NGAOUNDERE : Le Diocèse se mobilise pour la formation des agents relais communautaires
Germain Manga, Stagiaire
Le Diocèse de Ngaoundéré n'est pas à la traîne dans la lutte pour le bien- être des populations. Pour preuve, une action de grande envergure est entreprise par la Coordination Santé
Tout a commencé par une circulaire de l'Evêque invitant tous les Curés des paroisses à envoyer deux délégués pour une formation des relais communautaires à la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/sida dans les familles et dans les communautés. Cette formation s'est déroulée du 22 au 24 mai 2008 dans la salle de réunion du Secrétariat à l'Education du Diocèse de Ngaoundéré.
Le thème central intitulé : " Prise en charge globale des PVVIH dans les familles et dans la communauté " était animé pendant trois jours par Stéphane Garcia du service GTP de la province de l'Adamaoua et Mme Tugoué Madeleine de la Délégation la Santé
D'entrée de jeu, le Coordinateur diocésain de la Santé
Dans son propos, M. Stéphane Garcia donnera la situation épidémiologique de ce fléau dans le monde, en Afrique et au Cameroun. Puis, il soulignera l'urgence d'une prise en charge dans les familles et dans les communautés.
Au deuxième jour de l'atelier, les modules étaient centrés sur la nutrition. Mme Tugoué Madeleine prendra la parole pour démontrer que l'alimentation est un ensemble de processus de production, de transformation, de stockage des aliments. Au cours de son exposé, elle a aussi établi la différence qui existe entre l'alimentation et la nutrition. Il s'agissait de faire comprendre à l'assistance que pour lutter contre l'infection du VIH, le sujet malade doit produire beaucoup de CD4. De ce fait, l'organisme doit puiser dans ses réserves nutritives.
S'il n'y a pas de compensation à travers les suppléments et les compléments, l'organisme va s'affaiblir. Le Sida accélère la malnutrition en fragilisant l'organisme et à contrario, la malnutrition accélère l'évolution du Sida. L'agent relais est ainsi amené à identifier les symptômes de malnutrition pour mieux les combattre par une nutrition adéquate.
Lors de la messe de clôture, Mgr Joseph Djida a encouragé les participants pour la volonté, la disponibilité, malgré toutes les difficultés et l'étendue du Diocèse pour venir participer à la formation, et suivre les malades souffrant du VIH/SIDA. Il a poursuivi son exhortation en citant le Pape Benoît XVI : " L'amour du prochain, enraciné dans l'amour de Dieu, est avant tout une tâche pour chaque fidèle, mais il est aussi une tâche pour la communauté ecclésiale entière, et cela à tous les niveaux : de la communauté locale à l'Eglise particulière universelle dans son ensemble.
L'Eglise aussi, en tant que communauté, doit pratiquer l'amour (…) A l'intérieur de la communauté des croyants, il ne doit pas exister une forme de pauvreté telle que soient refusés à certains les biens nécessaires à une vie digne. (…).DEUS CARITAS EST, Lettre Encyclique du Pape Benoît XVI, janvier 2006, § 20 et 31a).
Vous avez librement accepté, et par amour pour vous former, afin d'aider, de secourir nos frères et soeurs qui souffrent. C'est une action salutaire et charitable qui nécessite une éducation dont l'objectif est de conscientiser, éveiller et réveiller les consciences, et ainsi, rendre chacun responsable pour une action libératrice mue par la foi au Christ. Il s'agit d'éduquer "le regard, le coeur, le geste" par l'application de la simple méthode du "voir, juger, agir" (Luc 10,29-37) dans différents domaines de la vie de l'homme.
Le programme du chrétien calqué sur le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus est un cœur qui voit. Ce cœur voit où l'amour est nécessaire, et il agit en conséquence. Mgr Joseph Djida a achevé son propos en remerciant tous les participants, et en leur faisant comprendre qu'ils sont désormais des témoins et des missionnaires.




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