Soeur Geneviève Yano
Coordinatrice Nationale
Fondation Liliane
Tel : (237) 22 31 46 91
(237) 75 03 68 54
Cet appel de coeur est lancé par la Soeur Geneviève Yano, Coordinatrice Nationale de la Fondation Liliane, spécialisée dans l’encadrement et l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap. Cet appel s’adresse aux parents, à la société civile, aux personnes de bonne volonté, ainsi qu’aux pouvoirs publics.
A l’aube de la 18è Journée mondiale consacrée aux personnes vivant avec un handicap, le bureau de coordination de la Fondation Liliane au Cameroun, adresse ses souhaits les meilleurs à les toutes personnes vivant au Cameroun ou ailleurs dans le monde avec l’un ou l’autre handicap.
Une fois de plus cette journée nous parait bien opportune pour nous adresser à tous les Camerounais. Au fil des six dernières années, notre travail de terrain nous a permis de nous familiariser avec la réalité des enfants et jeunes vivant avec toutes sortes de déficiences. Nous constatons avec consternation la situation de nombreux enfants et jeunes dont le mal est d’origine cérébral et qui, par conséquent, présentent une multitude de manifestations physiques et intellectuelles avec des troubles de comportement. Ceux-ci sont les moins compris et les plus en proie à la marginalisation et au mauvais traitement, même au sein de leurs propres familles. Profondément choquée, et démunis devant cette situation qui est générale à toutes les tribus et dans toutes les couches sociales dans notre pays, Nous avons tiré la sonnette d’alarme auprès de notre Siège. Des prises de contact et des négociations ont suivi, aboutissant à la mise sur pied d’un programme de formation réparti en quatre sessions d’un mois chacune, et étalées sur trois années. La formation est donnée par la fondation Liliane en partenariat avec ‘sHeeren Loo. ‘sHeeren Loo est un organisme hollandais spécialisé dans la prise en charge des déficients mentaux de tous genres et de tous âges. Depuis novembre 2008, 30 Camerounais anglophones et francophones, issus de Centres de rééducation ou d’éducation spécialisée participent tous les 6 mois à un atelier de deux semaines pour se doter de connaissances en vue d’une meilleure prise en charge de ces enfants que tout le monde, les parents inclus, appelle “serpents” ou “sorciers”. Cette formation vient à point nommé, et répond à un besoin très accru de personnes qualifiées dans ces centres tous crées à l’initiative de missionnaires et de quelques particuliers, sans ou avec peu de formation. Ceux-ci ont pris le risque de lancer une si grosse entreprise sans grande préparation, mais animés de leur conviction et de leur détermination à voir ces enfants mieux encadrés et intégrés dans les familles et la société.
Depuis la première session en novembre 2008, nous constatons avec grand soulagement, une nette amélioration dans la qualité du suivi de ceux-ci dans les centres existants, et même la mise sur pied d’une nouvelle structure. Avec les échanges de visites et d’expériences entre différentes structures, nous réalisons à notre grande et agréable surprise que malgré leurs réactions « anormales », et quelques fois spectaculaires, certains de ces enfants arrivent à s’intégrer, à apprendre à produire des articles qui leur permettent de se sentir utiles, et de rapporter un petit revenu. Certains arrivent à apprendre un petit métier à la grande fierté de leurs parents, d’eux-mêmes et de leurs encadreurs, et n’attendent qu’à être embauchés pour contribuer eux aussi, à leur façon, à la vie de leur communauté. Derrière l’apparence physique très défigurée chez certains, se cache une très grande intelligence qu’il faut découvrir et développer.
Après les trois premières sessions en novembre 2008, avril et novembre 2009, la quatrième se tiendra en 2010.
Pendant les sessions qui durent deux semaines pour chaque groupe linguistique, quatre spécialistes hollandais donnent des cours théoriques sur les différents types de déficiences mentales, leurs causes et leurs symptômes avant la descente sur le terrain où les participants reçoivent des enseignements pratiques sur la manière de diagnostiquer, d’évaluer la sévérité du handicap, et d’établir un plan individuel de suivi pour chaque enfant ou jeune.
De quoi s’agit-il en fait ?
Il y a déjà eu des cas où, à la vue des troubles comportementaux chez les enfants, des parents parlent de ceux-ci en disant que l’enfant est “fou”. Il importe ici de lever l’équivoque en précisant qu’il ne s’agit nullement pas de la psychiatrie, comme cela peut paraître d’emblée. Comme déjà mentionné auparavant, il est question des enfants qui, à cause d’un dommage cérébral congénital, néonatal, péri ou post natal, présenteront une variété de troubles psychomoteurs, intellectuels et ou comportementaux qui se préciseront au fur et à mesure de leur développement.
