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Commentaires

Dr. Christophe TAKOUDJOU

Père Antoine CHONANG : VOTRE JUSTE COMBAT A L’Effort Camerounais a L’ASSURANCE DE LA VICTOIRE PUISQU’IL A L’OBSTINATION DES PRINTEMPS.
Un pays dans lequel la Justice et la police sont incapables d’arrêter les assassins des étudiants ; un pays dans lequel un détachement de voyous, militants d’un parti politique peut impunément partir de Bamenda pour tuer Diboulé à Yaoundé, lui enlever les yeux et jeter le corps devant le Mess des officiers ; un pays dans lequel on peut tuer librement un étudiant à l’hôtel Hilton et jeter impunément le corps par le 8è étage ; ce pays-là n’est pas seulement un pays d’incapables comme l’a dénoncé le Président Biya dans un discours bilan le 31 Décembre 2006 ; c’est un pays de sauvages et de barbares ! Le père CHONANG vient d’en faire la triste expérience. Les lâches de tous bords comme votre agresseur se taisent en croyant que ce qui est arrivé à Mme DZUKOUou à vous-même aujourd’hui ne pourra jamais leur arriver. Quelle erreur ! C’est bien dans cette atmosphère de lâches silencieux que les Hitlers prospèrent jusqu’à l’extermination des races,tribus et peuples.
Je suis de ceux qui pensent que l’honneur d’une société en décripitude morale avancée comme la nôtre se mesure aussi et surtout par la capacité d’une infime minorité courageuse de ses membres tels AMOUGOU BELINGA hier dans le traitement de l’homosexualité au Cameroun et l’ Abbé Antoine DE Padoue CHONANG aujourd’hui dans le traitement journalistique de cette fameuse l'affaire CAMSWEM contre la SGBC pour montrer enfin que tout le monde dans notre société n’est pas pareil et n’est pas tombé sur la tête. Et si certains textes et gestes sauvages des agresseurs tendent lachement à me rétorquer que ces patriotes sont faux et vont contre la nature normale des choses ou leur marche naturelle ; alors admettons cela ; mais c’est qu’il y a aussi par nature certains hommes comme moi, le père Chonang et certains journalistes intellectuels de l’Effort Camerounais qui naissent engagés ; ils n’ont pas d’autre choix que de défendre les faibles (Mme NZEUKO et autres…) qui subissent « l’histoire » contre ceux qui font et défont par forfaitures expresses cette même histoire ; ils défendent alors les faits tels qu’ils sont, ni tristes, ni gais !
J’entend certains fossoyeurs comme votre agresseur vous dire que vous êtes entrain de vous griller en tant que prêtre. Ils voudraient vous demander : Où est ton problème dans cette affaire Camswem ? Est-ce ton affaire ? Mais alors, la condamnation de Dreyfus, était-ce l’affaire de Zola ? Le procès de Calas, était-ce l’affaire de Voltaire ? L’administration du Congo, était-ce l’affaire de Gide ? L’homosexualité au Cameroun, était-ce l’affaire de Mgr Tonye Mbakot ?

Quand j’étais jeune, le prêtre Blanc nous apprenait, pour la Confirmation, pendant deux ans après la première communion, et avant ladite Confirmation, que même créé libre par Dieu, l’homme n’est rien d’abord, il lui appartient de se faire bon ou mauvais selon qu’il assume sa liberté ou qu’il la renie ; bien et mal n’apparaisse que par delà la nature. c’est pourquoi on peut décrire la réalité quelle que soit les circonstances en toute impartialité. Il n’y a jamais lieu de s’en affliger ou de s’en offusquer, elle n’est ni triste, ni gaie, les faits sont les faits, rien de plus ; ce qui importe, c’est la manière dont l’homme dépasse sa situation. L’homme est seul souverain maître de son destin, si seulement il veut l’être ; voilà ce qu’affirme l’existentialisme., c’est bien là un optimisme. Si votre agresseur s’indigne du traitement déontologique de l’affaire … exactement comme l’on s’est indigné hier de la publication de la liste des homosexuels, ce n’est pas, comme certains osent le prétendre parce que le fait de publier est « déprimant à vomir », mais parce que l’homosexualité et le principe qui sous-tend l’affaire CAMSWEM ressortit à la morale de notre société et à la liberté révélée. Les homosexuels et les auteurs des forfaitures se sont choisis comme tels ; il ne dépendrait que d’eux d’être lucides et honnêtes, de répudier le mensonge derrière lequel ils s’abritent. Or l’idée d’une telle responsabilité semble effaroucher l’homosexuel et le corrompu de chez nous. Sous d’autres cieux, ils s’exibent dans les gay prides. A cette morale exigente, l’homosexuel du Cameroun semble préférer un pessimisme qui ne laisse d’espoir ni au jeune ni à l’homme. Mais aussi qui ne lui demande rien.
Si la morale du silence coupable et de l’antipatriotisme douillet est accueilli avec tant de faveur dans certains milieux, c’est que le désespoir qui s’y exprime possède le caractère douillet et confortable de l’anti- existentialisme, bien loin de la nouvelle forme de patriotisme que le Président de la République a réclamé le 10 Février 2006 dans son discours à la Jeunesse.
Dr.Christophe Takoudjou

