Gildas Mouthé
Le sujet était à l'ordre du jour d'une conférence publique ténue à Yaoundé le 28 novembre dernier.
Dans le cadre de la restitution des résultats de l'étude menée par la Coopération la Communauté la Conférence Episcopale
Il était question pour le BASC de présenter à l'assistance non seulement les résultats de l'enquête menée dans six pays dont le Cameroun, mais surtout de susciter le débat sur ses constats et ses recommandations, dont la prise en compte pourrait améliorer l'impact de l'aide de l'Union Européenne sur les pauvres au Cameroun. L'objectif visé étant d'une part de doter les populations et les organisations de la société civile des clés de compréhension des enjeux locaux, des stratégies de réduction de la pauvreté, et d'autre part, de favoriser l'émergence d'une véritable culture de concertation et de dialogue entre tous les acteurs au développement.
Les échanges qui ont suivi la présentation des résultats de l'enquête ont permis aux différents participants d'apprécier l'action de l'Union Européenne dans le développement des pays du Sud. Pour la concertation régionale des sociétés civiles, les domaines d'orientations de l'Union Européenne ne reflètent pas toujours les priorités nationales, mais plutôt ses intérêts propres. Toujours dans la même perspective, la société civile relève qu'il n'y a aucune vision claire de la pertinence des instruments d'aide de la Communauté
Toutefois, il y a lieu de rappeler que le rapport présenté au public camerounais le 28 novembre dernier démontre que des progrès ont été réalisés en faveur d'une aide plus efficace de la communauté européenne, mais que l'on pourrait faire encore mieux pour que ces précieuses ressources fassent une véritable différence dans la vie des personnes vivant dans la pauvreté. Il offre des pistes concrètes pour améliorer l'impact de l'aide communautaire sur les pauvres, tout en contribuant au débat sur la qualité actuelle de l'aide communautaire et les progrès nécessaires pour accroître son efficacité.
Aussi propose t-il ces quelques recommandations : la Communauté
Les gouvernements doivent s'engager vers plus de transparence, et donner la priorité à l'éradication de la pauvreté, tandis que la société civile doit s'investir de plus en plus dans le suivi et l'analyse politique, tant au niveau des communautés de base qu'au niveau national, afin de pouvoir effectuer un travail de plaidoyer solidement argumenté, et de permettre aux groupes marginalisés d'exercer leur droit, afin de participer aux décisions qui affectent leur vie.

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