La feuille de route du nouveau gouvernement est connue
Claude Zéba
Relancer la croissance, impulser une nouvelle dynamique au progrès social et tordre le coup à la corruption. Telles sont les missions que le Président de la République
Le Cameroun vient de se doter, à la faveur des décrets N° 2007/268 et N° 2007/269 du 07 septembre 2007, d'un nouveau gouvernement. Un gouvernement que bon nombre d'analystes politiques ont tôt fait de qualifier de " gouvernement de la relance économique ". Se fondant sur sa composition avec, comme diraient les anglo-saxons, " The right man at the right place ".
Les postes clés sont désormais attribués soit aux hommes ou aux femmes du métier, soit aux technocrates à la technicité et à la compétence avérées. C'est ainsi que Essimi Menye Lazare, l'ancien haut cadre du FMI et ancien collaborateur de l'ex ministre de l'Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah, a hérité des Finances, après l'éclatement du Ministère de l’Economie et des Finances (MINEFI). Le nouveau Ministère de l'Economie, de la Planification la CNPS
Biyiti Bi Essam Jean Pierre, journaliste de formation, en service au MINPOSTEL jusqu'à sa promotion le 7 septembre dernier en qualité de Secrétaire général, trône quant à lui à la tête du Ministère de la Communication. Un la Culture
Les autres promus, Eyebe Ayissi Henri, ministre des Relations Extérieures ; Ndanga Ndinga Badel, ministre de l'Industrie, des Mines et du Développement technologique ; Gounokou Haounaye, ministre des Transports ; Mama Fouda André ministre de la Santé la Planification la Présidence
Et pendant que les spéculations allaient bon train, de même que la fête dans l'entourage des " élus ", le Chef de l'Etat est venu mettre un terme à l'euphorie qui s'était emparée du pays à la suite du réajustement de l'équipe gouvernementale du 7 septembre dernier, en convoquant, en date du 12 septembre 2007, le traditionnel Conseil des ministres au Palais de l'Unité. Conseil au cours duquel il a donné des orientations aux membres du gouvernement.
L'ensemble des Camerounais apprenait alors ainsi que le Président Biya attend de ses collaborateurs qu’ils s’investissent dans la relance de la croissance gage de toute prospérité, qu’ils stimulent le progrès social à tous les niveaux, et enfin, qu’ils intensifient la lutte contre la corruption. Concrètement, le Chef de l'Etat en appelle, pensent les observateurs, à la gratuité des services publics et de l'Enseignement de base, comme le recommandent les textes de l'Etat, à une lutte sans merci contre l'inertie administrative et le laxisme débouchant sur la non consommation des crédits, à " développer les avancées déjà réalisées dans nos systèmes éducatif et de santé et de reprendre progressivement le recrutement dans les services publics où les besoins sont évidents ". Bref, à veiller au bien-être de tous les Camerounais.
Des consignes qui résonnent dans les oreilles averties comme le tocsin de la fin de la recréation.




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