort, quand Mazarine a atteint 20 ans, que François Mitterrand a accepté de laisser Paris-Match révéler "officiellement" son existence.
Qu’est ce qui peut pousser l’homme ou la femme à commettre cet acte susceptible de détruire son foyer ? J. T conseiller familial rencontré à Douala, croit trouver quatre causes principales :
1- L’homme est stérile, il ne le sait pas. Pour sauver son foyer, et contenir la pression de sa belle famille, son épouse fait un ou des enfants dehors. Il semblerait que certains gynécologues le conseillent même à leurs patientes.
2- L’homme et la femme n’ont aucun problème pour avoir des enfants, l’épouse en a même déjà au moins deux. Mais il peut arriver qu’à la suite d’un faux pas dehors, la femme conçoive et garde le secret.
3- Même lorsque son épouse accouche normalement, l’homme peut, sans peut-être le vouloir, engrosser une femme dans une aventure extraconjugale. Il est obligé d’assurer l’encadrement de cet enfant.
4- Après avoir accouché deux ou trois enfants de même sexe (garçons ou filles), la femme est parfois tentée d’aller voir ailleurs dans le but d’avoir un enfant de sexe opposé. Cela se voit quand l’homme devient nerveux parce que la femme n’accouche que des filles. Cela se manifeste aussi lorsque la femme n’accouche que des garçons.
Conséquences catastrophiques
Les conséquences d’un enfant né d’une aventure extraconjugale sont généralement catastrophiques dans un foyer, allant parfois jusqu’à la séparation. Une fois que le secret est connu, tout change. Le climat passe au drame : heurts, colère, dépression, chantage, culpabilité, humiliations, alternent avec réconciliations, promesses de s’amender, demandes de pardon, etc. La suspicion empoisonne désormais la vie conjugale.
Découvrir que le conjoint a fait un enfant hors du foyer, détruit la confiance en l’autre, et sape les fondations du foyer le plus uni, car désormais, la confiance, base de l’union, a disparu. Quand l’acte est découvert, l’homme ou la femme qui réalise qu’il a été dupé, ressent une terrible souffrance, un coup de poignard au coeur. C’est l’un des traumatismes les plus éprouvants qui soit. C’est comme si l’autre retirait d’un coup le pansement que l’amour conjugal avait posé sur ses blessures existentielles. La trahison met à nu et réactive toutes ses douleurs passées, la peur d’être délaissé, abandonné, trahi, la terreur de ne plus être aimé.
Voilà le drame qui ronge nos foyers, et que de nombreux compatriotes vivent dans le silence, et souffrent stoïquement du mal, malgré les apparences qui sont souvent trompeuses. Le vrai drame, c’est celui de ne pas savoir quelle décision prendre. Rejeter l’enfant ? Le renier ? Répudier l’épouse ? Quitter son époux ? Comment dire à sa femme qu’on a un enfant dehors, ou comment dévoiler à son époux qu’on a un ou des enfants qui ne sont pas de lui ? Voilà autant de questions difficiles à répondre, que nous soumettons à la sagesse de nos fidèles lecteurs. Notre souhait est que ce débat soit interactif, afin que par vos conseils, vous veniez en aide à nos frères et s?urs qui sont dans cette situation difficile.
A nos frères et soeurs, nous disons que l’enfant qui naît dans ces conditions n'est pas responsable de l'acte adultérin qui l'a fait naître. Pourquoi ne serait-il pas accueilli au sein de nos foyers. Nous avons l’obligation morale de l’accepter parmi nous, car l’enfant est un don de Dieu. Nous ne créons pas la vie. Nous pouvons participer, en tant que mère ou père, à amener un enfant dans le monde, mais cet enfant est un don de notre Créateur.
