Hubert Etoundi Bialimi
Les enfants, ces êtres faibles et fragiles ont-ils des droits ? La question mérite d'être posée surtout en ces heures où, au Cameroun, en Afrique et dans le monde la vie de cette catégorie devient de plus en plus menacée. Voici un éclairage sur les principes des droits des enfants selon la Convention
C'est le 20 novembre 1989 que la Convention Internationale La Convention
Le premier et le deuxième principe placent tous les enfants au même pied d'égalité, et mettent au premier plan leur intérêt supérieur à savoir, son épanouissement physique, intellectuel, moral, social et spirituel dans des conditions de liberté et de dignité. On peut ainsi lire ce qui suit dans le premier principe : " Les droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation que celles qui s'appliquent à l'enfant lui-même ou à sa famille ".
Le sixième principe attire l'attention des parents, de la société et de l'Etat sur un avenir meilleur de l'enfant qui n'est possible que par la promotion de ces droits : " L'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d'amour et de compassion. Il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d'affection et de sécurité matérielle et morale ; l'enfant, sauf circonstances exceptionnelles, ne doit pas être séparé de sa mère. La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans familles ou de ceux qui n'ont pas de moyens d'existence suffisants ".
Il est souhaitable, poursuit le texte " que soient accordées aux familles nombreuses, des allocations de l'Etat pour l'entretien et l'éducation des enfants ". Si le huitième principe énonce que l'enfant doit en toute circonstance être parmi les premières personnes à recevoir la protection et le secours, le septième principe pose d'une manière assez claire, la question de la gratuité de l'éducation et son caractère obligatoire en ce qui concerne les enfants : " L'enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d'une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d'égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société ".
Toute chose salutaire pour la communauté humaine. Le neuvième principe de cette Convention établit l'interdiction du travail à des fins économiques aux enfants : " L'enfant ne doit pas être admis à l'emploi avant d'avoir atteint l'âge minimum approprié ; il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé, à son épanouissement physique, mental et moral ".
Si tout ce qui précède relève du rêve dans les pays pauvres et très endettés à l'instar du Cameroun, ce qui blesse et choque aujourd'hui la conscience nationale et internationale, c'est ce gigantesque commerce qui se fait autour des enfants à des fins d'exploitation, d'abus et de torture physique et sexuelle.
Dans notre pays le Cameroun, la situation des enfants n'est guère reluisante. Ces innocents sont victimes des crimes silencieux dans nos familles, ainsi que des sévisses illimités à longueur de journée. Il semble urgent et opportun de dire haut et fort en ce moment où l'humanité s'apprête à célébrer la naissance de l'Enfant Jésus, que les enfants ont des droits ! Ces droits doivent être respectés et promus par les familles, la société et les pouvoirs publics, pour un avenir meilleur !

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