Hortense Tchokonté
Dans son édition No. 435, L
Il y a deux mois environ, l'Abbé Ignace Nganke, Curé de la paroisse Sainte Anne de Bandja dans le Haut- Nkam (Diocèse de Nkongsamba) avait été visité dans son presbytère par des bandits armés. Le vendredi 22 août dernier, c'était au tour de l'Abbé Joseph Nguele Toko, Curé fondateur de la paroisse du secteur de la plaine de Mboébo et de Foyemtcha d'être attaqué. C'est aux environs de 20h que l'Abbé Joseph arrive au presbytère de la paroisse de la Moumée
A son arrivée, il a été accueilli par des bandits armés qui l'ont intercepté à l'entrée du presbytère, et l'ont ensuite conduit, sous la menace de leurs armes, à l'intérieur de la maison par le côté latéral. Après l'avoir dépouillé de son téléphone portable et de tout ce qu'il avait comme moyens financiers pour s'installer à son nouveau poste, ils l'ont ligoté et couché par terre à plat ventre, à côté des autres occupants de la maison qui étaient déjà pris en otage au salon du presbytère, une heure avant l'arrivée de l'Abbé.
C'est après avoir cassé et fouillé toutes les portes des chambres de la résidence des prêtres, qu'ils sont partis, sans oublier d'emporter tout ce qui les intéressait dans la maison, ainsi qu'une partie des affaires du prêtre nouvellement affecté. Traumatisé, l'Abbé Joseph Nguele Toko à qui les bandits avaient clairement dit que c'est bien lui qu'ils venaient chercher, n'a plus passé la nuit à la Moumée.
Lorsque de tels actes de banditisme se produisent à répétition dans un même département et dans un même Diocèse, on doit s'en inquiéter, et prendre les mesures de sécurité qui s'imposent. Cela devrait amener les fidèles des paroisses rurales à s'organiser pour assurer la sécurité de leurs Pasteurs, et à prier pour la conversion des malfaiteurs. En réalité, c'est chacun qui devrait être vigilant, car nul ne connaît ni le jour, ni l'heure où des bandits rendront visite aux siens ou à soi même.

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