A vous chers époux, même si cela est plus facile à écrire sur ces colonnes qu’à faire, les spécialistes des problèmes de famille vous conseillent de ne pas remettre en question l’existence de votre couple. L’adultère est certes un péché grave, mais qu’on peut pardonner, et une souffrance intense que l’on peut surmonter. Il faut penser aux enfants, au bonheur conjugal que l’on a essayé de construire, éviter si possible le divorce. Si l’autre a fauté, on peut se demander pourquoi. Que le conjoint trompé, sans pour autant se sentir coupable (même s’il se reconnaît une part de responsabilité dans ce qui est arrivé), évite de se poser uniquement en victime, mais reprenne la situation en main, en étant acteur de l’avenir du couple. Aux hommes surtout, il est recommandé de ne pas soumettre son épouse à un questionnement policier, ni prononcer des paroles méchantes du genre : « Je ne t’ai jamais aimée », « je n’aurais jamais dû t’épouser », « je ne te pardonnerai jamais », etc.). Il convient de rechercher les causes profondes de cette crise, avec l’aide d’un prêtre, ou d’un conseiller familial. Le choc créé par la révélation d’un enfant fait hors de son foyer, peut parfois conduire à une salutaire clarification des besoins cachés de chacun (de plus de tendresse, de dialogue, etc.), et à un redémarrage du couple. Mais ceci exigera beaucoup de tolérance, de compréhension et d’indulgence des deux côtés.
Mais celui qui a fauté doit comprendre qu’il a infligé une extrême souffrance à son conjoint, et que ce dernier aura besoin de beaucoup de temps pour lui témoigner à nouveau pleine confiance. « On peut pardonner une infidélité, mais on n’oublie jamais », a dit Simone de Beauvoir. Il reste un dernier problème à résoudre: comment le coupable peut-il se pardonner à lui-même d’avoir fauté ? Le premier pas est d’avoir l’assurance d’être pardonné par Dieu, puis de recevoir le pardon que lui accorde son conjoint. Ensuite, s’il a des difficultés à se pardonner à lui-même, nous conseillons de s’en remettre à un prêtre qui l’aidera à briser son cercle de solitude et de culpabilité.
Les enfants adultérins sont d’une part ceux qu’un homme marié a eus avec une femme autre que son épouse légitime, ou ceux qu’une femme mariée peut avoir de manière accidentelle lors d’un écart de conduite avec un individu qui n’est pas son époux légitime. Les enfants de ce genre d’aventures sont dans nos maisons, mais, nous ne pouvons le savoir. Généralement, c’est un secret absolu que la femme ne peut dévoiler sous aucun prétexte. Du côté de l’homme, c’est souvent très embarrassant et honteux d’avouer à son épouse qu’il a un enfant hors du foyer. Une aventure d’un soir peut faire basculer toute une vie, et rompre la confiance installée dans le couple, puis conduire à la rupture définitive, avec toutes les conséquences que cela implique pour chacun des partenaires, et pire encore pour les enfants.
Au XVIIIe siècle, Napoléon III fut le père d’au moins sept enfants nés hors mariage. Mais le XIXe siècle étant devenu plus rigoureux sur le plan du droit, on préfère passer désormais les enfants illégitimes sous silence. On les cache ! Par exemple, l’existence de Mazarine Pingeot, la fille du Président de la République française, François Mitterrand, née en 1974, ne fut pas affichée comme on l’aurait fait à l’époque de Louis XIV, mais cachée policièrement comme un secret d’État. Ce n’est que deux ans avant sa mort, quand Mazarine a atteint 20 ans, que François Mitterrand a accepté de laisser Paris-Match révéler "officiellement" son existence.
Qu’est ce qui peut pousser l’homme ou la femme à commettre cet acte susceptible de détruire son foyer ? J. T conseiller familial rencontré à Douala, croit trouver quatre causes principales :
1- L’homme est stérile, il ne le sait pas. Pour sauver son foyer, et contenir la pression de sa belle famille, son épouse fait un ou des enfants dehors. Il semblerait que certains gynécologues le conseillent même à leurs patientes.
2- L’homme et la femme n’ont aucun problème pour avoir des enfants, l’épouse en a même déjà au moins deux. Mais il peut arriver qu’à la suite d’un faux pas dehors, la femme conçoive et garde le secret.
3- Même lorsque son épouse accouche normalement, l’homme peut, sans peut-être le vouloir, engrosser une femme dans une aventure extraconjugale. Il est obligé d’assurer l’encadrement de cet enfant.
4- Après avoir accouché deux ou trois enfants de même sexe (garçons ou filles), la femme est parfois tentée d’aller voir ailleurs dans le but d’avoir un enfant de sexe opposé. Cela se voit quand l’homme devient nerveux parce que la femme n’accouche que des filles. Cela se manifeste aussi lorsque la femme n’accouche que des garçons.
