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ABBE JEAN CLAUDE SAIDOU NIBABEL, ECONOME A LA CENC : ''Notre souhait : donner le meilleur de nous nous-mêmes pour répondre aux attentes des Evêques''

Propos recueillis par Claude Zéba

Après s'être  imprégné de la nouvelle structure qu'il dirige depuis plus d'un an, l'Abbé Jean-Claude Saïdou Nibabel s'est confié à L'Effort camerounais pour dire non seulement comment se porte l'Economat de l'Eglise qui est au Cameroun, mais aussi pour se prononcer sur l'actualité brûlante de cette Eglise. Lisez plutôt ! 

Monsieur l'Abbé, il y a un an que vous preniez les rênes de l'Economat de

la Conférence Episcopale

Nationale du Cameroun (CENC). Quel premier bilan faites-vous de votre travail à la tête de cette structure ?

A vrai dire c'est même un peu plus d'un an. Le temps  passe vite vous savez. Vous me donnez là l'occasion de reconnaître tout d'abord que j'ai eu la chance de tomber sur une très bonne équipe de collaborateurs, compétents et disponibles. Notre équipe, vous vous en doutez, est appuyée par une hiérarchie très attentive. L'autre chance que j'ai eu est une heureuse coïncidence : dès notre arrivée les autorités de

la CENC

ont procédé à un audit de la structure CENC ; ceci nous a permis, non seulement de savoir à partir de quelle situation nous partions, mais aussi de faire quelques propositions qui d'ailleurs sont en train d'être réalisées. Nous en reparlerons peut-être. Parlant strictement du " bilan annuel " ou même des perspectives d'avenir, nous l'aurions fait de deux façons : narrative et financière. Ce qui serait très long, voire ennuyeux dans un contexte d'une interview.

Qu'est-ce qui reste à faire ou à parachever à l'Economat de

la CENC

?

Mes parents et éducateurs m'ont souvent enseigné que tant qu'il y a encore des choses à faire, il faut se dire qu'on a encore rien fait ; nous ne faisons que commencer. Notre souhait, c'est de contribuer au maximum, selon le souhait des Evêques, à la mise en place d'une gestion centralisée, effective et efficace, de tout le patrimoine de

la CENC. C'est

une tâche de longue haleine, commencée par nos prédécesseurs que nous poursuivons, et que d'autres continueront après nous. Aucun maillon ne doit faillir sur une telle chaîne.

Quelle est la situation de l'Economat  de

la CENC

à ce jour ?

Je suppose que vous voulez parler de l'Economat Général de

la CENC. Nous

poursuivons la gestion ordinaire et quotidienne des services de

la CENC

en collaboration étroite avec les comptables ou Economes des différents services, sous le regard vigilant du Secrétaire Général qui rend compte aux Evêques. Je répète que cette gestion se fait dans l'esprit d'une centralisation ou si vous voulez, de gestion dans une " Eglise- Famille " pour reprendre un terme mieux approprié, et ce, de tout le patrimoine de

la CENC. En

outre, la hiérarchie ayant complété le recrutement des comptables dans tous les services, tous, anciens comme nouveaux comptables (et même quelques chefs de services) suivent une formation, complémentaire pour certains, dans l'utilisation du logiciel de comptabilité, de gestion centralisée de la paie, établissement et suivi budgétaire… tout ceci en vue d'harmoniser, de centraliser l'administration du patrimoine à

la CENC. La

navigation à vue n'est pas une bonne chose, on ne sait  jamais où on peut se retrouver.

Lors de votre installation en mai 2007, le président de

la Commission

pour les affaires économiques et juridiques pour

la CENC

a attiré votre attention entre autres sur  votre devoir de veiller à la formation des comptables, et au contrôle financier et matériel en vue d'une bonne gestion du patrimoine de l'Eglise. Pensez-vous que ces objectifs sont  en bonne voie ?

Je crois avoir répondu en partie à cette question. En tout cas tout, ce que vous dites là est un tout, et suit un processus dans le temps et même dans l'espace. Peut- être que vous faites allusion à la formation des comptables des Diocèses ? Si le besoin se fait sentir, que les intéressés saisissent notre hiérarchie. Nous sommes prêts à rendre service partout dans l'Eglise.

Le 31 mai dernier Sa Sainteté le Pape Benoît XVI nommait Mgr Barthélemy Yaouda Hourgo, originaire de la même province ecclésiastique que vous, à la tête du Diocèse de Yagoua. Comment avez-vous accueilli la nouvelle ?

Sincèrement, sans surprise. Vous savez, l'Esprit Saint, nous a-t-on enseigné, ne peut ni se tromper ni nous tromper. Quand j'ai appris cette nomination, avant même d'appeler Mgr Yaouda, je me suis rendu à notre chapelle et là j'ai offert l'événement au Seigneur. Pour moi, c'est un grand signe des temps venu du ciel,  c'est plus qu'une question du " temps des héritiers ". Maintenant que Dieu et l'Eglise ont fait leur part, c'est notre tour à présent. Saurons-nous soutenir ce jeune Pasteur non seulement par nos prières, mais aussi moralement, matériellement, le tout " ad majorem Gloriam Dei ".

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