On découvre de façon inattendue que le principal produit agricole des États-Unis n'est pas le maïs ni le blé, ni le coton, mais la marijuana.
On découvre de façon inattendue que le principal produit agricole des États-Unis n'est pas le maïs ni le blé, ni le coton, mais la marijuana. C'est en traitant les données chiffrées des différents organismes fédéraux des États-Unis que cette information est révélée : on découvre ainsi (et c'est une estimation raisonnable) que la valeur de la production de marijuana aux États-Unis est de 35,8 milliards de dollars. Les 56,4 millions de plants de marijuana cultivés en plein air rapportent 31,7 milliards alors que la production des 11,7 millions de plants cultivés à l'intérieur des serres et espaces fermés est de 4,1 milliards.
Cette situation préoccupe surtout chez les responsables de la communauté catholique des États-Unis à cause des dégâts provoqués par la diffusion des stupéfiants chez les jeunes et en raison des conséquences préjudiciables résultant de l'utilisation de la drogue et s'étendant des accidents de la route aux maladies mentales.
Il y a tout juste un an, pendant son voyage au Brésil le Pape Benoît XVI, alors qu'il visitait la "Fazenda da Esperança" le 12 mai 2007, rappela les taux élevés de dépendance chimique des drogues et des stupéfiants et il s'exclama : "C'est pourquoi je demande aux trafiquants de réfléchir au mal qu'ils font à une multitude de jeunes et d'adultes de toutes les couches sociales : Dieu leur demandera des comptes sur ce qu'ils ont fait. La dignité humaine ne peut pas être piétinée ainsi".
Tout ceci sans compter la contradiction qui existe entre une politique qui finance l'extraction des plantations colombiennes de cocaïne avec des désherbants et l'impossibilité apparente d'intervenir chez les trafiquants pour interrompre la production de marijuana. La marijuana est la première récolte en terme de chiffres dans douze États, l'une des trois premières dans trente États, et l'une des cinq premières dans trente-neuf États. La culture de marijuana est plus répandue que celle du coton en Alabama, que celle du raisin, de légumes et de foin en Californie, d'arachides en Géorgie, et de tabac en Caroline du Sud et en Caroline du Nord.
Selon les estimations du gouvernement des États-Unis, la production intérieure de marijuana a été multipliée par dix ces vingt-cinq dernières années : de mille tonnes en 1981 à dix mille tonnes en 2006. Dans cinq États (Californie, Tennessee, Kentucky, Hawaii et Washington) la culture de marijuana a eu une valeur de plus d'un milliard de dollars.
La Californie
Les consommateurs de cannabis californiens représentent les 13,25% du total des consommateurs des États-Unis, alors que la Californie
Les plants sont nourris avec des fertilisants et soignés par des travailleurs latino-américains venus exprès. La production illicite de drogue côtoie donc le marché clandestin du travail : esclaves modernes contraints à produire des substances qui rendent d'autres personnes esclaves du vice ! Les "cultivateurs" protègent leurs récoltes précieuses avec des gardes armés, des pièges explosifs et des chiens de garde, en créant des sortes de "zones franches" et en rendant difficile et dangereuse l'activité des forces de police.
La marijuana, drogue "légère" par excellence, n'est pas moins dangereuse que d'autres drogues, si bien que celle cultivée à l'intérieur, dans les serres et chez soi, provenant de la Californie
Source : www.vatican.va

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