Communication du Littoral : Michèle Ebongue au perchoir
Père Antoine de Padoue Chonang
Dès que vous ouvrez la porte de la Cellule de Communication de la Commune Urbaine de Douala, c'est une silhouette virilement féminine qui, là, tout au fond, derrière un bureau anodin, vous dévisage avec des yeux espiègles et un sourire discrètement enjoué.
C'est la même que vous retrouverez tout à l'heure, confondue à la masse des journalistes, serrant une main par-ci, donnant une bise par-là, toute naturelle en somme, en dépit de sa fière allure de Grande Royale. Michèle Ebongue, puisqu'il s'agit d'elle, est depuis quelques jours la Déléguée Provinciale de la Communication pour le Littoral. Et pourtant, elle continue de comporter comme si de rien n'était. Posez-lui la question. Elle vous répondra avec un naturel désarmant : « Cette nomination ne change rien à ma nature ! ».
Peut-être est-elle encore trop jeune pour ces fonctions ? « Est-ce une question d'âge ? », vous rétorque-t-elle. Mais, a-t-elle conscience des responsabilités qui lui incombent désormais ? « Bien évidemment ! », répond-elle avec une voix devenue subitement grave. Et pour cause ! Ce n'est pas à une néophyte que viennent d'être confiées les rênes de la Communication dans le Littoral. A 35 ans révolus, Michèle Ebongue est une journaliste chevronnée qui, sortie de l'Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ESSTIC) en 1999, a roulé sa bosse, d'abord au Ministère de la Communication, à la direction des actions médiatiques et à la division des technologies de la communication, avant d'atterrir à Douala à la CUD où, depuis quelque temps, elle exerçait à titre intérimaire les fonctions de chef de division de la communication, de la coopération et de la traduction. Et comment compte-t-elle les assumer ?
« Je n'ai pas de remède-miracle », avoue-t-elle humblement, « mais, continue-t-elle, je vais surtout m'atteler à écouter, à comprendre, à établir les contacts directs, personnels, avec tous les journalistes et professionnels des médias de mon territoire de commandement. Ensemble, nous serons forts. Nous réussirons si tous ensemble, nous regardons dans la même direction. C'est un travail de collégialité. » En cela, elle est à bonne école : celle du Délégué du Gouvernement, Fritz Ntone Ntone qu'elle continue de servir avec déférence, et dont le terme « collégialité » est le maître mot dans son ambition de transformer la poubelle qu'est Douala en ce moment en une cité de rêve. En sera-t-il de même de la faune grouillant de toutes sortes d'espèces atypiques qu'est la scène médiatique chez nous ? Wait and see ! En attendant, bon vent la poupe, madame la Déléguée Provinciale !




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