ALINE NGOUTOUFANA, " ACCES CANADA ", BUREAU DE DOUALA : '' Le Canada a besoin des citoyens pour soutenir et développer son économie ''
Propos recueillis par Claude Zéba
Installé à Douala depuis le 5 mars 2008, " Accès Canada " une institution privée d'assistance à l'immigration au Canada, fait l'objet de chaudes empoignades dans les chaumières. Pour en déceler l'écheveau, votre journal est allé à la rencontre de l'une des responsables de la structure. Elle tente de faire la lumière sur le fonctionnement de son organisation, le service qu'elle offre et dit pourquoi le Canada, contrairement à nombre de pays qui ont tendance à fermer leurs frontières aux étrangers, va plutôt à la quête des populations dans d'autres pays du monde.
Pourquoi une opération de charme en direction de potentiels candidats à l'immigration au Canada à l'heure où d'autres pays occidentaux restreignent les migrations vers leurs territoires ?
" Accès Canada " a ouvert ses portes au Cameroun pour plusieurs raisons. L'une d'entre elles est que de nombreux clients partaient du Cameroun pour " Accès Canada " d'Abidjan en Côte d'Ivoire à la recherche des services que nous leur offrons aujourd'hui sur place. Mais aussi, la direction d'“Accès Canada” veut permettre aux Camerounais d'avoir aussi ce choix de vie que nous offrons dans tous les pays où nous sommes présents. Quant à votre question, à savoir pourquoi le Canada ouvre ses portes au moment où d'autres pays referment les leurs. C'est tout simplement parce que le Canada est un pays très vaste. Il a besoin des populations pour soutenir et développer son économie. Il y a bien des régions du pays où le plein emploi existe et où les employeurs n'arrivent plus à trouver des employés pour combler les postes disponibles. Le Canada est l'un des pays à sélectionner de façon objective et transparente. C'est pour cette raison que notre firme peut aider les candidats avec succès depuis maintenant 13 ans. En même temps, le pays a besoin des gens à même de lui rendre service, d'améliorer son économie tout en s'améliorant eux-mêmes. Parce qu'en travaillant, ils sont en droit de s'attendre à de quoi relever leur niveau de vie. En outre, le Canada a besoin des populations, parce que le taux de natalité y est très faible comme en Occident d'ailleurs, et que celle en place est de plus en plus vieillissante.
Quels sont les critères de sélection des candidats à l'immigration proposée par le Canada ?
Nous demandons aux clients d'avoir au moins le niveau du BEPC ou tout autre diplôme équivalent, une expérience professionnelle d'au moins un an, et un numéro matricule attestant de son affiliation à la CNPS.
Avoir un numéro d'immatriculation à la CNPS
Contrairement à ce que vous pouvez penser, la majorité de nos clients sont des personnes qui ont déjà un emploi. Choisir de vivre au Canada n'est pas une décision forcément économique. C'est avant tout un choix de vie pour soi-même et pour ses enfants. Pour votre information, nous nous permettons de vous rappeler que les premiers immigrants en nombre au Québec chaque année ce sont des Français. De plus, nous ne sommes pas là pour que notre politique morde, nous sommes là pour faire état des lois en vigueur, en proposant les options, et concrétiser la décision de ceux qui se qualifient et qui ont fait ce choix pour leur avenir.
Quel traitement réservez-vous à ces nombreux diplômés du supérieur et/ou des grandes écoles qui sont sous employés pour ne pas dire inexploités, et qui ont cependant un avenir à assurer ?
Il n'y a malheureusement rien à faire pour eux. Je regrette de le dire, mais c'est ainsi. C'est la règle. Il peut y avoir espoir dans le cas où un/une diplômé(e) d'une grande école a eu à faire un stage académique obligatoire d'une durée d'au moins six mois. Ce stage peut exceptionnellement être retenu pour lui comme une expérience professionnelle. A cette catégorie de la clientèle on n'exige pas le numéro matricule de la CNPS.
