Gildas Mouthé
L’institution qui a ouvert ses portes en 1969, connaît 40 ans plus tard une évolution remarquable tant du point de vue qualitatif et quantitatif.
L’histoire retient que c’est le 05 février 1967, que Mgr Luigi Poggi, Pro-Nonce au Cameroun, procéda à la pose de la première pierre du nouveau Grand Séminaire de Nkolbisson. Lequel fut inauguré le 25 janvier 1969, en présence du Secrétaire Général de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, du Secrétaire de l’ouvre de Saint Pierre Apôtre, de Monsieur le Président Ahmadou Ahidjo, de nombreux Evêques et de prêtres.
Entre 1968-1969, le Grand Séminaire compte 71 Séminaristes répartis en 6 années de Séminaire. Dès le début de ses activités, le Grand Séminaire de Nkolbisson est interdiocésain et international, (les Séminaristes viennent de toutes les Provinces Ecclésiastiques du Cameroun, puis des Diocèses des pays limitrophes comme le Gabon, le Tchad et la République Centrafricaine, mais aussi des Congrégations religieuses, notamment Jésuites et Bénédictins). Le premier Recteur, du clergé diocésain local, M. l’Abbé Barthélemy Nyom, dirige une équipe d’éducateurs professeurs formés de 8 prêtres jésuites et de 2 prêtres diocésains. Une Communauté des Filles de Jésus de Kermaria assiste cette équipe dans ses tâches jusqu’en 1975, date à laquelle celles-ci passent le témoin aux Filles de Marie de Yaoundé.
Pendant 10 ans, de 1969 à 1979, l’Abbé Barthélémy Nyom dirige un Séminaire inter Etats qui voit ses effectifs augmenter de manière fulgurante. Le Séminaire de Nkolbisson reçoit 900 Séminaristes environ parmi lesquels 261 originaires de la RCA, du Gabon, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad et une vingtaine de Séminaristes religieux. De 1969 à 2009, le Grand Séminaire de Nkolbisson a connu 5 Recteurs. On peut citer entre autres : l’Abbé Barthélemy Nyom, Mgr Adalbert Ndzana, Mgr Raphaël Marie Ze, Mgr Jean Mbarga, l’Abbé Dieudonné E. Atangana, l’Abbé Philippe Alain Mbarga, Recteur actuel nommé depuis mai 2008.
La formation
Elle s’inspire des recommandations du Concile Vatican II, qui institue la formation intégrale : spirituelle, intellectuelle, pastorale et humaine. Depuis 1969, l’institution a connu des changements notables dans ce domaine. Ainsi, de 1969 à 1978, la formation s’étalait sur 5 ans avec un stage canonique après la 3ème année. De nombreux ajustements sont aussi intervenus entre 1972-1975 et entre 1975 et 1978, ce qui va aboutir pendant la période 1978-1981 à l’institution d’un cycle de 7 ans : un biennium de philosophie, deux cycles de théologie de deux ans chacun, séparés par une année de stage canonique. De 1981 à 1991, une année de propédeutique précède ce septennat. Cette année devient par la suite une année de philosophie.
En 1991, la Propédeutique est créée hors du Séminaire de Nkolbisson, et les théologiens sont inscrits dans la nouvelle faculté de Théologie de l’UCAC, ce qui réduit la théologie à trois ans et leur confère une licence universitaire. Dès 1994, les étudiants en philosophie ont eux aussi commencé à suivre des enseignements à l’UCAC. Au cours de la période 2001-2002, il est décidé que les cycles de philosophie et de propédeutique se dérouleront à Otelé. Dès lors, le Grand Séminaire de Nkolbisson ne comprenait plus que le cycle de théologie.
Cette formation, faut-il le souligner, a produit de bons fruits. De nombreux prêtres parmi lesquelles des Evêques sont sortis de cette institution, qui a aussi offert à la société plusieurs laïcs responsables et dynamiques.
Source : Rencontre n° 111
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Rédigé par : bape outlet | 30/05/2010 à 19:50