Propos recueillis par Gildas Mouthé
A l'occasion de la célébration du 25ème anniversaire de sa paroisse, le Père Gabriel Naïkoua s'est confié à L'Effort Camerounais. Outre la présentation de la paroisse Saint Charles Lwanga de Nkoldongo, il décline sa feuille de route pour les prochaines années.
Mon Père pouvez-vous nous présenter les différentes communautés qui composent votre paroisse ?
La paroisse compte une trentaine de groupes et associations. J'ai voulu que les chrétiens vivent vraiment une vie de famille. Depuis pratiquement 7 ans, nous avons commencé quelque chose d'assez particulier, nous avons scindé la paroisse en quatre secteurs. Nous voulons ainsi que les membres des secteurs apprennent à se connaître, à vivre ensemble, à vivre les grands évènements de joie et de peine ensemble. A mon avis, cela marche, et je suis très content de cette expérience " d'Eglise Famille de Dieu ". Il n'y a donc pas de distinction, il n'y a pas de Béti, de Bamiléké, encore moins de Bassa. Tous, nous sommes chrétiens, et c'est cela qui est important. Nous avons aussi ici à la paroisse quelques Communautés religieuses, notamment : les missionnaires du Sacré-cœur qui ont la charge pastorale de la paroisse, les Communautés des Sœurs de la Divine Volonté
Quels sont les projets qui vous tiennent à cœur pour les prochaines années ?
Le plus grand projet qui me tient à cœur, c'est de continuer à bâtir l'église. Quel qu'en soit le niveau où elle est arrivée, l'église reste toujours à bâtir dans sa dimension ecclésiale, " Eglise peuple de Dieu ". Pour moi, c'est le plus grand projet, dans la mesure où nous devons chercher chaque jour à animer la communauté paroissiale. Mon second projet, c'est la construction du presbytère. Certes j'ai laissé souffler un peu les chrétiens après la consécration de l'église, mais je compte lancer très prochainement des cotisations pour la construction du presbytère de la paroisse. L'autre projet qui me préoccupe également, concerne l'aide aux jeunes en situation difficile. Beaucoup de jeunes de la paroisse, pourtant dynamiques n'ont pas de travail. Il est donc question pour nous de réfléchir pour voir comment les aider à se prendre en charge.
Votre mot de fin ?
Si j'ai quelque chose à dire aux lecteurs de L'Effort Camerounais et à mes fidèles, c'est cette Parole de Saint Paul qui dit : " Tout ce qu'on fait, tout ce qu'on dit, doit toujours être dit au nom de Dieu ". Ceci veut dire que nous devons toujours chercher dans tout ce que nous faisons " la gloire de Dieu et le salut des âmes ".

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