C. Z.
Une décision du ministre des Enseignements secondaires, Louis Bapès Bapès, en date du 6 août 2008, supprime la filière dans les établissements scolaires publics et privés du Cameroun.
Légende : L'ère de la bonne vieille machine à écrire est révolue
D'ici à 2011, c'est le temps que se donne le Ministère des Enseignements secondaires pour faire disparaître à tout jamais des programmes la filière sténodactylographie. Devait-il d'ailleurs en être autrement ? Quand on sait que l'ère de la bonne vieille machine à taper est bel et bien révolue. Seuls quelques nostalgiques et autres curieux s'attachent encore les services des secrétaires sténodactylographes comme c'est le cas au quartier Bonanjo à Douala, ou dans certaines unités de police ou de gendarmerie des campagnes, obligées de faire avec.
La décision devrait en principe être d'actualité dès la rentrée prochaine. Et si c'était le cas, cela suppose que les élèves de l'enseignement technique commercial devront se passer de la spécialité sténodactylographie dès la 2e année. Suppression qui prendra effet seulement en 2011 pour ceux inscrits en 3ème et 4ème année. Pour les élèves inscrits en section aide comptable, employé de bureau et secrétariat médical, les cours de sténodactylographie sont supprimés de la 1ère à la 4ème année.
Il en sera de même pour les cours de dactylographie et de traitement de textes inscrits au programme de certains élèves des classes de seconde, première et terminale techniques. Le ministre de tutelle justifie sa décision par le constat de l'inadéquation entre la formation reçue et l'offre d'emploi. Les employeurs s'indignaient du fait que la formation sur les filières concernées n'avait rien à voir avec les besoins des entreprises. Et d'ajouter " Nous avons constaté que cette filière ne suscite plus de grand intérêt auprès de ceux qui postulent à cette formation et au sein même du patronat ".
Il devenait donc urgent de remplacer la filière sténodactylographie par le secrétariat bureautique, plus au fait des besoins de l'heure. Ce qui voudrait dire en clair que le Cameroun aura ses premiers Certificats d'aptitude professionnelle (CAP) en secrétariat bureautique et des baccalauréats en bureautique dans une dizaine d'années, si la décision du MINSEC est suivie des mesures d'accompagnement, c'est-à-dire d'un budget substantiel permettant aux établissements de s'équiper en ordinateurs.

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Rédigé par : bape | 26/08/2008 à 00:49