Le CODASC de l'Archidiocèse de Douala : servir le prochain vec amour !
Sylvestre Ndoumou
Le Comité des activités socio-caritatives de l'Archidiocèse de Douala (CODASC) est une structure de soutien et d'accompagnement des personnes marginalisées et des pauvres. Découvrons ensemble de quoi il s'agit.
Les locaux du CODASC de l'Archidiocèse de Douala sont situés dans l'enceinte de la paroisse Saint Paul de Nylon, dans un bâtiment qui ne paye pas de mine. Pourtant, c'est là que la Coordinatrice, Mme Maureen Dione gère le sort d'une multitude de personnes empêtrées dans les difficultés existentielles.
En effet, le CODASC mène des activités d'accompagnement et de soutien aux personnes en situation délicate, financièrement parlant dans l'Archidiocèse de Douala.
Ces activités se divisent en deux catégories : la Caritas active et la Caritas passive. Dans cette édition, nous parlerons essentiellement de la Caritas passive. Ici, il s'agit de la prise en charge des personnes marginalisées dans notre société, notamment celles qui n'ont aucun moyen de subsistance. C'est ainsi que le Codasc vient au secours des malades qui ne peuvent payer leurs soins, assure par exemple le paiement des frais médicaux des malades qui nécessitent une intervention chirurgicale.
A travers des dons divers, il assure l'ordinaire des personnes du troisième âge abandonnées ici et là dans l'Archidiocèse de Douala. Maureen Dione et ses collaborateurs, grâce à une cellule d'écoute qui a des relais dans toutes les paroisses de l'Archidiocèse, gère aussi les détresses ponctuelles : un enfant abandonné dans la rue, un étranger ou réfugié qui ne sait comment s'orienter, un voyageur égaré en quête de quoi manger, distribution des dons aux personnes du troisième âge.
Le Codas ne s'arrête pas à ce niveau. Il organise chaque année des journées médicales dans les paroisses. Au cours de celles-ci, les populations nécessiteuses bénéficient des consultations et des soins gratuits, à la grande satisfaction de tous. Ce travail de charité missionnaire s'étend aussi aux activés scolaires. Chaque année également, une kermesse dite " Rentrée scolaire de l'espoir " est organisée dans les paroisses. Ici, les enfants issus des familles défavorisées reçoivent des fournitures scolaires, et bénéficient même des frais de scolarité qui leur permettent de commencer leur année scolaire dans la sérénité.
Mais, tout a un prix. La Caritas passive est très onéreuse. Elle nécessite d'énormes moyens financiers que le CODASC ne possède pas, car il y a un nombre illimité de nécessiteux qui frappent à la porte. D'où cet appel de coeur de Mme Maureen Dione en direction des personnes de bonne volonté : " Je profite de cette occasion pour m'adresser aux éventuels bienfaiteurs.
Je voudrais leur dire que le CODASC est une structure d'Eglise bien organisée qui accompagne particulièrement les couches défavorisées dans toutes les paroisses de l'Archidiocèse de Douala. Toute personne de bonne volonté qui veut témoigner de son amour envers les personnes nécessiteuses, peut nous contacter à la paroisse Saint Paul de Nylon où se trouve notre siège. Nous avons besoin de l'aide, et celle-ci doit provenir de nos chrétiens ".
L'Église est la famille de Dieu dans le monde. Dans cette famille, personne ne doit souffrir par manque du nécessaire. En même temps, la caritas - agapè dépasse aussi les frontières de l'Église; la parabole du Bon Samaritain demeure le critère d'évaluation, elle impose l'universalité de l'amour qui se tourne vers celui qui est dans le besoin, rencontré "par hasard" (cf. Lc 10, 31), quel qu'il soit.
Tout en maintenant cette universalité du Commandement de l'amour, il y a cependant une exigence spécifiquement ecclésiale, celle qui rappelle justement que, dans l'Église elle-même en tant que famille, aucun membre ne doit souffrir parce qu'il est dans le besoin. (Benoît XVI, Deus Caritas Est, No 25 b).

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