Claude Zéba
Du 04 au 05 décembre dernier, les reliques de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus ont séjourné dans l'Archidiocèse de Douala. Elles y reviendront pour une seconde fois le 31 décembre 2008.
Arrivées à Douala en provenance de Garoua le 04 décembre au
lieu du 03 comme initialement prévu, les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux
(un ensemble constitué de la colonne vertébrale et de quelques objets ayant
appartenu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de
Tentant une explication du sens chrétien de la vénération
des reliques le Père R. Zambelli, Recteur de
la Basilique de Lisieux
écrit " Les reliques des saints ne sont que les signes très pauvres et
très fragiles de ce que furent leurs corps. En présence des reliques, nous
pouvons donc évoquer plus facilement leur condition humaine : c'est avec leurs
corps que les saints ont agi, pensé, prié, travaillé et souffert.
Or ces signes si tenus et presque dérisoires, voici que Dieu veut parfois s'en servir pour manifester sa Présence et faire éclater sa Puissance et sa Gloire. Car c'est Lui qui agit à travers ces signes. Nous sommes dans une autre logique que celle du monde. Nous entrons alors dans la logique déroutante de Dieu. C'est ce que rappelait l'Apôtre Paul aux Corinthiens : "Ce qui est faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui est fou, pour confondre ce qui est sage..." (1Co 1, 27) (…) A partir de ces pauvres signes, sa puissance de salut se révèle et se déploie ".
En clair, le culte des reliques se présente comme un temps
fort de souvenir, un album photos qu'on aurait gardé d'un être cher ou d'une personnalité, et offre des perspectives
de méditation sur notre devenir en tant que filles et fils d'un même Père.
S'agissant du cas précis de Sainte Thérèse de Lisieux, la vénération de ses
restes tire son fondement de la place qu'elle donne aux sacrements ;
la Parole de Dieu, dont elle a une approche exceptionnelle ; le sens de sa vocation dans l'Église ; les faits de sa vie qui témoignent de son lien avec le Ressuscité, et sa vie simple et cachée.
Depuis plus d'une décennie, les reliques de la petite Thérèse font le tour du monde, avec une escale au Cameroun du 3 novembre 2008 au 15 février 2009. Les observateurs y voient la réalisation de certains voeu, puisqu’elle écrivait " Malgré ma petitesse je voudrais éclairer les âmes / Comme les Prophètes, les Docteurs. / J'ai la vocation d'être Apôtre. / Je voudrais parcourir la terre, / Je voudrais être missionnaire ". (Ms B, 3 r°)
Née en 1873 en
France, Thérèse de Lisieux était à sa mort en 1897 quasi inconnue. Mais au fil
du temps, sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Ses restes sont alors
transférés du cimetière municipal au Carmel. Commence une avalanche de
reconnaissances canoniques. Elle est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le
17 mai 1925 par Pie XI qui l'affuble du sobriquet de " l'étoile de son
pontificat ". Deux ans plus tard, elle est déclarée Patronne des Missions.
Son rayonnement s'accroît si rapidement qu'on est amené à élever un édifice
à la Basilique Sainte-Thérèse de
Lisieux à partir de 1929 pour l'accueil des pèlerins qui affluent de par le
monde. En 1944, Thérèse est faite Sainte Patronne secondaire de
la France par Pie XII, au même
titre que Sainte Jeanne d'Arc.
Une plaque commémorative est
d’ailleurs élevée en son honneur dans

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