Lutte contre le paludisme : les journalistes invités à sensibiliser les populations
Gildas Mouthé
C'était à la faveur de deux ateliers de sensibilisation sur le nouveau traitement du paludisme. L'initiative du programme national de lutte contre le paludisme avait pour but, de doter les professionnels des mass médias de la province du centre, des informations susceptibles d'étoffer leurs connaissances sur la première cause de morbidité et de mortalité au Cameroun.
Apporter un appui communicationnel conséquent au Ministère de la Santé
Maladie causée par la présence dans le sang de l'homme d'un parasite appelé plasmodium et transmis par la piqûre de l'anophèle femelle, le paludisme affecte le développement intellectuel des enfants et l'harmonie de la famille. Il est considéré comme un fardeau socio-économique pour la communauté de par les dépenses qu'il occasionne. La résistance du parasite aux médicaments (chloroquine et quinine) a conduit aux changements des protocoles de traitement du paludisme.
La chloroquine longtemps utilisée pour traiter le paludisme simple a été remplacée par l'amodiaquine en 2002, qui à son tour a été remplacée par les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisine (ACT) en 2004. Depuis février 2007, les ACT sont disponibles dans les formations sanitaires à des prix subventionnés.
Malgré l'introduction de ces nouveaux traitements, l'on observe malheureusement que certains parents, ainsi que des techniciens de santé continuent d'utiliser des médicaments inadaptés et inefficaces.
Face à la gravité de la situation, et dans le but de sensibiliser les populations sur les conséquences de ces pratiques dangereuses, le programme national de lutte contre le paludisme a mis à contribution les hommes et les femmes des médias de la province du Centre. Durant quatre jours, ceux-ci ont reçu des connaissances pratiques qu'ils devront mettre à la disposition des populations, afin de susciter un changement de comportement en matière de prévention et de prise en charge du paludisme.
Des différentes communications, l'on a retenu que prendre en charge le paludisme consiste à l'identifier par un diagnostic biologique et ou clinique, mais également à administrer un traitement efficace dans les 24 heures qui suivent l'apparition des premiers symptômes. Au Cameroun et conformément au plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2007-2010, ce traitement peut s'effectuer dans les formations sanitaires ou à domicile pour le paludisme simple. Le paludisme grave quant à lui se traitant exclusivement et en urgence dans les formations sanitaires.
Les nouveaux traitements du paludisme
Selon les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé la Santé
Au Cameroun, deux types d'ACT ont été retenus : artesunate amodiaquine (falcimon kit et arsucam) et artémether-lumefantrine (coartem). Ces nouveaux traitements sont disponibles dans toutes les formations sanitaires publiques depuis le 19 février 2007 ; dans les formations privées confessionnelles et dans les pharmacies d'officine suite à la convention signée le 03 mai 2007 ; et bientôt dans les relais communautaires de chaque village au Cameroun.
Il faut d'ailleurs signaler à ce sujet que plus de 15.000 de ces relais viennent d'être formés à la prise en charge du paludisme simple, selon des informations communiquées par le programme national de lutte contre le paludisme.
Grâce à la subvention du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose 140 F 235 F 1000 F




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