Achille Atina
Le 1er décembre dernier, la gare centrale de Bessengue a servi de cadre à la célébration de la 22e Journée mondiale de lutte contre le SIDA. Par centaines, les cheminots se sont retrouvés pour faire le bilan de toutes les initiatives prises par la CAMRAIL en vue d’éradiquer la maladie au sein de l’entreprise.
Il ne fallait pas mieux pour voir converger des centaines de cheminots de la CAMRAIL vers la gare centrale de Bessengue. C’était à l’occasion de la célébration de la 22e Journée mondiale de lutte contre le SIDA, devenue une tradition au Cameroun. La célébration de ce jour marquait le clou d’une série d’activités sur le plan national. En effet, campagnes de sensibilisation, de communication et de dépistage gratuit, ont meublé la semaine précédent la commémoration de la journée consacrée à la lutte contre la pandémie. Et la 22e édition célébrée cette année n’aura pas dérogé à la règle.
Le 1er décembre dernier, l’ambiance était à la détermination et à la mobilisation. Ils étaient venus des différents secteurs CAMRAIL de Douala et des environs. Avec un même slogan : « Tenir les promesses » dans la lutte contre le SIDA. Ainsi, du conducteur de locomotive au mécanicien, de l’agent de sécurité au cadre de direction, les cheminots camerounais ont à leur manière, manifesté leur détermination de mettre le VIH/ SIDA hors des rangs du personnel de la société, grâce à une stratégie multidimensionnelle mise en place par la direction générale.
Le bilan de la lutte contre le VIH/ Sida a été présenté au public par le directeur général, M. Gérard Quentin. A l’en croire, les résultats obtenus par la CAMRAIL sont très positifs. Ainsi par exemple, a-t-il fait remarquer, le taux de séroprévalence est en nette régression au sein de la société. Il expliquera par la suite que la baisse du taux de prévalence a été constatée à la suite du dernier dépistage effectué pendant l’année 2009, grâce à l’expertise technique de l’hôpital Laquintinie de Douala. Pendant le processus de dépistage, 1139 agents ont été examinés, pour un taux de participation de l’ordre de 58%. Ensuite, 99% des sujets dépistés ont pu récupérer leurs résultats. A l’issue de cette opération, le taux de prévalence qui s’est dégagé était inférieur à 1% ! M. Gérard Quentin précisera ensuite que d’une manière générale, le taux de prévalence cumulé au sein de cette entreprise en 2008 et en 2009 est de 2,5% ».
Les résultats ainsi obtenus par la CAMRAIl ne sont pas le fruit du hasard, ou d’un simple voeu. C’est la conséquence positive des stratégies adéquates mises en route depuis l’année 2005, visant à accompagner et à encadrer quotidiennement le personnel de la CAMRAIL contre la pandémie du SIDA. Parmi les mesures qui ont permis d’aboutir au net recul du VIH/SIDA au sein de la CAMRAIL, l’on cite : la création d’une unité interne de lutte contre le VIH/SIDA. Celle –ci a permis la formation de 100 pairs éducateurs et 10 pairs éducateurs conseillers ; elle a aussi organisé des ateliers de formation et de sensibilisation du personnel. Parmi les autres mesures de lutte mises en place par la CAMRAIL, l’on note aussi la prise en charge à 100% des personnes infectées et leurs familles. A l’occasion de la célébration de la 22e Journée mondiale de lutte contre le SIDA, M. Gérard Quentin a aussi annoncé la création prochaine pour le compte de l’entreprise ferroviaire, d’une unité moderne de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Elle sera, nous a t-on confié, au service de toutes les populations de la ville Douala. Cependant, si les résultats encourageants obtenus permettent d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme, M. Gérard Quentin a conseillé la plus grande vigilance aux cheminots. Car les comportements à risque pourraient compromettre tous les efforts et les sacrifices déjà fournis. La lutte contre le VIH/SIDA au sein de la CAMRAIL doit se faire en synergie. Tout le monde doit s’impliquer à fond, car une incartade d’un seul maillon pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’ensemble de la chaîne. Tout le monde est donc appelé à prendre place à bord, pour que roule enfin un train de vie sans SIDA.

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