Claude Zéba
Le dîner-débat servi ce lundi 22 septembre à l'occasion du 2ème anniversaire de l'avènement du Dr Fritz Ntonè Ntonè à la tête de la Communauté Urbaine
Douala, on le sait, est taxée à tort ou à raison de ville poubelle, comme de nombreuses autres villes du pays d'ailleurs. A l'observation, note le Dr Fritz Ntonè Ntonè, premier magistrat de la ville, le désordre qui s'est emparé de Douala trouve une justification : " Le fait que Douala soit dans une situation de désordre dénote de la faiblesse des moyens que l'on met dans la régulation du développement de la ville. Ce n'est pas les populations qui régulent le développement.
Le problème numéro un, c'est la discipline et la régulation des comportements. Le premier travail d'un maire, c'est de faire en sorte que sa ville soit disciplinée ". C'est fort du diagnostic posé et de l'identification du remède à administrer que la Communauté Urbaine
Douala la désordonnée, la crasseuse et la rebelle veut se ressaisir de ses errements d'antan. Il n'y a pas de doute à cela. La ville de Douala sort depuis quelques années de son enlisement (consécutif à la crise économique qu'a connu le pays dans les années 1980 et 1990) sur les plans infrastructurel, routier et organisationnel, pour ne citer que les aspects les plus visibles de l'iceberg. Un succès que le Délégué met non seulement à l'actif de son équipe, mais aussi de celui des populations qui collaborent à cette action.
La ville, avait-il confié dans un quotidien de la place, retrouve peu à peu un visage plus attrayant. Ceci grâce notamment à la réalisation du giratoire sur le pont Joss (un échangeur à quatre bretelles reliant le quartier administratif aux autres quartiers de la ville de Douala. Le pont Joss, rappelons-le, a été inauguré par le Premier Ministre, Chef du gouvernement Ephraim Inoni, le 21 décembre 2007).
Cette réalisation permet l’amélioration du confort de la circulation sur les axes tels l'avenue De Gaulle, la rue Njo Njo, la rue Koloko. De même, toutes les perpendiculaires de Bonapriso et d'Akwa ont été curées ou réhabilitées pour ce qui est de Douala 1er. A Douala V, ce sont les rues Deido-Bassa, Socaver-Ndogbong, Ndogbong-hôpital général, l'axe Zachman-ancien Hysacam, la jonction Maetur-Bonamoussadi, Antenne Kotto-Makepe qui ont pris un coup de neuf.
Les mairies d'arrondissement de Douala III et IV ont également fait l'objet de la même attention : le tronçon Yassa-Nyalla, encore en chantier, l'axe CCC-carrefour Ndokoti, l'axe CCC Saint-Michel, et l'embranchement avant l'hôtel des princes, celui qui va vers Bonambappe et Bonamikano à Bonabéri, etc. ont été réhabilités. Que dire des marchés ?
Ndokoti, Mboppi, Marché central (en l'occurrence le lieu dit " Gazon "), Deido, Grand Hangar, Ndog-Passi… ont été débarrassés de leurs encombrements. Les Journées citoyennes de propreté (JCP) et la lutte contre le désordre urbain initiées par le premier magistrat de la ville font le bonheur de la population. Quoique la lutte contre le désordre ait fait et continue de faire des milliers de sans abris.
Perspectives
De nombreux chantiers sont en cours. D'autres annoncés. Notamment le gigantesque projet Sawa beach, le projet de construction d'une salle de conférence d'une capacité d'environ 2000 places assises dotée d'un centre commercial, d'un hôtel cinq étoiles à la vallée Bessengue, ainsi que les travaux relatifs aux aménagements de l'avenue des palmiers, des rues de Bali, la rue Manga Bell....
Avec en prime l'élargissement des accès Est et Ouest de la ville qui viendra résorber le problème des bouchons sur ces voies. De même, la ville sera bientôt dotée d'une forêt municipale calquée sur le modèle de Sainte Anastasie à Yaoundé. Parce que " les villes modernes se verdissent ". Le transport, l'habitat, un des ventres mous de la capitale économique, ne sont pas en reste. Autant de réalisations qui, conduites à leur terme, feront de Douala cette ville d'Afrique centrale tant rêvée.
Tout ou presque, a été passé au peigne fin au cours du Dîner-débat offert par le Dr Fritz Ntonè Ntonè, entouré à l’occasion par les responsables de Métropolis, la nouvelle police municipale. Des éclairages ont été donnés sur les rapports tendus et houleux entre la Communauté Urbaine
Reste l'épineux problème des banlieues où la population manque généralement de points d'eau potable, l'éclairage, les moyens d'accès aux nouvelles voies de communication, en l'occurrence le téléphone et Internet encore considérés comme des instruments de luxe sur toute l'étendue du territoire national. Peut-être dans les années futures, la Communauté Urbaine

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