Abbé Martin Nag Iked
Promulguée par Benoît XVI le 28 juin 2007, l
Le programme de ce Jubilé s'annonce vaste et à la dimension de l'appel adressé à l'Eglise universelle. Chaque chrétien devra s'impliquer dans les activités de l'Année de Saint Paul, selon les dons de la nature et de la grâce, au regard de notre place au sein de l'Eglise. Il faut donc faire un large écho dans ce sens et donner le meilleur de nous-mêmes pour la réussite de ce Jubilé au sein des familles, des Mouvements et Associations catholiques, en paroisse, dans les Diocèses et Provinces Ecclésiastiques du pays.
C'est vrai, l'ouverture de l'Année paulinienne a coïncidé au Cameroun avec le départ en République Centrafricaine de nos Evêques convoqués à l'Assemblée Plénière de l'Association des Conférences Episcopales de la région de l'Afrique Centrale (ACERAC, Bangui, 29 juin - 6 juillet 2008). Qu'à cela ne tienne ! A leur retour de Bangui, nos prélats, du reste enrichis des assises de l'ACERAC, sauront chacun à sa manière, nous engager à faire de cette Année un temps fort en vue du rayonnement missionnaire de nos jeunes Eglises invitées à se renouveler par la prière, l'écoute de la Parole
Nous accueillons avec joie la Lettre Pastorale La Lettre
Une constance demeure : mettre à profit ce temps de grâce que nous offre le Saint-Père. Les Catholiques, leurs frères et sœurs des autres confessions chrétiennes et tous les hommes de bonne volonté vivant au Cameroun, ont du pain sur la planche de notre pays chaque jour plus en délabrement, sous le lourd poids des structures d'injustice entretenues chez nous par la corruption, les détournements, le mépris des droits de l'homme. Comment envisager des lendemains meilleurs sans une réelle volonté de changement politique là où la démocratie piétine? Des améliorations tant attendues peuvent-elles tomber du ciel sans que chaque citoyen ne s'engage à faire son Chemin de Damas pour entendre le Christ nous questionner: POURQUOI ME PERSECUTES-TU ?
Si cette interrogation fondamentale est d'une étonnante actualité, elle s'adresse à tous les Camerounais, du plus petit au plus grand, elle interpelle de façon particulière nos gouvernants, face aussi à toutes ces prisons devenues depuis des décennies, de véritables mouroirs. De fait, si Saint Paul nous revenait aujourd'hui, il nous montrerait sûrement que de pauvres familles crèvent de misère au sein d'un peuple qui regorge de ressources naturelles et humaines, mais dont l'économie ici et là, est gérée comme un patrimoine ancestral qui bat de l'aile. Justement, comment redonner à notre peuple des raisons d'espérer sans repartir du Christ ?
Célébrer l'Année paulinienne, c'est nous engager à rompre avec le mal, à manifester plus de solidarité envers tant de frères et sœurs victimes d'une pauvreté indigne au sein d'une nation appelée cette année à redécouvrir la force, l'unité dans le respect de la différence, à conjurer le tribalisme bien connu chez nous. Cette pressante invitation à promouvoir la justice, la paix, le travail bien fait, des Camerounais devraient plus que jamais, s'inscrire à l'école de la gestion du bien commun, comme semblait l'indiquer Benoît XVI à l'actuel ambassadeur du Cameroun au Vatican.
Dans le contexte de la préparation du deuxième Synode spécial pour l'Afrique, une lecture attentive des Lettres de Saint Paul nous donne de réfléchir en profondeur sur le pardon et la réconciliation qu'il nous faut rechercher à travers les chemins éprouvés de la vérité, du dialogue et du respect mutuel. Qui mieux que Saint Paul peut aujourd'hui nous éclairer et nous soutenir dans cet impérieux devoir de devenir une Eglise missionnaire au moment où de nombreux chrétiens semblent oublier qu'annoncer l'Evangile, être sel de la terre et lumière du monde, est une nécessité qui nous incombe ?
Il s'agit, pour chacun de nous de faire de ce Jubilé, l'occasion d'une authentique conversion intérieure, au prix de coûteux arrachements et de douloureuses ruptures capables de nous donner d'affirmer avec joie comme l'Apôtre Paul : " Je suis crucifié avec le Christ ; ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi ". (Ga. 2, 19-20).

La source de la vie ! Eglise du Cameroun ne fléchissait pas ! l'heure est à la bataille contre les graves maux qui minent le pays qui le tuent comme un cancer, l'heure est au réconfort des âmes blessées, fatiguées par les tourments de la vie devenue de plus en plus difficile à cause souvent du comportement de certains de nos concitoyens...Eglise du Cameroun n'oubliez la promesse faite à la mère de Dieu
Eglise du Cameroun, aidez ce pays qui fut confié à Marie mère de Dieu ! Montez le chemin avec courage et détermination…
Rédigé par : Nda Bot | 22/07/2008 à 06:31