Que se passe t-il lorsque la procédure d'immigration échoue s'agissant justement des honoraires exigés aux candidats à l'immigration ?
Nous remboursons le candidat pour les honoraires payés à 100% et ce, conformément à une entente de service que le client lit et signe avant de s'engager. Il faudrait également retenir que si le candidat n'est pas retenu par sa faute parce qu'il a présenté un faux document ou parce qu'il a fait une fausse déclaration, c'est-à-dire qu'il présente un baccalauréat alors qu'il ne l'a jamais obtenu, ou alors qu'il déclare être célibataire alors qu'il est marié, ... S'il n'a pas de visa pour ce genre de chose, nous ne lui remboursons même pas un seul centime sur les frais engagés.
Qu'adviendrait-il si un candidat passe avec brio les préliminaires, mais ne parvient pas à réunir la somme qui devrait servir à sa subsistance au Canada telle que vous la lui exigez ?
Un candidat qui engage une procédure d'immigration est censé se préparer tant moralement que financièrement. Que voulez-vous que je dise ? Dès le départ, il faudrait que le client sache que ces frais qui lui sont exigés lui reviennent de droit. Ces frais lui éviteront d'être à la charge de qui que ce soit pendant au moins les trois premiers mois de son séjour au Canada. En général, il est demandé à un célibataire qui voudrait s'installer au Québec 3000 dollars canadiens, soit un peu plus de 1 300 000 Fcfa. Cette somme est multipliée par deux ou par trois pour celui qui opterait pour Montréal. Et puis, tout au long du déroulement de la procédure, puisqu'elle dure en moyenne deux ans, nous préparons nos clients à cette éventualité, de manière à ce qu'ils ne soient pas surpris quand la procédure aboutira.
Que rétorquez-vous à ceux-là qui pensent que l'opération en cours n'est ni plus ni moins une forme de traite " d'esclaves " visant une nouvelle fois à vider l'Afrique de ses meilleurs éléments et de ses cerveaux comme ce fut le cas pendant la traite négrière, étant donné que l'opération vise essentiellement la " fine crème " de l'intelligentsia d'Afrique, d'Asie et d'Europe de l'Est ?
Notre structure ne polémiquera pas sur une telle affirmation. Cette comparaison est hors du niveau de raisonnement d'une personne sensée. Nous considérons que c'est un manque de respect à l'endroit des Camerounais qui sont totalement aptes à évaluer cette situation. L'émigration vers le Canada est un choix qui existe. Il n'y a aucune raison d'en priver les Camerounais ou tout autre population. Dans les faits, il s'agit purement et simplement de l'exercice d'un choix et donc, par conséquent, de l'exercice d'une liberté. A partir de là, faire une comparaison avec la traite d'esclaves est totalement déplacé. Nous ne nous prononcerons pas donc pas sur une argumentation visant à brimer la liberté de toute personne. De plus, les immigrants qui s'installent au Canada obtiennent sur demande, la nationalité canadienne après 3 ans de résidence. Cela en fait des citoyens à part entière. Quant au deuxième volet de votre question, il faut savoir qu'aujourd'hui, bien des candidats se qualifient pour émigrer et non pas seulement la crème de l'intelligentsia comme le pensent certains. De plus, il est aujourd'hui prouvé que l'émigration est un système gagnant-gagnant. Les transferts financiers de la diaspora représentent pour bien des pays des sommes considérables dans leur PIB. Au Maroc et en Tunisie, par exemple, ce sont les principales entrées de devises au pays. Selon l'ONU, ces sommes dépassent aujourd'hui, en valeur, les aides des Etats vers d'autres Etats. Le pays de départ sort donc gagnant tout en soulignant que les emplois qui se libèrent par ces départs sont occupés par d'autres. Tant que le chômage est là, le pays de départ est gagnant. On sait aussi que ces transferts aboutissent directement chez des individus, et cela fait tourner l'économie, en plus d'aider bien souvent des personnes qui en ont besoin. Du côté du pays d'accueil, cela rend service puisque l'objectif recherché est d'augmenter sa population pour différentes raisons. Vous savez, si on remplace le Président des Etats-Unis ou d'une grande société sans trop de problème, nous pensons que cela peut se faire aussi pour les personnes qui sont nos clientes. Cela sera vrai tant et aussi longtemps qu'il y aura des personnes qui cherchent du travail. Dans un monde qui se globalise, l'émigration et la mobilité sont des réalités incontournables. Les Etats doivent les gérer comme telles. Nous revenons pour finir sur le fait que l'exercice d'une liberté n'est pas un choix qui peut être jugé à la légère. L'émigration vers le Canada est un choix aujourd'hui possible pour bien de candidats. Nous sommes là pour les concrétiser, simplement.