Changement de mentalité
Si les centres spécialisés sont encore en nombre très réduits dans notre pays, celui des techniciens en la matière l’est d’avantage. Et même si ces deux obstacles étaient levés, il resterait encore celui du changement de mentalité vis à vis de ces enfants. Parce qu’il s’agit d’enfants dont les disfonctionnements physiques, intellectuels ou comportementaux résultent d’une atteinte cérébrale, cela va sans dire que tout effort de récupération n’est que palliatif, étant donné la nature irréversible de l’atteinte cérébrale. Il s’agit de ces enfants dont le cerveau a été endommagé avant, pendant ou après la naissance. Selon que l’atteinte cérébrale est légère, profonde ou très profonde, ces enfants auront un développement psycho moteur et ou intellectuel plus ou moins retardé. Les désordres sont multiples et vont de la passivité totale à l’agitation, en passant par la cécité, la surdité, les mouvements incoordonnés, le déséquilibre physique, la salivation abondante et incontrôlée, les crises épileptiques, le non contrôle des sphincters, l’immobilité ou au contraire la mobilité incontrôlée, etc. (les spécialistes ont un vocable très sophistiqué pour ces désordres, mais là n’est pas notre préoccupation du moment.) Ceux avec une atteinte cérébrale très profonde restent totalement dépendants avec une énorme disproportion entre la croissance physique qui peut être tout à fait normale, et les autres facultés qui restent celles d’un nouveau né.
Ce sont des enfants qui, malgré toutes les méthodes de stimulation utilisées dans les meilleurs des cadres, resteront plus ou moins dépendants. Leurs parents ont grand intérêt à comprendre le mal, afin de pouvoir apprendre à s’en occuper plus ou moins toute la vie, avec l’appui technique et sporadique d’un centre spécialisé.
L’ignorance a porté nos aïeux à traiter ces enfants de sorciers, de serpents, de malédiction pour la famille et autre. A une certaine époque, ils ont été éliminés, puis tolérés et gardés dans l’arrière cours ou dans une chambre obscure de la maison, (Pratique pas encore éradiquée de nos jours) où Ils sont traités au même titre si pas moins que les moutons et les chèvres. Les parents en ont honte et ne voudraient pas être identifiés comme parents d’une telle créature. Les mêmes préjugés continuent à nourrir nos conversations, nos attitudes et comportements vis-à-vis de ces enfants et de leurs familles. Aujourd’hui encore, tout membre de famille, amis ou simple passant que nous puissions être, il nous arrive de conseiller aux parents de déposer ces mauvais enfants, ces animaux ou ces sorciers, surtout les plus profondément atteints ou très défigurés, au bord d’un cours d’eau ou en pleine forêt pour qu’ils « s’en aillent ». D’aucun vont jusqu’à conseiller la famille de les laisser mourir de famine ou de les conduire chez des marabouts qui les aideront à s’en débarrasser le plus rapidement possible. Quand ils viennent à mourir, on les enterre aussitôt comme... ou quelques fois moins qu’un chien. Des cas d’enfants ramassés en forêt par des chasseurs et amenés dans nos Centres, ou qui partent des structures de rééducation pour le village d’où ils ne reviendront plus jamais, en sont des témoignages vivants. Dans le meilleur des cas, l’enfant est abandonné à la grand-mère qui croyant mordicus à la fatalité, s’acharne à le nourrir sans plus, convaincue que rien d’autre n’est possible.
Nos aïeux l’ont fait par ignorance, nous n’avons aucune excuse pour leur emboîter le pas, ni rester indifférents. Si les structures d’encadrements restent très onéreuses et insuffisantes en nombre, le changement de mentalité ne nous demande rien d’autre qu’un peu d’ouverture, et doit commencer dans les familles. Ce changement de mentalité, raison d’être de cet article, est vraiment un appel pour tous.
Appel aux parents des enfants déficients mentaux
Chers parents qui devez porter des enfants toute la vie ou presque, nous vous encourageons à plus d’efforts pour l’acceptation de ceux-ci. Cessez de pointer un doigt accusateur sur qui que ce soit, d’avoir honte et ou de vous culpabiliser d’un crime que ni vous ni vos enfants, ni votre partenaire n’a commis. Dans l’article de l’année dernière intitulé « où sont-ils les papas », (qui reste d’ailleurs bien d’actualité) nous avons déjà fait appel à la conscience des hommes qui croient résoudre le problème en se dérobant du foyer ou en renvoyant leurs partenaires avec leurs progénitures atteintes d’un ou l’autre handicap. Soudez-vous plus que jamais autour de ces membres à part entière de vos familles qui ont droit à toute la chaleur familiale, au respect, au bon traitement et au sentiment d’appartenance au sein de leur famille et de leur société. S’ils ne savent ni parler ni entendre, ni voir ni se mouvoir ni même se nourrir, ils ont un coeur qui sait percevoir votre affection ou au contraire le rejet qui motive vos attitudes envers eux.
