" Qui sème le vent, récolte la tempête " dit un adage populaire. Comme quoi, qui sème à profusion les préservatifs, peut moissonner, contrairement aux idées répandues, les infections sexuellement transmissibles, le SIDA et des dommages moraux insoupçonnés et insoupçonnables.
C'est ce que les Evêques du Cameroun s'efforcent de
rappeler aux autorités " […] L'Eglise rappelle cependant que toute
campagne sérieuse de lutte contre le SIDA doit privilégier les questions
éthiques, par rapport à nos cultures africaines et par rapport à notre vision
chrétienne de l'homme. Face aux effets désastreux d'une libération sexuelle qui
dissocie plaisir et responsabilité, il convient d'amener les jeunes à réfléchir
sur le sens et la grandeur de la sexualité. Dans les campagnes de masse et en
période d'urgence, de grande contagiosité, le préservatif est présent comme un
" mal nécessaire ", mais il n'en reste pas moins un mal moral.
Car le
recours au préservatif est un acte contre nature et une incitation au
vagabondage sexuel. Par souci d'honnêteté, on ne saurait laisser croire que le
préservatif est un moyen de lutte contre la contagion ". (Cf. Déclaration
des Evêques du Cameroun sur le Sida, le 8 décembre 1999). Et d'ajouter : "
L'Eglise tient ici à réaffirmer sa position, à savoir : la chasteté avant le
mariage, l'abstinence et la fidélité pendant le mariage sont les seules
garanties sûres pour freiner l'expansion de ce fléau, tout en gardant à l'homme
sa dignité ".
Une sorte de réaffirmation de la position de l'Eglise universelle sur l'utilisation du préservatif. Puisque, dans les années 1960 déjà, l'usage du préservatif comme moyen de contraception, est refusé par la hiérarchie de l'Église catholique. L'Encyclique Humanae Vitae promulguée en 1968 par le Pape Paul VI stipule en son article 14 que " Moyens illicites de régulation des naissances : En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu'est absolument à exclure, (...) toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation ".

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