Claude Zéba
Pendant un mois, les disciples d'Allah vont davantage s'adonner à la prière, aux privations volontaires, au recueillement et à la compassion envers les personnes les plus pauvres.
Les Musulmans du Cameroun comme ceux du reste du monde ont entamé ce lundi le jeûne (ou as-Siyâm) du ramadan devant les conduire dans un mois à l'Aîd al fitr (fête de fin de ramadan). Un exercice de la foi qui consiste à faire du 9e mois du calendrier musulman, d'après les exégètes du Coran, celui de la prière, des privations volontaires, de recueillement et de compassion envers les personnes les plus pauvres.
Bref, c'est le mois du pardon et du jeûne, et cela, du lever au coucher du soleil. Etant donné que ce mois marque, pour les musulmans, le début de la révélation du Coran faite à Mahomet, fondateur de la religion musulmane au 7ème siècle de notre ère. Et le Saint Coran de rappeler l'obligation de cette pratique à ses adhérents " Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été prodigué comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! " (Cf. Coran 2 : 185, ou chapitre 2 Al-Baqarah, verset 185). Ces pratiques se suivent, mais ne se ressemblent forcément pas.
Au Cameroun, l'événement intervient non seulement à un moment où le climat est relativement doux sur toute l'étendue du territoire, mais est précédé d'un geste fort des maîtres à penser de cet ordre de croyance : le conclave des Imams sur le thème " La paix au Cameroun : une culture à enrichir ", tenu les 25 et 26 août 2008 à Yaoundé. Compte tenu de l'actualité permanente, et de l'environnement local, sous régional et mondial qui invitent à une mobilisation générale pour cultiver la paix, a dit Cheick Ibrahim Moussa, le grand Imam de Yaoundé, promoteur et hôte des travaux de la première conférence des Imams du Cameroun.
Quatrième pilier de l'islam (avec la Chahada la Zakât la Mecque
Pour cela, il requiert l'intention de jeûner et l'abstinence des choses qui rompent le jeûne. Notamment, le fait d'avoir des relations sexuelles, de se masturber, de se faire vomir, se nourrir, fumer, boire volontairement, ou commettre l'apostasie (renoncer publiquement à la foi et aux préceptes d'une doctrine ou d'une religion).
Toutefois, disent les Oulémas ou théologiens musulmans, les femmes en période de menstruation ou de lochies (écoulement utérin pendant les deux ou trois semaines qui suivent l'accouchement) et la femme enceinte ; les voyageurs ; les malades ; les personnes âgées et vulnérables et les enfants impubères sont exempts de cette observance.

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