Conséquences catastrophiques
Les conséquences d’un enfant né d’une aventure extraconjugale sont généralement catastrophiques dans un foyer, allant parfois jusqu’à la séparation. Une fois que le secret est connu, tout change. Le climat passe au drame : heurts, colère, dépression, chantage, culpabilité, humiliations, alternent avec réconciliations, promesses de s’amender, demandes de pardon, etc. La suspicion empoisonne désormais la vie conjugale.
Découvrir que le conjoint a fait un enfant hors du foyer, détruit la confiance en l’autre, et sape les fondations du foyer le plus uni, car désormais, la confiance, base de l’union, a disparu. Quand l’acte est découvert, l’homme ou la femme qui réalise qu’il a été dupé, ressent une terrible souffrance, un coup de poignard au coeur. C’est l’un des traumatismes les plus éprouvants qui soit. C’est comme si l’autre retirait d’un coup le pansement que l’amour conjugal avait posé sur ses blessures existentielles. La trahison met à nu et réactive toutes ses douleurs passées, la peur d’être délaissé, abandonné, trahi, la terreur de ne plus être aimé.
Voilà le drame qui ronge nos foyers, et que de nombreux compatriotes vivent dans le silence, et souffrent stoïquement du mal, malgré les apparences qui sont souvent trompeuses. Le vrai drame, c’est celui de ne pas savoir quelle décision prendre. Rejeter l’enfant ? Le renier ? Répudier l’épouse ? Quitter son époux ? Comment dire à sa femme qu’on a un enfant dehors, ou comment dévoiler à son époux qu’on a un ou des enfants qui ne sont pas de lui ? Voilà autant de questions difficiles à répondre, que nous soumettons à la sagesse de nos fidèles lecteurs. Notre souhait est que ce débat soit interactif, afin que par vos conseils, vous veniez en aide à nos frères et s?urs qui sont dans cette situation difficile.
A nos frères et soeurs, nous disons que l’enfant qui naît dans ces conditions n'est pas responsable de l'acte adultérin qui l'a fait naître. Pourquoi ne serait-il pas accueilli au sein de nos foyers. Nous avons l’obligation morale de l’accepter parmi nous, car l’enfant est un don de Dieu. Nous ne créons pas la vie. Nous pouvons participer, en tant que mère ou père, à amener un enfant dans le monde, mais cet enfant est un don de notre Créateur.
A vous chers époux, même si cela est plus facile à écrire sur ces colonnes qu’à faire, les spécialistes des problèmes de famille vous conseillent de ne pas remettre en question l’existence de votre couple. L’adultère est certes un péché grave, mais qu’on peut pardonner, et une souffrance intense que l’on peut surmonter. Il faut penser aux enfants, au bonheur conjugal que l’on a essayé de construire, éviter si possible le divorce. Si l’autre a fauté, on peut se demander pourquoi. Que le conjoint trompé, sans pour autant se sentir coupable (même s’il se reconnaît une part de responsabilité dans ce qui est arrivé), évite de se poser uniquement en victime, mais reprenne la situation en main, en étant acteur de l’avenir du couple. Aux hommes surtout, il est recommandé de ne pas soumettre son épouse à un questionnement policier, ni prononcer des paroles méchantes du genre : « Je ne t’ai jamais aimée », « je n’aurais jamais dû t’épouser », « je ne te pardonnerai jamais », etc.). Il convient de rechercher les causes profondes de cette crise, avec l’aide d’un prêtre, ou d’un conseiller familial. Le choc créé par la révélation d’un enfant fait hors de son foyer, peut parfois conduire à une salutaire clarification des besoins cachés de chacun (de plus de tendresse, de dialogue, etc.), et à un redémarrage du couple. Mais ceci exigera beaucoup de tolérance, de compréhension et d’indulgence des deux côtés.
Mais celui qui a fauté doit comprendre qu’il a infligé une extrême souffrance à son conjoint, et que ce dernier aura besoin de beaucoup de temps pour lui témoigner à nouveau pleine confiance. « On peut pardonner une infidélité, mais on n’oublie jamais », a dit Simone de Beauvoir. Il reste un dernier problème à résoudre: comment le coupable peut-il se pardonner à lui-même d’avoir fauté ? Le premier pas est d’avoir l’assurance d’être pardonné par Dieu, puis de recevoir le pardon que lui accorde son conjoint. Ensuite, s’il a des difficultés à se pardonner à lui-même, nous conseillons de s’en remettre à un prêtre qui l’aidera à briser son cercle de solitude et de culpabilité.

Commentaires