J.B.P. NLEND
La Conférence épiscopale nationale du Cameroun vient de clôturer ses assises sur un thème un peu trop simpliste, d’apparence : le rôle du Prêtre dans l’Eglise et dans le monde, tant il est vrai que ce rôle semble connu de tous. Il consiste essentiellement en l’annonce de la Bonne Nouvelle, de l’Evangile, dans le monde, c’est-à-dire, partout. C’est aussi un rôle qui consiste à reposer, en faveur de l’homme, les mêmes actes du Christ qui est venu sauver tout homme et tout l’homme.
L’annonce de la Bonne Nouvelle ne limite donc pas le Prêtre à la dimension spirituelle de l’homme. Elle l’oblige au contraire à s’intéresser à tout ce qui touche l’homme et qui se rapporte à ses activités. Il n’y a, pour ainsi dire, pas de sujet tabou pour le Prêtre. Il doit éclairer et aider les fidèles à opérer des choix judicieux qui font la promotion de la vie. L’Eglise n’est pas seule à proposer à l’homme des solutions à ses questionnements. Elle a la ferme conviction de proposer l’unique voie de salut à l’homme. Ce salut ne s’obtient qu’au prix du travail, du sacrifice et de l’amour du prochain. Bien entendu, le discours de l’Eglise choque. Il a d’ailleurs toujours choqué. D’où ces nombreuses attaques fielleuses et vipérines de la part des ennemis de l’Eglise que l’on recrute dans les rangs des sectes d’initiation ésotérique, dans les milieux païens qui font le culte de la matière et dans les rangs des thuriféraires avides et égoïstes à la vénalité avérée et affirmée. De toute évidence une forte et diabolique machination s’est déployée depuis quelques décennies déjà contre l’Eglise. Elle tend à jeter le discrédit sur les membres du clergé et à semer le doute parmi les fidèles. Ces attaques sont pour le moins incongrues et sûrement malveillantes. Par un fort tapage médiatique, on tend à induire la grande majorité à l’erreur. On l’a fait avec la diabolisation de l’Irak et de Sadam Hussein. Pour se faire bonne conscience, on se sert du peuple et on légitime le crime et le vol. Depuis l’assassinat ignoble du Christ, l’homme averti a compris que la démocratie ne rimait pas forcément avec la vérité. Toute une foule peut se tromper. Le peuple n’est pas dupe. Il adhère aux slogans pompeux malgré lui. Au commun des hommes tout est permis, du moins on peut presque tout tolérer. Au Prêtre, on ne tolérera pas qu’il mente. Au moment où l’on veut ériger le vice en norme, où on veut faire croire à l’homme qu’il peut s’épanouir dans le mal, il revient aux Prêtres de tenir un discours contraire et convaincant. Le comportement regrettable de certains Prêtres ne doit pas être imputé à tous, de même qu’il ne peut pas occulter la grande valeur morale du plus grand nombre. Le risque est d’aboutir à une analyse globalisante et généralisante qui trop souvent est une projection sur l’autre de ce que l’on a de plus abjecte et de plus ignoble. En rendant caduque le rôle du prêtre, du vrai prêtre, au XXIe siècle, on veut tout simplement tourner le dos à la vérité et à Dieu. On pourrait croire, à l’écoute de l’actualité que les adeptes du nouvel ordre ont sonné le glas pour l’Eglise. Il n’en n’est rien. Les attaques contre les prêtres, les errements de certains, secouent fortement l’Eglise, mais ils n’entraîneront jamais sa ruine. Ils affectent l’Eglise dans sa mission. Que d’énergies déployées pour expliquer, s’excuser et réconforter ! On a longtemps étiqueté, à tort, L’Effort camerounais comme le journal de l’opposition, comme le journal du Cardinal Tumi qui n’en était que le Directeur de Publication. Depuis le 9 Janvier, L’Effort a un nouveau D.P. en la personne de Mgr Samuel Kleda. Sa ligne éditoriale reste la même : C’est le journal des Evêques du Cameroun au service de l’Eglise. C’est un journal qui évangélise, qui informe et contribue à la construction d’une nation plus juste et plus équitable. L’Effort n’a jamais été un journal d’opposition, il ne sera jamais, non plus, le journal du pouvoir. Toutes nos félicitations à Mgr Joseph Atanga, nouveau Président de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun qui aura la lourde responsabilité de parler au nom de l’Eglise qui est au Cameroun à la veille du grand rendez-vous de 2011. Un prêtre, comme un Evêque, a le droit de se mêler de la politique pour éclairer et orienter les consciences.

I want to hereby, say thank you to the editorial board of L'Effort for the great job they are doing to bring together these essential elements of existence: God, the World and Man. This particular article has touched me so much because we at times, have the feeling that the mission of a Priest is only limited to the spiritual formation of Man. We have come to understand that a Priest is beyond this as his target is to "look at everything that affects man and that relates to his activities." He informs and assists the faithful to make wise choices meant to promote life.
Rédigé par : BANDIN JUSTIN | 08/05/2010 à 02:20