Sylvestre Ndoumou à Edéa
Ouvertes à Edéa le 19 novembre, les Journées d'orientation des chercheurs d'emploi et d'information des chefs d'entreprises organisées par le Fonds National de l’emploi, se sont achevées le 23 novembre dernier par un séminaire atelier sur le thème : " Le projet d'extension d'Alucam, impacts sur l'emploi, la formation professionnelle et incidences socio-économiques ". Toutes ces activités se sont déroulées au Centre Albert Krummenacker d'Edéa, en présence du préfet de la Sanaga Maritime
, M. Grégoire Mvongo, qu'entouraient le Directeur de l'Agence régionale du Littoral du Fonds National de l'Emploi M. Benjamin Kisso, de son directeur adjoint M. Célestin Njipou, et l'Evêque du Diocèse d'Edéa, Mgr Jean Bosco Ntep.
Légende : La photo de famille des participants et des officiels, à l’issue des journées d’évaluation de la main d’oeuvre de la Sanaga Martime
Pendant une semaine, le Fonds National de l'Emploi (FNE) a exploré le marché de l'emploi de la Sanaga Maritime.
Le Centre Albert Krummenacker qui était le lieu de la rencontre, a permis aux experts du FNE venus de Douala sous la conduite de leur Directeur d'Agence M. Benjamin Kisso, d'évaluer les capacités professionnelles de la jeunesse de la Sanaga Maritime.
Il s'agissait, comme l'a souligné le Directeur d'Agence dans son allocution, " de procéder à l'enregistrement des chercheurs d'emploi de la Sanaga Maritime
, dans le but de recenser les compétences, et d'entrevoir d'autres appuis, en termes de formation ou de financement ". Le FNE est aussi venu à Edéa dans l'objectif " d'établir un cadre de concertation avec les chefs d'entreprises, afin de leur présenter une offre en rapport avec les perspectives d'emploi qui se dégagent dans la Sanaga Maritime
".
Ce travail d'évaluation réalisé dans la Sanaga Maritime
n'est pas fortuit. Il s'inscrit dans la perspective de l'extension de l'usine Alucam. Le FNE a voulu explorer toutes les compétences en place dans la région, pour que les chercheurs d'emploi de la localité, soient les premiers bénéficiaires de tous ces grands chantiers qui s'annoncent à savoir : l'extension de l'usine Alucam ; la construction du barrage de Nachtigal, ainsi que la construction du chemin de fer Edéa -Kribi. Tous ces chantiers, avons-nous appris, offriraient environ 3000 emplois directs, et autant d'emplois indirects. A travers ce travail qui a été réalisé à Edéa, le FNE se met véritablement en action, pour que la politique mise en place par le Président Paul Biya dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes, porte des fruits abondants.
Mise à niveau urgente
Mais, en faisant une analyse sans complaisance de la multitude d'opportunités d'emplois et de la main d'œuvre disponible, les experts de la Chambre
de Commerce, et de la société Alucam, représentés respectivement par M. Essawe et André Victorin Atangana, sont arrivés à faire ce triste constat : le déficit de la main d'œuvre qualifiée et le manque de mise à niveau des entreprises locales, pourraient être un sérieux handicap pour les chercheurs d'emploi locaux. Que faut-il donc faire pour que les populations locales n'assistent pas en spectateurs à ces nombreuses opportunités d'emplois qui s'annoncent ? Face à cette question cruciale, M. Benjamin Kisso a lancé un appel pour une mise à niveau urgente des entreprises locales, ainsi que la formation des jeunes, et plus particulièrement leur spécialisation. Le Préfet de la Sanaga Maritime
, M. Grégoire Mvongo va féliciter toutes ces initiatives organisées en faveur des jeunes. Il demandera ensuite au FNE de continuer son accompagnement et l'encadrement des jeunes de la Sanaga Maritime
, pour que les grands chantiers qui s'annoncent, donnent du répondant au problème du chômage qui frappe durement les jeunes dans cette région.
Le FNE, a tenu à rappeler M. Benjamin Kisso, a déjà mené de nombreuses actions positives dans la Sanaga Maritime
, et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il s'agit entre autres d'un financement octroyé à 8 promoteurs dans les filières arachide et palmeraie, pour un montant de 14 millions de Fcfa, et de l'appui à hauteur de 28 millions de Fcfa à 116 personnes.
D'une manière générale, le constat qui se dégage de la session organisée par le FNE à Edéa est le suivant : notre pays dispose certes d'une abondante main d'œuvre, mais elle reste peu adaptée aux nouvelles technologies de l'industrie de l'heure. Face à l'évolution vertigineuse des techniques et de la technologie, les Camerounais, dans leurs différents domaines doivent constamment se recycler. Le souhait est que le FNE, les entreprises et les autres partenaires économiques, donnent une réponse appropriée à cette carence susceptible d'être un obstacle pour les investissements étrangers dans notre pays, ainsi que pour la lutte contre le chômage.
bjr svp j'ai besoin de la constition du dossier pour le deposer dans ma province
Rédigé par : Mbongo achille | 25/09/2009 à 01:24