Antoine de Padoue CHONANG


Cher lecteur,
Votre réaction nous a été un véritable baume au cœur !
En effet, dans ce combat titanesque pour l’intérêt général que nous menons, malheureusement seul, envers et contre tous, abandonné même par ceux-là dont la force de l’union eût conféré un écho surmultiplié à notre action pour plus d’efficacité - j’ai nommé les confrères journalistes, dont le principe cardinal semble être « No gombo, no action ! » - il est réconfortant de sentir à ses côtés la présence d’un ami invisible comme vous, et celle, non moins rassurante, de nombreux lecteurs sympathisants, dont les multiples appels téléphoniques sont venus nous consoler dans cette mauvaise passe, inévitable dans le métier à haut risque qu’est le nôtre, surtout si l’on veut servir la Vérité sans tergiversations ni compromissions, comme c’est notre devise à L’Effort camerounais.
Comme vous, nous n’avons aucun de doute, comme vous le dites de façon si poétique, que « (n) otre juste combat à L’Effort camerounais a l’assurance de la victoire puisqu’il a l’obstination des printemps ». Ce printemps, souhaité par tous les Camerounais, et relayé par d’augustes partenaires du Cameroun comme leurs Excellences les Ambassadeurs des Etats-Unis, de la France et du Canada, dont vous avez pu apprécier les souhaits pleins d’espoir à travers les interviews exclusives qu’ils ont bien voulu accorder à votre journal, s’est déjà levé, avec de nombreux signes forts donnés par S.E Paul BIYA, Président de la République, à travers des instances comme l’ANIF ou comme L’Opération Epervier, qui, même avec le plomb déjà attrapé dans l’aile, continue - et doit continuer - son petit bonhomme de chemin. Car, l’Ancien Séminariste perché à Etoudi sait bien que, d’après les Psaumes qu’il déclamait autrefois à gorge déployée au Séminaire, « l’âge d’un homme, c’est soixante-dix (qu’il a déjà largement dépassés !), et quatre-vingts pour les plus vigoureux » (Ps 89) ; et que, même si l’on peut aller au-delà de 100 ans - comme la maman du Cardinal TUMI qui en a aujourd’hui 109 (la veinarde !) - chacun de nous, au terme de son parcours terrestre, devra inévitablement un jour ou l’autre « rendre gorge » devant les Instances Suprêmes, où aucun avocat (du diable), aucun magouileur, aucun marabout, si puissant soit-il, ne sera plus d’aucun secours !
Mao-Tsé-Toung disait : « La victoire est au bout du fusil ! ». A L’Effort camerounais, nous disons : « La victoire est au bout de la Plume (du Verbe) ! ». Et tant qu’il plaira à Son Eminence le Cardinal Christian Wiyghansaï Shaagan TUMI de nous maintenir à ce poste, où il nous a appelé sans nous consulter, au point que nous lui avions demandé à l’époque sans ménagements s’il s’agissait là d’une « affectation disciplinaire » – ce à quoi il avait souri, avant de nous répondre dans un français aux charmantes consonances anglo-saxonnes : « Quand on vous affecte disciplinairement, on ne vous nomme pas ! C’est une promotion ! » - tant que, dis-je, nous serons maintenu à ce poste – que nous n’avons pas recherché, mais que nous assumons non comme un trophée, mais comme une croix, en essayant chaque jour davantage de le rentabiliser au maximum, au prix d’énormes sacrifices pour lesquels nous ne nous attendons nullement à être couvert de lauriers par les hommes, quelque objectifs soient-ils ( s’ils le font, tant mieux, sinon, tant pis ! ), mais par Dieu et Dieu Seul, qui SEUL sonde les reins et les cœurs, et rétribue chacun à sa juste mesure - nous ne cesserons un seul instant de manipuler, à temps et à contretemps, le bistouri de cette Plume incisive dans la puanteur de la plaie sociale, afin qu’éclate la Vérité dans toute sa splendeur, et que la Justice se manifeste, autant que faire se peut, dans toute sa plénitude, dans toutes les couches de la Société.
C’est là le sens du ministère par la plume qui nous a été confié à L’Effort camerounais, tâche à laquelle nous ne faillirons point, avec la grâce de Dieu et le secours de sa Divine Providence Tutélaire, ainsi qu’avec votre indéfectible soutien, et celui de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté où qu’ils se trouvent.
P.S : Cher lecteur, vous nous pardonnerez de n’avoir pas repris in extenso votre intervention, pour des raisons évidentes que vous - en tant que fidèle lecteur de L’Effort camerounais, et bien au fait de sa ligne éditoriale - vous maîtrisez parfaitement.

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