Le Service National Justice et Paix préoccupé par la crise politique au Zimbabwe
Gildas Mouthé
Le sujet sera au centre d'une conférence - débat le 10 juillet prochain à Yaoundé. Cette réflexion que se propose d'initier la structure de la Conférence Episcopale
Placée sous le thème " La démocratie à l'épreuve des évènements du Zimbabwe ", la conférence débat qu'initie le Service National Justice et Paix de la Conférence Episcopale
Jadis auréolé de la prestigieuse image de grenier de l'Afrique australe, au regard de la réussite économique qui était la sienne à l'époque, le Zimbabwe est aujourd'hui en proie à de graves difficultés économiques et sociales qui trouvent en partie leur fondement dans un processus politique, singulièrement empreint de violences. Ces violences ont atteint leur paroxysme au lendemain de la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle du 29 mars 2008.
La campagne électorale pour le deuxième tour n'a pas échappé à cette violence inhumaine et barbare entretenue par une milice pro gouvernementale, décidée à en découdre avec les partisans de l'opposant Morgan Tsvangiraï. Un acharnement qui n'a pas épargné les diplomates occidentaux et les organisations non gouvernementales opérant dans le pays sous le motif d'ingérence. Cet état de fait a conduit le chef de l'opposition du Zimbabwe Morgan Tsvangiraï à se retirer de la course au deuxième tour du scrutin, et à se réfugier dans les locaux de l'Ambassade de Hollande, offrant ainsi au Président sortant, une victoire facile. Une issue qui a suscité une vive désapprobation de la communauté internationale.
Tirer les leçons
L'Eglise Catholique qui est au Cameroun, au delà de sa mission d'accompagnement du peuple de Dieu dans l'édification d'une société camerounaise bienheureuse, ne saurait rester indifférente à ce qui se passe au Zimbabwe. A travers la conférence- débat, elle entend tirer les premières leçons de la démocratie à l'épreuve de la récente crise électorale au Zimbabwe, afin de mieux penser la prévention de la survenue des situations similaires dans notre pays.
Il est par ailleurs question de susciter le débat sur la question de la transition politique pacifique au Cameroun et dans les autres pays africains, mais également, et c'est le plus important, de rentrer en solidarité avec le peuple zimbabwéen dont la souffrance de ces dernières années interpellent tous les hommes et femmes de bonne volonté. Il s'agit enfin, à partir du cas du Zimbabwe, de tirer des leçons, voire de suggérer des solutions appropriées aux processus de démocratisation et de transition politiques pacifiques en Afrique.
Interrogé par le reporter de L'Effort Camerounais sur le bien fondé d'une conférence intervenant plusieurs jours après les fortes agitations qu'a connu le Zimbabwe, Isaac Justin Mabouth, Coordinateur adjoint du Service National Justice et Paix (SNJP) a précisé que le timing observé dans l'organisation de ladite conférence débat s'inscrit dans une démarche progressive. Il a tenu à rappeler que le SNJP a participé à plusieurs consultations de la société civile africaine au sujet de la crise politique au Zimbabwe.
En outre, a-t-il ajouté, à l'occasion de la Journée




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