Sylvestre Ndoumou
A l’approche des fêtes de fin d’année, l’on observe une recrudescence inquiétante des agressions dans les taxis des grandes villes que sont Douala et Yaoundé. L’Effort camerounais s’est rapproché des services de police pour mieux sensibiliser ses lecteurs.
Il y a quelques mois, L’Effort camerounais, dénonçait le phénomène des agressions dans les taxis. Il faisions alors état du cas d’une femme âgée d’une cinquantaine d’années à bord d’un taxi dans la ville de Yaoundé. Dans ce véhicule, se trouvait une fausse religieuse, complice avérée d’un groupe de malfaiteurs. La fausse religieuse, l’embarque alors dans la « Bonne Nouvelle ». Ensuite elle lui demande de lui remettre son sac afin qu'elle le bénisse. La quinquagénaire, une fervente croyante, ne se doute alors de rien. " Je lui ai tout remis et ils ont commencé à prier. Je ne me suis doutée de rien, d'autant plus que je voyais une jeune « soeur qui priait ». Je suis bien arrivée à la maison, et c'est au moment où je voulais remettre à mes petits fils un peu d'argent que je me suis aperçue que je n'avais plus que du papier hygiénique dans le sac à main ".
Depuis quelques jours, un phénomène nouveau a fait surface. Les malfaiteurs ont mis au point une stratégie qui ne laisse aucune chance à la victime. « Ici, la méthode est vraiment brutale, et ce sont des hommes qui sont les principales cibles. Vous êtes à bord d'un taxi et la jeune dame que vous trouvez à l'intérieur vous attire avec un sourire angélique. Comme il fait chaud, elle vous propose un mouchoir ou des friandises (biscuits, yaourt). Vite fait, le mouchoir vous enivre et vous voilà parti pour un long sommeil. Lorsque vous vous réveillez, vous êtes généralement au bord du lac municipal ou vous vous retrouvez dans la broussaille d’un quartier que vous ne connaissez pas ».
Certains bandits, déguisés en vendeurs ambulants, utilisent les mêmes procédés. Les « parfums » qu’ils vous présentent sont en réalité des drogues. Il suffit de les inhaler un tout petit peu, et vous sombrez dans un profond sommeil. Pendant ce temps, ils vous traînent en lieu sûr pour vous dépouiller. La liste des méthodes utilisées par ces agresseurs est loin d’être exhaustive. Au Commissariat central No 1 de la ville de Douala, nous avons pu rencontrer un officier de police qui a accepté de parler sous anonymat. Ce dernier affirme : « Les forces de l’ordre sont informées et travaillent nuit et jour pour mettre hors d’état de nuire ces individus, afin que les citoyens passent les fêtes en toute sécurité. Pour cela, il faut la collaboration des citoyens. Qu’ils se présentent à nous lorsqu’ils sont en sont victimes. Malheureusement, les gens préfèrent garder silence. Ce que nous recommandons, c’est la plus grande vigilance. Ne pas engager des discussions avec des gens qui vous sont inconnus dans un taxi ; ne pas accepter les mouchoirs, les yaourts ou un parfum qu’on vous demande d’essayer. A bon entendeur … ».
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