C. Z.
Après des séances de travail avec le secteur des médias (les 4 et 5 septembre 2008) et le milieu des affaires (9 septembre 2008), la Commission
Plus le gouvernement, via le rapace ou l'Opération Epervier, se montre menaçant, plus certains Camerounais développent des stratagèmes pour extorquer fonds et biens aux usagers. Même dans le cadre d'un service sensé être gratuit. Entre temps, d'autres excellent dans la gestion calamiteuse de l'argent et des biens publics à eux confiés (voir L'Effort camerounais n° 438 du 3 au 17 septembre 2008, p. 5).
Ceci, grâce à des méthodes dont seuls les auteurs de ces actes répréhensibles ont le secret. La presse nationale dénonce ainsi depuis quelques jours les techniques des détournements à la Trésorerie
Des affectations perçues dans ces milieux comme une sanction. D'autant plus que des sources dignes de foi, Francis Essono, ancien payeur général à la direction du Trésor, Jean Mbarga, l'ancien Tpg d'Ebolowa, muté plus tard à Bafoussam avant d'être appelé lui aussi, " à d'autres fonctions " le 4 septembre dernier, le Tpg d'Ebolowa, Félix Roland Lema et ses principaux collaborateurs, notamment le chef de service de la dépense, le chef comptable et la caissière principale de la Trésorerie la Division
Côté lycées et collèges publics, l'arnaque et la corruption sont également montées d'un cran, surtout depuis que la rentrée est effective. Comme l'atteste ce parent rencontré dans un établissement à Douala " Voilà environ deux semaines que j'arpente les couloirs de ce bureau à la recherche d'une place en classe Terminale pour ma fille… Le premier jour on m'a demandé de passer dans trois jours. Me présentant à nouveau le jour convenu, on me fait savoir par la secrétaire du proviseur qu'il n'y a plus de places. Nous ne sommes pas autorisés à prendre plus de 60 élèves par classe ". Pourtant ceux qui sont arrivés après moi, réussissent à caser leur progéniture. C'est alors que je décide de me rapprocher d'un parent qui vient de réussir l'épreuve ".
Il me fait savoir que la méthode est désormais plus huilée que je ne l'imagine. Ouvre les yeux et sois plus " compréhensible" et les chose iront mieux pour toi, me dit-il avant de disparaître d'un pas alerte derrière la portière d'une Mercedes garée, confie t-il l'air visiblement dépité.
En effet, poursuit notre interlocuteur, il fallait passer par des démarcheurs postés à l'extérieur comme à l'intérieur de l'établissement. Il fallait prendre langue avec l'un d'eux, lui remettre la somme de 80 000 à 100 000 francs CFA, selon que vous sollicitez une place au premier ou au second cycle. Celui-ci ira la remettre à son tour à un enseignant de l'établissement après avoir retenu sa commission oscillant entre 10 000 et 15 000 francs CFA.
L'enseignant transmet l'enveloppe perçue à la secrétaire du proviseur ou du directeur qui se charge de la déposer en dernier ressort sur la table du Proviseur. Chacun des entremetteurs prélevant systématiquement sa commission avant d'acheminer le dossier à qui de droit. Et, une fois que votre enfant est reçu, il faut encore débourser 15 000 francs CFA de frais d'inscription, 15 000 francs CFA également de frais d'APE, et dans certains cas, un table-banc. Autrement, la seule solution qui vous reste c'est le privé, que vous ayez ou non un titre de transfert.
Toute chose que corrobore cet autre parent cité par un hebdomadaire de la place : " Je viens d'être affecté à Yaoundé. On me fait savoir que les permutations et les transferts n'existent plus. Tenant à inscrire mes enfants dans le lycée du quartier, j'ai dû débourser 50000 francs CFA pour ma fille qui rentre en seconde. Alors que le proviseur avait refusé de me recevoir, quelqu'un m'a fait comprendre qu'il y avait une manœuvre avec sa secrétaire à qui j'ai donné de l'argent ". Pourtant la règle voudrait qu'un test de recrutement soit organisé aussi bien pour les candidats à l'entrée en 6ème que pour ceux désirant changer d'établissement.

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