L'occasion de la première visite apostolique et pastorale du Pape Benoît XVI en Afrique et au Cameroun nous invite à découvrir davantage les stations de la vie, la pensée théologique et le ministère ecclésial de notre Saint-Père, Successeur de Saint Pierre.
La famille Ratzinger : Son père est gendarme et sa mère
s'occupe des enfants. Joseph le futur Pape a pour frère aîné Georges et pour
sœur Maria, qu'il suit directement; il est donc le benjamin. Georges deviendra
prêtre et a été ordonné le même jour que son petit frère Joseph, le 29 juin
1951 à la Cathédrale
L'adolescence de Joseph Ratzinger entre les années 1938 et 1945 est marquée par l'ombre du troisième Reich en Allemagne. La famille Ratzinger, très catholique, n'adhère pas à l'idéologie du national-socialisme qui a conduit à l'inhumanité et à la catastrophe de la deuxième guerre mondiale.
II. Formation
presbytérale et ministère pastoral
Après la guerre, dès 1945, Joseph Ratzinger et son frère poursuivent leur formation au Grand Séminaire de Freising, puis étudient la théologie à l'Université de Munich. Ils seront ordonnés prêtres le 29 juin 1951.
Après l'ordination sacerdotale, Joseph Ratzinger est tour à tour Vicaire, enseignant d'instruction religieuse et de catéchèse au collège et en paroisse, tout en poursuivant la rédaction de sa thèse de Doctorat en Théologie. Dès la rentrée d'octobre 1952, avant même sa soutenance, il est nommé enseignant au Grand Séminaire de Freising - Parallèlement à cette charge, il fait de la pastorale et est Aumônier des jeunes.
III. La pensée
théologique de Joseph Ratzinger
Elle se nourrit essentiellement des premiers travaux, ses deux thèses de doctorat et d'habilitation professorale qu'il a consacrées à la doctrine sur l'Église de Saint Augustin et à la théologie de l'histoire de Saint Bonaventure. Ces travaux font de lui un grand connaisseur de l'Écriture Sainte, de la tradition de l'Église, notamment des Pères de l'Église et de la théologie médiévale.
Par son enseignement au Grand Séminaire de Freising, puis dès 1959, comme professeur de théologie fondamentale à l'Université de Bonn, Joseph Ratzinger va approfondir l'intelligence de la foi au cœur de la pensée moderne, et explorer les nouveaux contours des relations entre Foi et Raison. Il gardera dès lors une grande sensibilité pour les sources de la foi et les exigences de la transmission de la foi, retrouvant ainsi l'autre axe de sa pensée : Évangile, Foi et Culture. Jeune expert au Concile Vatican II, il marquera de bout en bout de son apport la théologie conciliaire, aux côtés de ses aînés, Yves Congar, Henri de Lubac, Karl Rahner, Aloysius Grillmeier, sans oublier son ami Hans Urs Von Balthasar et bien d'autres…
Tour à tour, il sera appelé aux chaires les plus prestigieuses de la théologie catholique allemande : Bonn, Münster, Tübingen. Il rejoindra l'Université de Regensburg en 1967 où il enseignera une dizaine d'années, avant d'être nommé en 1977 par le Pape Paul VI Archevêque de Munich.
Le Cardinal Joseph Ratzinger fut de 1977 à 1982 Archevêque
de Munich et c'est là que le Pape Jean Paul II le tire pour le nommer Préfet de
la Congrégation
Après le décès du Pape Jean Paul II, le Cardinal Joseph Ratzinger entre en conclave avec ses pairs qui l'élisent Pape, 265e Successeur de Saint Pierre, le 19 avril 2005.
IV. Le Cardinal
Joseph Ratzinger, le Pape Benoît XVI et ses prises de parole, d'un Synode
africain à l'autre
Deux mois à peine, après son élection, lors de l'audience
générale du 22 juin 2005, le Pape Benoît XVI, renouant avec l'intention de son
prédécesseur Jean Paul II, décide de convoquer une seconde Assemblée Générale
du Synode des Évêques (Synodus Episcoporum) pour l'Afrique. Dans la perspective
d'un tel rendez-vous ecclésial, le Pape Benoît XVI déclare alors : " Je
nourris une grande confiance que de telles assises donneront une nouvelle
impulsion à l'évangélisation, à la consolidation et à la croissance de
l'Église, à la promotion de la réconciliation et de la paix dans le continent
africain ". Cette nouvelle convocation synodale par le Pape apporte une
nouvelle accentuation dans l'orientation de l'œuvre de l'Eglise en Afrique :
" L'Église en Afrique au service de la Réconciliation
Le Pape Benoît XVI, qui fut Père synodal au premier Synode
africain de 1994 en sa fonction de Préfet de la Sacrée Congrégation
Au travers du thème prédominant de l'inculturation, il fallait tenir l'exigence théologique de toutes les dimensions de la problématique et au même moment, assumer les profondes quêtes africaines de réconciliation, de justice et de paix, en déjouant les pièges, les risques et les court-circuits d'une inculturation circonscrite à certains secteurs de la vie. Dès lors, " l'horizon du second Synode africain est déterminé par le volet socio-économique, politique et éthique de l'Évangélisation du continent africain, par la dimension sociale de l'Évangélisation. (Cf. Joseph NDI-OKALLA, in " D'un Synode africain à l'autre " (Paris, Karthala, 2007, p. 7.).
Aujourd'hui, le message du Pape Benoît XVI à l'Afrique que nous recueillons de ses Discours à l'occasion des Visites ad Limina des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar depuis son élection pontificale et l'Instrumentum Laboris du second Synode africain que le Pape publie le 19 mars 2009 à Yaoundé, représentent et constituent deux sources principales pour nourrir la préparation proche du second Synode africain.

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