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« Constitution : ce qui a changé | Accueil | Une, édition N° 429, du 16 au 30 avril 2008 »

Editorial : Nos Evêques : multiples conférences, unique mission

Abbé Martin Nag Iked

Ces retrouvailles fraternelles ont été vécues dans un sentiment de joie, d'action de grâce et d'espérance agissante pour l'avenir de l'Eglise et de notre pays confiés à la miséricorde de Dieu, à travers l'intercession de

la Vierge Marie.

De bout en bout, une pensée priante pour la prompte guérison de l'Archevêque de Yaoundé, Mgr Victor Tonyè Bakot, victime d'un accident de la circulation, a accompagné la méditation, notamment pendant l'Eucharistie quotidienne.

De façon plurielle aussi, l'épiscopat a exprimé sa sincère gratitude au Chef de l'Etat, le Président Paul Biya pour sa prompte et généreuse intervention dans l'évacuation sanitaire en France du Président en exercice de

la Conférence Episcopale

Mgr Victor Tonyè Bakot, et dont l'Archevêque Coadjuteur de Douala, Mgr Samuel Kléda a assumé avec doigté les charges, en sa qualité de Vice Président de

la Conférence Episcopale

des Evêques du Cameroun.

Qu'il s'agisse du travail dans les Commissions, des sujets de réflexion tels que la préparation du Synode des Evêques sur

la Parole

de Dieu, le Congrès eucharistique,

la Journée Mondiale

des jeunes, la gestion des biens de l'Eglise ou tout simplement des services de

la CENC

et de l'avenir du Cameroun face à ses nombreux défis, nous avons le vif sentiment que, par delà toutes ses contingences, l'Assemblée des Evêques ne perd pas de vue l'essentiel : son attachement au Christ Jésus notre Espérance et notre Joie.

Le Ressuscité demeure en effet à l'œuvre dans nos vies et au sein de nos communautés invitées à plus de témoignage chrétien, pour une authentique fidélité à Dieu.

Cette conviction suscite des interrogations sur notre agir de baptisés. Du plus petit au plus grand, les chrétiens sont, plus que les autres, peut-être invités, chacun selon sa place et son rang dans l'Eglise à une sérieuse remise en question des pratiques contraires à la foi que nous professons et à l'Evangile que nous proclamons.

Il nous faut en effet balayer les immondices de notre  maison pour mieux aider les autres à faire de même. Comment, sans rougir, nous satisfaire des liturgies festives, les oreilles, les yeux et les cœurs fermés face à la misère de notre peuple en quête d'idéal et de pain ? Comment nous épanouir dans ce pays dont les structures du péché, en politique et en économie surtout, frustrent les citoyens de leurs droits, bafouent leur dignité, laissant  penser que ceux qui nous gouvernent ont inexorablement sacrifié la jeunesse sur les autels de l'injustice, de la corruption, du tribalisme et de la raison du plus fort?

Des mesures sont ici ou là prises pour améliorer le sort de nos populations. D'accord, nous les saluons ! Mais, le suivi ? Des diplomates disent qu'au Cameroun les relations entre l'Eglise et l'Etat sont excellentes. Soit ! En tous cas nous réaffirmons notre  attachement à la culture de la paix. Sans une paix solide dans les cœurs et à travers les institutions, parler de justice devient une imposture. Il nous faut un peu partout promouvoir la tolérance et le pardon, conjurer la violence, la destruction et la vengeance.

C'est vrai : une rue tumultueuse ne saurait être le lieu du dialogue et de la concertation. Où  trouver des cadres idoines pour un dialogue franc et sincère, notamment avec les jeunes? Où donc les rencontrer pour réfléchir avec eux sur des problèmes les concernant, mais qui sont souvent banalisés ou déclarés sans objet? Et que suggérer là où les autres ont tout  programmé pour vous arracher un inconditionnel oui, et un oui décisif sans nuance ?

Face à ces interrogations bien connues, nos Pasteurs ont trouvé des ébauches de solutions à la lumière de

la Parole

de Dieu explicitée par l'Enseignement social de l'Eglise, avec la conviction que le but de l'évangélisation demeure la recherche laborieuse du salut  intégral de l'homme et de tous les hommes. Les fidèles déposent tous ces soucis aux pieds du Christ le Bon Pasteur, sans perdre cœur.  Assumons avec détermination dans l'espérance et la joie pascales nos responsabilités de chrétiens et de citoyens face à l'histoire.

La 33ème Plénière des Evêques a montré, une fois de plus, que ces assemblées épiscopales demeurent missionnaires avec une belle et noble vocation. L'exigeante mission de: construire la communion au sein de l'Eglise, Mère et Enseignante dans le monde de notre temps si assoiffé de justice et de paix et où la moisson reste abondante et les ouvriers de qualité peu nombreux.

Commentaires

L’opération épervier jette un coup de projecteur sur la génération actuellement en charge au Cameroun.

De toutes les générations que compte le Cameroun, cette génération a connu durant la période de leur jeunesse, la vie la plus paisible et la plus agréable - bourse d’étude, paix sociale, conditions estudiantines enviables, marché de l’emploi dynamique- Cette génération disais-je, élevée dans du coton est la principale coupable de la banqueroute du Cameroun.

La volonté de jouir sans entrave, de prostituer l’intelligence, de posséder et toujours posséder de la quincaillerie, de posséder des femmes -métisses de préférence- comme on posséder des objets, de posséder des bagnoles comme celles vues dans les clips des gangs star rap au mépris de décence ont simplement conduit notre pays vers sa perte. La feymania dans les années 90 ne fut pas qu’un phénomène anecdotique mais une des caractéristiques majeures de cette génération des camerounais : Etre riche vite, pour pouvoir jouir toujours sans limite.

La crise que le Cameroun traverse n’est pas que sociale ou économique ; elle est d’abord morale d’où sa gravité. Elle touche les fondements de l’Etre, son identité et sa capacité à se projeter vers un imaginaire positif. Vous noterez que si les feymen de l’époque se sont recyclés dans la politique, dans les affaires dans la vie sociale leur esprit a contaminé l’ensemble de la société !

De cette génération aucun n’a bâti une entreprise industrielle mais paradoxalement on y trouve beaucoup plus de milliardaires que dans les générations précédentes. Cherchez l’erreur…

Pendant que les américains du même âge, créaient les Yahoo, Google, Nike, Dell et les anglais imposaient leur industrie financière que les indiens de la même génération développaient les Mittal, TATA et bien d’autre et que les Vietnamien sortaient enfin de la pauvreté par le travail, les Mebara, Abah Abah, Fotso fils, and co jouissaient avec l’argent du contribuable et celui de papa en jetant par dessus bord, la morale, la foi que les clercs leur avaient jadis transmis.

Chers frères et sœurs en Christ demandons dans nos prière à Dieu de nous aider pour que notre société change, afin qu’elle redevienne cette société qui respecte le vertueux et encourage l’effort.

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