C’est pratiquement les premiers prêtres de l’année sacerdotale et de l’ère Samuel Kléda, le nouvel Archevêque de Douala. Le fait est si retentissant, que le porte- parole des ordinands n’a pas manqué de le relever dans son propos à la fin de la célébration eucharistique qui a vu leur ordination par le Cardinal, en présence de Mgr Samuel Kléda. Ils sont douze prêtres et deux diacres à dire définitivement « oui » au Seigneur, pour le compte du Diocèse de Douala s’agissant des premiers, et pour la Congrégation Verbum Dei pour les deux derniers.
08 décembre…
La célébration qui a eu pour cadre la Cathédrale Saints Pierre et Paul de Bonadibong à Douala, s’est déroulée le 8 décembre dernier, en la fête de l’Immaculée Conception. Un choix de date qui, selon le célébrant principal, ne relève pas du simple hasard. « Ce n’est pas un fait de hasard que l’Archidiocèse de Douala ordonne ses prêtres, depuis quelques années, en cette fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Nous voulons que tout prêtre ordonné à Douala se mette sous la protection de la Vierge Marie. Nous souhaitons qu’à l’instar de la Vierge Marie, chaque prêtre dans ce Diocèse sache que Marie est vraiment notre refuge, qu’elle prie pour nous tous les jours, et comme elle, que nous copions l’exemple de son engagement : ‘’Seigneur, que ta volonté soit faite’’ », a-t-il martelé. Avant d’embrayer sur la question même du prêtre : qu’est-ce qu’un prêtre et pourquoi un prêtre ? Et de répondre, étant donné que Jésus-Christ à fait de tous les baptisés des prêtres, des prophètes et des rois avant de mettre de côté un groupe spécial, celui du clergé, au bénéfice de l’Eglise, pour continuer son travail. Le prélat fait savoir par la suite que le Christ Lui-même, notre unique grand prêtre, a jugé nécessaire de choisir certains de ses disciples. Afin qu’ils remplissent publiquement, dans l’Eglise, en son nom et pour l’humanité, la fonction de prêtre, c’est-à-dire de sacrificateur. « …Le Christ a envoyé les Apôtres dans le monde pour continuer à exercer Lui-même, à travers eux et les Evêques, les successeurs des Apôtres, sa charge de Prêtre et de pasteur », a-t-il dit. A ce titre, le prêtre est tenu de célébrer « dignement et proprement » les sacrements, d’enseigner et de sanctifier le peuple chrétien, en étroite collaboration avec son Evêque à qui incombe la charge de la gouvernance de son Eglise. Autrement, « son sacerdoce (le sacerdoce du prêtre, NDLR) n’a pas de sens ». Ce n’est qu’avec son Evêque qu’il devient le successeur des Apôtres.
Exhortations
Monseigneur l’Archevêque émérite de Douala s’est vu devoir prodiguer également quelques conseils à ses jeunes confrères dans le sacerdoce. Ainsi, a-t-il recommandé aux ordinands de ne point se servir de la chair pour régler des comptes ou pour s’attaquer nommément à des personnes, de prêcher par l’exemple de leur conduite, de sacrifier à la dévotion mariale, de visiter les malades, les laisser pour compte et de ne pas non plus oeuvrer pour leurs intérêts personnels, mais pour ceux de l’Eglise pour laquelle ils ont tout sacrifié. Sinon, ils ne seraient pas plus que des « voleurs », des loups dans la bergerie.
La liturgie du sacrement s’est déroulée dans le stricte respect des rites liés à ce genre d’événement à savoir : l’appel des candidats, la demande d’ordination, l’engagement des futurs prêtres, la prière sur les ordinands (monition pour les litanies) et la prière de conclusion. Le tout couronné par des rites essentiels (imposition des mains et prière consératoire) et complémentaires (vêture, onction des mains, remise de la patène et du calice, et le baisser de paix). Des rites emprunts de majesté et de solennité dignes de susciter d’autres vocations.
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