Claude Zéba
Les électeurs ont une fois de plus répondu aux abonnés absents lors des partielles du 30 septembre dernier. Malgré les efforts des autorités visant à assurer la sérénité et la transparence des élections.
"On a bien construit que lorsqu'on a construit au moins deux fois ", disent les architectes. Ainsi pourrait-on dire de la bonne tenue des élections du 30 septembre dernier à Wouri-Est regroupant les arrondissements de Douala 3ème et 5ème. Est-ce parce que les irrégularités ayant émaillé les élections générales du 22 juillet dernier ont permis à l'organisateur, le Ministère de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation
Quel que soit le bout par lequel on prend la chose, on ne saurait nier qu'il y a eu une nette amélioration de l'organisation matérielle des élections dans l'ensemble des cinq circonscriptions électorales (Nyong et Kelle, Mayo Tsanaga-Nord, Moungo-Sud, Wouri-Est et Haut-Nkam.
Dans le Littoral par exemple, les autorités ont pris des dispositions visant à assurer un bon déroulement du scrutin à quelques 300 000 électeurs inscrits dans les circonscriptions électorales de Wouri-Est et du Moungo-Sud. Me Régine Dooh Collins, Coordonnatrice provinciale de l'ONEL, est entrée en compagne de sensibilisation et d’éducation les 17, 18 et 19 septembre dernier respectivement à Douala 3ème, Douala 5ème et dans le Moungo-Sud en vue d'assurer la sérénité et la transparence des élections ; 80% des bureaux de vote ont changé de présidents à Wouri-Est, le matériel électoral a été acheminé à temps dans les bureaux de vote, etc.
Toutes choses qui vont permettre le démarrage des opérations de vote à 8h, comme le recommande la loi. Contrairement à ce qu'on a observé le 22 juillet à travers le territoire national.
Toutefois, malgré les améliorations apportées à l'organisation des élections du 30 septembre dernier, la population ne semble toujours pas revenue à de meilleurs sentiments. La preuve, au Bataillon Blindé de Reconnaissance (BBR) à Douala 3ème, où étaient installés les bureaux de vote n° 04001, 04002 et 04003, seuls 198 électeurs sur les 700 régulièrement inscrits de ces bureaux ont rempli leur devoir civique.
" Le fait que ces bureaux de vote soient logés dans une caserne militaire y est pour quelque chose. On sait que certains de nos compatriotes ont une peur bleue des hommes en tenue… ", tente de justifier un délégué de l'ONEL. Seulement à quelques pas de là, aux foyers culturels Bansoa et Bamendjou qui abritaient chacun trois bureaux de vote (les bureaux n° 02510, 02511, 02512, 02501, 02502 et 02503 notamment), c'était la même ambiance. Au bureau 02503, pour ne citer que ce cas, il y avait sept votants sur 144 inscrits, à moins d'une heure de la fermeture des bureaux. D'où ce constat de Wandji Augustin, président d'un bureau de vote, " la participation est très faible ".
La guerre des tendances étant déjà déclenchée, nous éviterons à L'Effort camerounais de jouer aux faux prophètes. La sagesse conseille d'attendre la proclamation officielle des résultats pour être fixé sur les performances des uns et des autres.

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