Claude Zeba
La protection de l’environnement est un devoir immensément divin qui incombe à tous les hommes et les femmes. Il y va d’ailleurs de la survie des espèces animales et végétales. Personne, au jour d’aujourd’hui, n’en disconvient. D’où la mobilisation tous azimuts de la communauté internationale réunie, au travers de l’ONU, du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague (Danemark), pour débattre des questions liées au réchauffement climatique, de l’Eglise et d’autres entités plus ou moins marginales oeuvrant ici et là au respect de la nature. Apportant sa pierre à ce débat sur la meilleure façon de conserver son environnement sain et sauf d’abord pour soi-même et pour les générations futures, L’Effort camerounais, à travers le dossier qu’il vous propose, est parvenu au constat selon lequel la protection de l’environnement, des forêts notamment, pour certains citoyens en quête de subsides, est un slogan creux.
Et l’Archevêque de Douala de relever à ce propos que « Nous assistons tous les jours à un déboisement sauvage de nos forêts (à l’Est du Pays, Ndlr) dont nous ne connaissons pas toujours la destination des fonds issus de cette exploitation. J’en sais quelque chose pour avoir vécu pendant sept ans à Batouri, où l’on peut voir les quantités énormes de bois coupés par les sociétés forestières. Malgré cette grande richesse, les populations de l’Est de notre pays vivent dans la grande misère ». Cela, parfois, avec la complicité des autorités. Or, pour le Magistère de l’Eglise : « Malheureusement, on doit constater qu’une multitude de personnes, dans divers pays et régions de la planète, connaissent des difficultés plus grandes à cause de la négligence ou du refus de beaucoup de veiller de façon responsable sur l’environnement ». Votre journal s’est inspiré du Message de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix intitulé : Si tu veux construire la paix, protège la création, et de l’homélie de Mgr Samuel Kleda proclamée le 1er janvier 2010 à Douala pour partager avec ses lecteurs la position de l’Eglise sur cet épineux problème, et passer en revue la réglementation en vigueur en la matière au Cameroun.

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