« Constitution : ce qui a changé | Accueil | Une, édition N° 429, du 16 au 30 avril 2008 »

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Nda Bot

L’opération épervier jette un coup de projecteur sur la génération actuellement en charge au Cameroun.

De toutes les générations que compte le Cameroun, cette génération a connu durant la période de leur jeunesse, la vie la plus paisible et la plus agréable - bourse d’étude, paix sociale, conditions estudiantines enviables, marché de l’emploi dynamique- Cette génération disais-je, élevée dans du coton est la principale coupable de la banqueroute du Cameroun.

La volonté de jouir sans entrave, de prostituer l’intelligence, de posséder et toujours posséder de la quincaillerie, de posséder des femmes -métisses de préférence- comme on posséder des objets, de posséder des bagnoles comme celles vues dans les clips des gangs star rap au mépris de décence ont simplement conduit notre pays vers sa perte. La feymania dans les années 90 ne fut pas qu’un phénomène anecdotique mais une des caractéristiques majeures de cette génération des camerounais : Etre riche vite, pour pouvoir jouir toujours sans limite.

La crise que le Cameroun traverse n’est pas que sociale ou économique ; elle est d’abord morale d’où sa gravité. Elle touche les fondements de l’Etre, son identité et sa capacité à se projeter vers un imaginaire positif. Vous noterez que si les feymen de l’époque se sont recyclés dans la politique, dans les affaires dans la vie sociale leur esprit a contaminé l’ensemble de la société !

De cette génération aucun n’a bâti une entreprise industrielle mais paradoxalement on y trouve beaucoup plus de milliardaires que dans les générations précédentes. Cherchez l’erreur…

Pendant que les américains du même âge, créaient les Yahoo, Google, Nike, Dell et les anglais imposaient leur industrie financière que les indiens de la même génération développaient les Mittal, TATA et bien d’autre et que les Vietnamien sortaient enfin de la pauvreté par le travail, les Mebara, Abah Abah, Fotso fils, and co jouissaient avec l’argent du contribuable et celui de papa en jetant par dessus bord, la morale, la foi que les clercs leur avaient jadis transmis.

Chers frères et sœurs en Christ demandons dans nos prière à Dieu de nous aider pour que notre société change, afin qu’elle redevienne cette société qui respecte le vertueux et encourage l’effort.

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