''Aimer son prochain est une route pour rencontrer Dieu''
Sylvestre Ndoumou
Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l'Assemblée générale de la Société la Déclaration
Cette déclaration contient 30 articles qui dans le fond, expriment en réalité une même préoccupation : le respect des droits fondamentaux de l'homme et de la dignité humaine. Cinquante ans après cette déclaration, de nombreux Etats dans le monde, ne semblent pas s'y reconnaître. Dans son message à la l'occasion de la célébration de la 42e Journée mondiale de la paix, le Saint-Père rappelle à tous les Etats du monde, la nécessité de construire la paix.
Dans son action prophétique, l'Eglise Catholique se fait le devoir, à travers le Pape Benoît XVI de rappeler au monde que " le respect de la dignité humaine, est une condition essentielle pour la paix de la famille humaine ". Dans son message à l'occasion de la célébration de la 42e Journée Mondiale de la Paix
" Aimer son prochain est une route pour rencontrer Dieu " " Deus Caritas Est ". Et de poursuivre: " La dignité humaine est menacée par des idéologies aberrantes, agressée par une utilisation déformée de la science et de la technique, contredite par la diffusion déformée de style de vie inadapté ". Le Saint Père, choqué par les dérapages de la science y déclare : " Les idéologies avancées par cette invention sont marquées par le nihilisme ou par le fanatisme (matérialiste ou religieux).
Ils prétendent nier ou imposer, la présumée vérité sur la réalité, sur l'homme et sur Dieu. La science et la technique, poursuit le Souverain Pontife, au lieu de servir le bien-être commun de l'humanité, sont souvent mises au service d'une vision égoïste du progrès et du bien-être ". Tout cela représente une menace pour l'humanité, car " la paix est en danger, lorsque la dignité humaine n'est plus respectée et lorsque la coexistence sociale ne recherche pas le bien commun".
Menace sur le monde
Face à ce danger grave qui menace l'humanité, L'Eglise Catholique ne croise pas les bras. Nos Pasteurs sont unanimes à s'élever contre tout ce qui embrigade l'homme créé à l'image de Dieu. C'est pourquoi le Pape Benoît XVI se fait le devoir pastoral de tirer la sonnette d'alarme : " L'Église dont la mission est d'annoncer l'Évangile de la Vie
C'est pourquoi elle répond par une anthropologie chrétienne fondée sur trois piliers : la dignité, la socialité et l'action humaine dans le monde qui doit être orientée, selon l'ordre imprimé par Dieu, vers l'univers et les bienfaits ", explique le Saint Père.
Déjà, le Concile Vatican II soulignait que l'Église sait parfaitement que son message est en accord avec le fond secret du cœur humain qui, quand elle défend la dignité de la vocation de l'homme, rend ainsi l'espoir à ceux qui n'osent plus croire à la grandeur de leur " destin " (Gaudium et Spes, n° 21).
Autrement dit, toute atteinte à la dignité et aux droits de la personne est une menace à la paix, toute menace à la paix étant une atteinte à la vérité de la personne de Dieu, car, " la personne humaine est le cœur de la paix ". L'Église, dans sa totalité, appelle au respect de l'être humain et à la conciliation de la paix dans le monde.
Regardons de près dans notre pays, dans nos familles, nos lieux de service, dans les communautés, si tous, nous militons pour le respect de la dignité humaine. Le chômage des jeunes, la misère et la pauvreté, la surpopulation des prisons, la sorcellerie, provoquent autant de blessures morales où la dignité de l'homme est bafouée.
La tentative d'évasion des prisonniers de la maison d'arrêt de New-Bell et les tueries aveugles y relatives qui ont fait près de 20 morts, et surtout la douloureuse et regrettable mort du jeune Bouyam René, tué par erreur sans sommation par les forces de l'ordre, lors de la chasse à l'homme qui s'en est suivie, montrent que la notion de la dignité humaine n'est encore qu'une vue de l'esprit dans notre environnement.




Commentaires