Le phénomène d'agressions dans les taxis ne cesse de donner des sueurs froides aux habitants. Aujourd'hui, les nouvelles victimes ne sont autres que les taximen.
Faux prophètes
Récemment, ce sont les hommes qui étaient reconnus comme les spécialistes, surtout en journée. Ils vous entraînaient dans le spirituel. Mais depuis quelque temps, les femmes semblent leur avoir ravi la vedette. Elles sont devenues de vrais " pasteurs " ambulants. Leur méthode est simple, mais très efficace. Vêtues comme des religieuses, elles n'hésitent pas à brandir la croix de " Jésus " lorsque vous les rencontrez dans un taxi. C'est ce qui est arrivé à Jeanne B. à la fin du mois dernier. Alors qu'elle venait de toucher sa paie, elle stoppe un taxi devant sa banque en plein centre ville. " Bénissons l'éternel Madame ", lui a-t-on lancé en entrant.
La quinquagénaire est une fervente croyante et ses petits-fils étant malades, l'invitation l'attire. La fausse religieuse lui demande de lui remettre son sac afin qu'elle le bénisse. " Je lui ai tout remis et ils ont commencé à prier. Je ne me suis doutée de rien d'autant plus que je voyais une jeune sœur qui priait. Je suis bien arrivée à la maison, et c'est au moment où je voulais remettre à mes petits fils un peu d'argent que je me suis aperçue que je n'avais que du papier hygiénique dans le sac à main ".
Mouchoirs et nourritures drogués
Ici, la méthode est vraiment brutale, et ce sont des hommes qui sont les cibles. Vous êtes à bord d'un taxi et la jeune dame que vous trouvez à l'intérieur vous attire avec un sourire angélique. Comme il fait chaud, elle vous propose un mouchoir ou des friandises (biscuits, yaourt). Question de ne pas beaucoup transpirer. Vite fait, le mouchoir vous enivre et vous voilà parti pour un long sommeil. Lorsque vous vous réveillez, vous êtes généralement au bord du lac municipal ou vous vous retrouvez dans un quartier que vous ne connaissez pas.
Les taximen,
nouvelles cibles
Longtemps soupçonnés de complicité avec les agresseurs, les chauffeurs de taxis à Yaoundé sont depuis quelques temps devenus les victimes récurrentes. Les agresseurs les droguent et les balancent dans un coin. L'appât du gain semble favoriser ces agressions. Selon Samuel Z, taximan à Yaoundé " C'est une ou deux personnes qui vous prennent en course pour des coins un peu reculés. Chemin faisant, ils vous proposent à manger ou à boire. Sans réfléchir, vous le consommez et au bout d'un certain temps, vous vous réveillez à l'hôpital ". Dans les centres de santé, l'on affirme que les agresseurs utilisent des somnifères courants, qui sont très puissants. " Parfois les victimes restent dans le coma trois jours durant " raconte une infirmière.
Pour faire face à ce phénomène qui prend des proportions alarmantes, les uns et les autres peaufinent des stratégies de protection. Le mot d'ordre porte d'ailleurs sur la vigilance. Pour E. Shey, les taximen doivent se méfier des passagers qui les prennent en course à certaines heures. Il faut d'ailleurs, poursuit-il, travailler à des heures raisonnables, et surtout refuser les aliments et autres jus offerts par des clients. La même mise en garde vaut également pour les usagers à qui l'on recommande plus de vigilance notamment : refuser les surcharges, éviter de trop causer avec des inconnus, mémoriser les numéros d'immatriculation des taxis et si possible, le nom du conducteur inscrit sur le badge d'identification.

merci pour le conseil
j'espère que c'est valable pour ceux qui habitent dla.
Rédigé par : nina koloko | 30/09/2009 à 07:49