Appel à la société camerounaise
Chers frères et soeurs Camerounais, A l’âge de la globalisation et de la technologie de pointe où toute information est disponible sur Internet, avec la grande avancée des sciences médicales, il serait aberrant de nous cantonner sur nos réflexions et attitudes rétrogrades comme si la technologie et la science étaient l’apanage des autres. Dotons-nous de connaissances dans le domaine de la déficience mentale et des infimités motrices cérébrales qui jusqu’ici restent en friche et si peu explorées. De retour au village, ayons l’audace de dissuader ceux qui attribuent encore aux sorciers les désordres que présentent tel ou tel enfant. Détournons les du chemin des marabouts, de la rivière ou de la forêt par des explications fondées et vérifiées, pour les orienter vers le neurologue, ou le centre de rééducation le plus proche. Osons protéger ces enfants qui errent dans la rue tout sales et à la merci de toute éventualité.
Appel au gouvernement Camerounais
Nous étions agréablement surpris par l’invitation du CNRH en partenariat avec le MINAS, à l’atelier National d’évaluation du dispositif d’encadrement des personnes handicapées, qui s’est tenu au palais des Congrès du 11 au 13 Août 2009. Nous étions fort flattés par les efforts du gouvernement qui par le biais du MINAS, veut faire du CNRH d’Etoug-Ebe un centre de référence pour la prise en charge de toutes les catégories de handicap dans notre pays. L’ambition est louable, de taille, et combien exaltante, mais non sans sa panoplie de préalables, si elle se veut effective et efficace. En attendant que toutes les dispositions soient prises et tout le dispositif mis en place, nous pensons qu’ils seraient judicieux de la part de notre gouvernement de renforcer substantiellement, de manière suivie et fiable, les capacités des centres qui font déjà un travail énorme dans le domaine de la rééducation en général, et de la prise en charge des enfants et jeunes avec déficiences mentales en particulier. Considérant l’enclavement de certaines localités, la précarité des moyens, et les risques de la route avec des enfants à mobilité réduite ou impossible si ce n’est sur le dos d’une grand-mère, la décentralisation n’est-elle pas une solution plus adaptée à notre réalité ?
A tous, citoyens et Gouvernement
A tous les Camerounais et à notre gouvernement, nous terminons en réitérant la nécessité d’une prise de conscience individuelle et collective pour que nos enfants déficients mentaux puissent jouir d’une prise en charge optimale initiée dans la famille, soutenue par les attitudes positives de tous, avec l’appui financier constant et substantiel du gouvernement et l’assistance technique des centres de rééducation et d’éducation spécialisée.
Beaucoup seraient encore à dire dans le domaine des dommages cérébraux et des désordres qui s’en suivent. Pour l’instant, laissons-nous toucher par cet appel à une prise de conscience radicale pour une vraie conversion de nos attitudes et de nos comportements.

je suis trés surprise par le gouvernement camerounais pour esploitation sur le dos des personnes handicapés tel que sois sa nature, le MINAS mérite d'être estrmine ce Ministére ne doit pas esiste ce un faut ministére les handicapés soufre bcp et le droit de travail dit que 10 pour cent du marché d'emploi est stritement reservez aux personnes handicapés c'est ne pas le car au cameroun,bref j'ai bcp a parler si tu me donne l'occassion de vous donner les detailles,les fond ppt ne pas santire dans le milieu des handicapés,les conférence ne sont pas organiser pour la sansibilisation de l'opinion publique le rôle et le respect des personne handicapés, je sais que le gouvernement camerounais fait tout pour etiendre l'image des personnes handicapés,
les infrestitures du côté les achitectures ne sont points respecter,et une chose a votre attantion quand vous voyer les handicapés faire du n'ai porte quoi c'est par c'est que le gouvernement ne prand pas en consideration les handicapés, si vous réponder je vous dira d'autre chose et si le Ministére chare des affaires sociale demantire je tien a c'est que nous faisons le face à face puis que eux vons utiliser les hommes en tenus pour faire la disuasion je le sais bien mais il est tend que les handicapés léve leur tête pour revandiquer leur droits, comment le mins disous la fédération National des associations des personnes Handicapés ( FE.NA.H.CAM ) qui a un statut adopter par l'asemblée national camerounais, j'ai des propositions a faire et d'une part je reconnais que eux du gouvernement Minas prandra et garder dans les tiroires,
votre réponse svp merci paul gedion.
Rédigé par : paul gédion | 03/03/2010 à 01:07
Your article was very good ... ... I really like
Rédigé par : bape outlet | 30/05/2010 à 19:49