Propos recueillis par
Gildas Mouthé
Collecter des fonds pour la réalisation des projets pastoraux du
Diocèse, c'est la raison d'être de la kermesse des vocations tenue à Bafia.
Afin de mieux cerner les tenants et les aboutissants de cet évènement culturel,
L'Effort Camerounais a tendu son micro à Mgr Jean-Marie Benoît Bala. L'Evêque
de Bafia passe en revue les enjeux du Diocèse dont il a la charge.
Pourquoi une kermesse et pas autre chose pour susciter les vocations
dans l'Eglise particulière de Bafia ?
La kermesse a été instituée pour le soutien financier de la
formation des Grands Séminaristes et la spécialisation universitaire des
prêtres, sans oublier l'animation vocationnelle à travers le Diocèse de Bafia.
Mais la kermesse est elle-même une activité d'éveil et d'animation des
vocations qui s'ajoute à tout ce qui est fait dans ce domaine à travers le
Diocèse. Par exemple les groupes vocationnels paroissiaux, les matinées
vocationnelles diocésaines et zonales, le camp vocationnel annuel, etc.
Toutefois, l'insistance est faite pour que la famille soit le premier lieu de
l'éveil et de l'accompagnement des vocations.
Quelles sont les innovations que la seconde édition de la kermesse des
vocations apporte au Diocèse par rapport à la première édition ?
Le programme, sur trois jours, a été mieux pensé et surtout
mieux géré. Des moyens adéquats ont été mis en œuvre pour atteindre les
objectifs recherchés. Toutes les paroisses, toutes les couches sociales, ont
pris une part active aux diverses activités de cette deuxième édition dont le
contenu, à l'évidence, est plus riche. L'ambiance est celle d'une fête
ecclésiale populaire. La joie est intense, et tous la partagent. De la première
à la deuxième édition, un grand pas a été fait.
On a vu qu'une place importante est accordée à la création de la
fondation Mgr André Loucheur. A quelle fin peut obéir une telle initiative ?
A côté du besoin de financement de la formation des prêtres
et des Grands Séminaristes, le Diocèse a des besoins liés à son vaste programme
d'amélioration des infrastructures d'animation spirituelle, pastorale,
sanitaire, scolaire, économique, sportive, etc. La fondation Mgr André Loucheur
sera un cadre ordinaire et stable de mobilisation des fonds, en vue du
financement de ce vaste programme d'amélioration des infrastructures qui obéit
à un plan directeur général élaboré par le Diocèse.
Depuis 2004, le nombre de Grands Séminaristes ne cesse de croître dans
votre Diocèse. Comment expliquez-vous une telle fécondité ?
Le Diocèse de Bafia poursuit son œuvre d'implantation socio-ecclésiale,
dans la continuité de l'œuvre immense de Nos Seigneurs André Loucheur et
Athanase Bala. Mais les besoins se révèlent encore infiniment nombreux. Aussi,
faisant confiance au Seigneur, et comptant sur l'apport et les sacrifices de tous,
nous nous sommes jetés à l'eau. Depuis lors, de partout, à travers le Diocèse,
de nouveaux besoins se signalent. En fait, il y a un effet de structuration du
milieu pastoral diocésain qui crée une longue chaîne innovatrice, en vue d'un
meilleur encadrement spirituel et pastoral des communautés.

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