Claude Zéba
De report en report, le bureau du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM) est finalement parvenu à élire le 5 septembre dernier son nouveau président. Oliver Behlé, puisqu'il s'agit de lui, a officiellement pris ses fonctions le mercredi 10 septembre 2008.
L'ancien président de la Commission la SABC
En dépit du peu de temps qui lui reste pour dérouler son programme avant les nouvelles élections, M. Behle n'y va pas du revers de la main. Au cours d'un point de presse conjointement donné par les présidents entrant et sortant du GICAM le 6 septembre au siège de l'institution au quartier Bonanjo à Douala, le nouveau maître des céans a décliné en trois axes ses priorités
" La réorganisation dans le sens du renforcement du système de gouvernance pour une meilleure réactivité et une plus grande efficacité ; l'élaboration de cadres de coopération stables et performants vis-à-vis de toutes les parties prenantes au développement de l'entreprise et enfin, la détermination des mutations institutionnelles qui prennent en compte l'évolution des rôles de tous les autres partenaires du patronat camerounais". Occasion également pour André Siaka, en poste depuis 1993, de lever l'équivoque sur la légalité de l'élection de son remplaçant et le statut professionnel de celui-ci. "
La question de savoir si l'élection de Olivier Behle était-elle légale, a dit André Siaka, a été tranchée par deux consultations dont l'une confiée à un agrégé de droit camerounais, et l'autre, à un cabinet de droit français. Les deux ont abouti à la même conclusion : les élections peuvent avoir lieu. "
Et de poursuivre s'agissant du statut " Ce n'est pas l'entreprise qui préside aux destinées du GICAM, mais c'est bien un homme aux qualités managériales reconnues et avérées. C'est donc dire que le président du GICAM ne doit pas forcément être issu d'une grande entreprise… ". Il doit simplement faire preuve de leadership c'est-à-dire briller par son intégrité, sa disponibilité, sa compétence, son expérience et son indépendance vis-à-vis des groupes de pression. Or, pour M. Siaka, celui que d'aucuns présentent comme son dauphin, répond point pour point à ces exigences.
D'où le consensus fait autour de la candidature du président élu, a-t-il conclu. Quoique la candidature de Olivier Behle soit l'unique à solliciter les suffrages des 21 " grands " électeurs du bureau du GICAM le 5 septembre dernier. Des 16 suffrages valablement exprimés, 15 ont été en faveur du demandeur contre une abstention, apprend t-on. L'absence au point de presse de ce samedi de quelques ténors du Groupement, notamment de Emmanuel Ugolini, Protais Ayangma, André Fotso, René Mbayen, tous vice-présidents dans l'ancienne équipe dirigeante, en dit cependant long sur le consensus dont parle Siaka.
Quinquagénaire, Olivier Behle est associé gérant du Cabinet Behle & Associés, un cabinet conseil en droit des sociétés, droit fiscal et droit social. Le nouveau président du GICAM n'est pas en terrain inconnu, puisqu'il est membre du bureau de la structure depuis 1995 et est doté d'un bagage intellectuel suffisant pour assumer une fonction comme la sienne. Ce d'autant qu'il est expert en droit des affaires, titulaire du diplôme d'études supérieures spécialisées (Dess) de gestion financière et fiscalité de l'Université de Paris IX Dauphine.
Le GICAM a été créé le 12 juin 1957 sous la dénomination de Groupement interprofessionnel pour l'étude et la coordination des intérêts économiques. Sa principale mission étant de servir de croix de transmission entre les pouvoirs publics et le secteur privé dans le domaine des affaires. Le Groupement compte environ 207 membres, dont 15 associations et syndicats professionnels.

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