Une fois la procédure entamée, suivie et achevée comme il se doit, que se passe t-il lorsque l'immigrant débarque dans le nouveau " eldorado " ?
Je voudrais partir d'une image pour répondre à cette pertinente et lancinante question. Dans mon entourage, quand j'entends parler d'immigration, il s'agit d'aider, de mettre à la disposition de la clientèle des informations fiables et viables dont elle a besoin pour réaliser son rêve. Concrètement, il s'agit de vérifier avec le candidat à l'immigration si son profil correspond à celui qu'exige le pays qui reçoit, et de l'aider à obtenir un visa résident permanent. C'est ce que nous essayons de faire à " Accès Canada ". Et c'est ici que s'arrêtent nos compétences. Nous ne lui garantissons ni hébergement ni emploi, une fois au Canada. Le Canada est un pays où près de 300 000 personnes débarquent chaque année. Il y a des infrastructures gouvernementales et paragouvernementales qui prennent le relais à l'arrivée des candidats. Nous, nous les guidons vers ces ressources et nous les préparons au mieux pour la vie qui les attend.
Combien de candidats à l'immigration avez-vous déjà enregistré depuis votre installation au Cameroun ?
Nous ne donnons pas de chiffres précis sur l'activité de nos bureaux. C'est une politique de notre structure. Ce que nous pouvons vous dire c'est que nous avons permis, en 13 ans, à plus de 13 000 personnes issues de plusieurs continents de s'établir au Canada. Ici, notre réputation nous précède. Les gens savent que nous sommes sérieux et efficaces. Nous sommes persuadés que ce bureau sera un succès. Notre but est de donner le choix. Nous l'offrons depuis que nous sommes ouverts. C'est déjà, pour nous, le succès recherché.




Cette initiative "institution privée d'assistance à l'immigration au Canada" constitue tout simplement une escroquerie et rajoute la confusion dans ce débat !
Rédigé par:Nda Bot | le 10/05/2008 à 08:40
C'est bien facile lorsque par un coup de colère ou de deception,on en vient à mettre au bancs des accusés des personnes (Physiques ou morales). Cela se vérifie par le propos tenu plus haut. Je viens tout juste en lisant les pages de notre journal de faire la connaissance de cette "institution privée d'assistance à l'immigration au Canada". En faisant un tour sur leur site web,j'avoue que je suis flatté. Cependant fasse au doute qui demeure car moi aussi j'emet une reserve,j'opte plutot pour une authentification des informations véhiculées par "ACCES CANADA" comme l'a fait l'effort camerounais pour le cas de cette "institution universitaire nommée Université de l'Atlantique au Canada" au lieu de condamné d'un coup. Si le monde est fait de faiteur de trouble;il n'en demeure pas moins vrai que l'intégrité soit encore une chose partagée par bien des personnes. Alors faisons notre petite enquêtte et nous conlurons par la suite.
Rédigé par:Nounoh Téné Arthur | le 17/05/2008 à 10:53
je voudrais m'inscrire quelles sont les conditions à remplir???
Rédigé par:thomas ulrich | le 15/06/2008 à 01:14