Propos recueillis par
Gildas Mouthé
Du 6 au 11 octobre 2008, s'est tenue à Johannesburg en Afrique du Sud,
la conférence régionale des femmes catholiques de l'Union mondiale des
organisations féminines catholiques (UMOFC) sur le thème " femmes
artisanes de la paix, unies par la foi et l'action ". Les travaux ont
regroupé de nombreuses organisations féminines au rang desquelles, la Ligue des femmes catholiques
du Cameroun. Dans un entretien accordé à L'Effort camerounais, la présidente de
ce mouvement revient sur les temps forts de cette rencontre.
Madame la présidente, du 6 au 11 octobre dernier, vous avez pris part à
une rencontre internationale en Afrique du Sud. Pouvons-nous savoir pour
quelles raisons cette rencontre a été organisée ?
Tout d'abord, il faut signaler que les conférences
internationales des femmes catholiques ont pour objectif la mise en commun des
études menées par les différentes organisations sur le thème choisi à la
précédente assemblée mondiale. La ligue des femmes catholiques du Cameroun qui
est une fédération des femmes catholiques du Cameroun, a fait part de son rôle de plate-forme et de forum
d'unité, de partage et d'étude pour l'apostolat des femmes au Cameroun. En
rapport avec le thème choisi pour cette conférence, la ligue a expliqué la
spécificité de son apostolat, a fait part de ses impressions, et surtout, a
participé activement aux travaux en commission, à la traduction du
questionnaire qui était exclusivement en anglais (ce qui a donné l'occasion à
la femme de la ligue de se montrer à la hauteur du bilinguisme camerounais).
Beaucoup de femmes venues des régions francophones (Gabon, Sénégal, Mali) ont
bénéficié de cet effort pour pouvoir participer aux travaux. Nous avons
également participé à la rédaction des résolutions et des recommandations que
nous allons communiquer à toutes les femmes catholiques du Cameroun et au
clergé.
L'on a l'impression que beaucoup de femmes chrétiennes catholiques au
Cameroun sont en marge de vos activités. Qu'est-ce qui à votre avis justifie
cette situation ?
Beaucoup de femmes ignorent encore les défis qui les
attendent, tant dans l'Eglise que dans la société. Le Synode de l'espérance
" Ecclésia in Africa ",
dénonce entre autres maux qui minent l'Afrique, les haines et les divisions.
Les femmes ont crée beaucoup d'associations dans l'Eglise, mais traînent le pas
à former un même corps dans l'unité du Christ Jésus qui en est la tête. Il y a
aussi l'incompréhension de certaines femmes membres des anciennes associations
qui en ont fait des vaches à lait, par l'exploitation des membres et le détournement des fonds
collectés. Elles ont du mal à accepter l'unité par peur de perdre leurs avantages.
En fin, vient l'ignorance des orientations données à l'apostolat des femmes par
l'Eglise notre Mère. L'autre raison est que
Au cours des travaux de Johannesburg, les femmes Catholiques de
l'Afrique centrale ont décidé de créer l'ACERAC des femmes Catholiques.
Qu'est-ce qui a motivé une telle décision, et surtout quelles sont les missions
que vous entendez donner à cette structure ?
La création de l'ACERAC des femmes catholiques a été au
centre des préoccupations des femmes catholiques de l'Afrique centrale après la
visite du centre touristique de Pretoria. Au sortir des travaux de la quatrième journée, beaucoup de femmes
d'expression française ont apprécié les activités menées par
Votre mot de fin Madame la présidente ?
J'invite toutes mes sœurs à plus d'unité dans le Christ Jésus. Je suis
très disponible pour remettre à chaque association, à toutes et à tous, les
recommandations et les textes qui ont développé le thème de l'assemblée du 6 au
11 octobre 2008 en Afrique du Sud. Pour ce faire, les personnes intéressées
peuvent me joindre au numéro : 99-96-11-41.

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